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Takalir, le journal de l'Eurojam
 
 

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  Le journal de l’Eurojam du 10 août      
 

TAKALIR n° 33
Le petit journal des grands rassemblements


L
’Eurojam est-il terminé ?… Non !

L’Eurojam touche désormais à sa fin. Encore quelques activités, quelques échanges d’adresses, une poignée de main gauche pour dire au revoir à un nouvel ami connu dans ces jours inoubliables, et bientôt nous rentrerons tous chez nous… « Faut-il nous quitter sans espoir ? », comme le dit notre chanson. Non ! Car l’Eurojam continue !

Il continue dans nos cœurs, dans nos souvenirs de ces belles journées passées sous le ciel bleu de Pologne. L’Eurojam continue dans ce que nous avons été capables de donner, dans les échanges que nous avons eus avec tant de frères et de sœurs rencontrées ici, venus de tous les coins d’Europe et du Canada. L’Eurojam continue dans nos troupes et dans nos compagnies, dans les semaines à venir, à la rentrée, avec son esprit de fraternité, d’accueil et de partage. L’Eurojam continue dans nos prières. Car désormais nous savons bien que nous ne sommes pas seuls mais que des milliers de jeunes de toute l’Europe et du Canada sont engagés comme nous au service du Christ, de l’Église et du prochain.

Attilio GRIECO, Président de l’Union internationale des guides et scouts d’Europe.

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Reportage

Cérémonie de clôture : relever le goût du monde !

L’Eurojam s’est terminé par un rassemblement général et une messe commune sur le thème du « sel de la terre ». Un véritable envoi à goûter et réhausser la saveur d’une société qui pourrait nous paraître fade sans idéal…

Zelazko, 11 août 2003, 15h00. La paisible prairie du mât central qui, le matin encore, s’étendait vide et paisible au soleil, est tout d’un coup envahie par une marée d’uniformes bleus et beiges. Les scouts arrivent du haut de la colline, en rang par quatre, Baussant claquant au vent en tête de chaque unité. Les guides les rejoignent par le chemin du bas, sourire aux lèvres et saluts sonores, pour se ranger à droite de l’autel. Bientôt, avec les derniers arrivés de cette semaine extraordinaire, ils sont 9200 à saluer les couleurs des différentes nations rassemblées, qui se baissent pour la dernière fois sur le camp international. Le drapeau du mouvement, lui, continuera de flotter sur la messe qui va suivre.

C’est effectivement la célébration de l’Eucharistie qui rassemble pour la dernière fois tous les guides et scouts, avec leurs chefs et les équipes de service. Quel symbole que de terminer cet Eurojam par une messe en latin, langue universelle de l’Église catholique ! Car c’est bien en tant que fils et filles d’une Europe chrétienne qu’ils sont là, partageant la même foi qui fait accepter les différences pour se retrouver autour de l’essentiel. À les contempler, on ne peut s’empêcher de penser que tous ces jeunes seront la « génération active » de l’Europe en évolution. Une Europe qu’ils auront vue s’incarner, prendre voix, formes et couleurs pendant ce temps de fraternité.

Si un silence intense et impressionnant a régné pendant la messe, une onde de cris, bruits, chants, bans, rires et saluts secoue la prairie. Les scouts montent à l’assaut du mât pour en emporter une parcelle, d’où ils sont rapidement délogés pour que le Baussant soit enfin baissé. Une fois ce dernier replié, quand l’ « Ad mariam » a été lancé, l’Eurojam est réellement terminé. Alors, dans toutes les langues, est entonné le chant de la promesse. En rappel de toutes les promesses individuelles qui nous ont rassemblées à Zelazko pour une semaine de scoutisme européen, jusqu’à cette cérémonie finale qui nous envoie en mission. Mais avant de quitter le lieu de camp qui va revenir aux habitants du village, chaque guide ou scout reçoit un morceau de sel gemme, extrait des mines de Wieliczka en activité depuis le Moyen-Âge… Parce que « nous sommes le sel de la terre et les sentinelles du matin ! »

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Rencontre

Du campisme hors du commun

Des guides venues de l’autre côté de l’Atlantique nous racontent leurs camps, qui sont particulièrement éprouvants en hiver au Canada.

Chaque année, la 6e Cousteau part pour un camp de trois jours, une vraie expédition… Elle commence naturellement par les installations. Oui, mais c’est autre chose qu’en France ! Avec de la neige jusqu’aux hanches, une tente surélevée ne suffit pas : il faut bâtir une hutte de neige de six pieds de hauteur appelée « quin-zee » et attendre que la neige durcisse… Ou bien édifier une hutte de bois avec des murs de neige, des branches de sapins, des bâches d’aluminium, comme un apentis. À terme, ces constructions sont bien plus difficiles à détruire qu’à construire, à cause du gel qui les solidifie. Avec deux sacs de couchages, des affaires sèches et chaudes, une gourde d’eau bouillante, des murs épais, on peut atteindre 0°C à l’intérieur quand il fait - 20°C dehors. La température moyenne descend parfois jusqu’à - 35°C.

Côté cuisine, un chalet près du camp évite les repas trop longs car il faut déjà creuser et faire fondre la neige avant de penser à allumer un feu avec du bois mouillé. Souvent, un cuistot spécial vient préparer le menu pour ne pas perdre de temps et pour prévoir un repas chaud même si frugal. Pour se déplacer, les raquettes ou la luge sont les moyens de transport courants à cette époque de l’année. Et pour vivre dans la nature en cette saison glaciale, le matériel à emporter est important et encombrant : il faut changer de vêtements très souvent en vérifiant qu’ils ne sont pas humides. Il convient donc d’emmener des pulls, des pantalons, des chandails, des mitaines, de grosses bottes, des combinaisons à profusion pour garder une température corporelle correcte. Des pioches et de l’eau sont également à prévoir. Et toute la nourriture est suspendue à cause des lièvres, des renards et surtout des ratons-laveurs affamés. Attirés par l’odeur, ceux-ci ouvrent les sacs, se régalent de dentifrice et des pots de pâte-à-tartiner apportés par les éclaireuses !

De fait, un camp en hiver au Canada ne s’improvise pas. Pour ces activités spécifiques, qui ressemblent à celles de l’été mais se passent dans la neige, il faut être très énergique. Les guides s’entraînent ainsi à ne pas rester immobiles, pour garder une bonne santé sans se refroidir. Une fois par semaine, les nouvelles sont formées et apprennent les mille et unes précautions vitales à cultiver dans ces conditions extrêmes. Elles doivent même préparer un brevet « inuit ». On comprend alors E., qui, ayant déjà participé à plusieurs camps en hiver comme en été au Canada, remarque : « Pour nous, cet Eurojam en Pologne est facile et agréable… Sans ratons-laveurs, sans maringouins (des moustiques agressifs que l’on trouve en été), il est beaucoup moins épuisant ! »

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En service

Les équipières pilotes de bivouac

Des guides-aînées ont choisi de servir leurs petites sœurs et les cheftaines d’un bivouac. Issues des feux de la province Picardie-Artois-Flandres, des pilotes du bivouac « Tour de David » expliquent les raisons de leur présence à l’Eurojam.

Savez-vous à quoi nous servons, nous, les équipières pilotes réparties dans les différents bivouacs ? Non pas à nous faire bronzer sous le soleil polonais ni à courir de place en place pour faire le tour de nos nombreuses relations présentes à l’Eurojam ! Notre présence dans un bivouac a pour but d’y assurer le lien entre les cheftaines et les compagnies, de répondre à leurs questions et de faire circuler correctement les informations.

Nous sommes d’abord ici pour soutenir (avec le sourire « louveteau - modèle soigné - création FSE ») la maîtrise du bivouac. Car intendante, secouriste, « foulard vert » et cheftaine ont déjà un service très prenant qui ne leur permet pas de faire la cuisine ou les installs…

Mais nous sommes aussi au service des compagnies sélectionnées, en assurant par exemple la dure tâche de « dames pipi »… Petit appel pour les guides : Merci de laisser les toilettes comme vous aimeriez les trouver en arrivant !

Enfin, il est nécessaire que les idées circulent bien au sein de la maîtrise. Nous avons ainsi vérifié que tout le monde comptait bien le même nombre de briques de lait, soit… 745 !

Pour faciliter le déroulement du camp à chacune, nous devons donc être très soudées avec la maîtrise, surtout dans les moments un peu plus difficiles. Pour nous, pilotes, cela nécessite de savoir prendre seules des initiatives et de nous compléter mutuellement. Mais ne croyez pas que ce service soit trop ardu, car tous les problèmes à régler ne sont rien par rapport à la joie d’être ici et à l’honneur d’avoir été sollicitées pour rendre service à Zelazko !

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 Programme
   
Dimanche 10 août

Démontage et rangement.
Cérémonie de clôture et messe à 16h au mât central.
Départ en car anticipé des Français dans la soirée.
 


 Le point spi’
 


« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi salera-t-on ? »

Nous, scouts et guides, savons combien un plat de pâtes dont on a oublié de saler l’eau de cuisson peut être difficile à avaler. Car le sel est nécessaire pour relever les saveurs de notre cuisine. Saler des mets naturellement sucrés peut même s’avérer très conseillé : à titre d’exemple, une pointe de sel rend au melon tout son goût sucré.

Quand Jésus nous dit : « Vous êtes le sel de la terre », il nous donne notre mission de chrétiens au milieu du monde. Il nous envoie à tout homme pour « donner du goût à sa vie ». Il nous envoie à tout homme pour lui révéler le sens profond de sa vie en lui annonçant la Bonne Nouvelle du salut en paroles et en actes.

De même que le goût du melon est relevé par le sel, de même la parole de Dieu met en lumière ce qui est caché au cœur de tant d’hommes : nous sommes faits pour Dieu, pour le louer éternellement.

Le sel est fait pour être associé à un aliment et pour en relever la saveur. Par lui-même, il n’est bon à rien. Pareillement, nous, chrétiens, sommes faits pour les autres ; pour aider notre prochain à donner du goût, du sens à sa vie.

La fraternité scoute est une bonne école pour cela. Profitons-en !

Père Gaël REHAULT


 Le bon mot
 
C’est maintenant que tout commence vraiment. Nous allons repartir ce soir la tête pleine de souvenirs, les yeux pleins d’images et les oreilles pleines de consonances étrangères. Mais surtout, nous rentrons chez nous le cœur débordant d’amour. Cet amour que nous avons donné et reçu. C’est maintenant que tout commence, parce qu’il serait dommage que l’amour que nous avons partagé soit stéril. C’est maintenant que tout commence, parce qu’en rentrant nous allons permettre à ceux qui ne sont pas venus de vivre avec nous sur la lancée de l’Eurojam. Si nous repartons de l’Eurojam gonflés d’amour, si nous continuons à aimer, alors la cérémonie de clôture ne marquera que la fin du camp et l’Eurojam continuera dans le coeur de chacun.

Un conseiller religieux, à propos du départ.
 


 Le chiffre du jour
 


130

C’est le nombre d’unités françaises qui remballent leurs affaires et embarquent vers la France aujourd’hui.


 Le bêtisier
 


Des guides croisent un louvetier en service dans le sous-camp des filles :

- Oh ! Un routier qui s’est déguisé avec une chemise bleue pour entrer chez les guides !…
 


 À venir
 


DEMAIN

Suite du trajet en car des Français. Départ des scouts et guides d’autres nationalités.
Rangement et départ des équipes de service.
 


 Les photos
   
Les photos seront publiées prochaînement.
 
 
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