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TAKALIR
n°
25
Le petit journal des grands rassemblements
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« Ils arrivent ! Elles sont là
! » Ça y est, les premières unités
ont gagné le camp ! Toute la nuit et toute la journée,
la valse des tracteurs a acheminé les sacs depuis les
cars jusqu’aux bivouacs. Les aîné(e)s,
concentrés malgré la fatigue d’une semaine
de service, donnent un dernier coup de collier pour fignoler
les installations communes, répéter les différents
scénarios prévus pour accueillir et guider leurs
petits frères et sœurs. Ceux-ci débarquent
à la chaîne, exténués par l’attente
aux frontières mais soulagés de découvrir
un si beau lieu de camp. Ils sont désormais sur place
: tout peut commencer !
Takalir, le petit journal
réalisé sur le terrain par une équipe
d’aînés, suit les grands rassemblements
depuis sa création en 1994. Journées nationales,
pèlerinages de la Toussaint : il vous a tout relaté
avec les moyens du bord. Cette année, il vous offre
un aperçu quotidien de l’Eurojam via le site
national… C’est parti : Duc in altum
!
Cl.LENGELLÉ,
coordinatrice des équipes Communication.
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Reportage
L’arrivée des Castors
2
août, 6h30 le matin. La moitié de la patrouille des
Castors de la 1ère Bordeaux arrive à Zelazko.
Les scouts sont partis le 31 juillet vers 1h du
matin. À la frontière polonaise, il y avait quelques
problèmes. Certains scouts de la 3e Bordeaux avaient oublié
leur carte d’identité ou avaient juste un copie, ce
qui n’est pas valable pour passer avec un passeport collectif
à la frontière.
H. , le CP des Castors, attend encore quatre
autres patrouillards. Mais ses garçons ont commencé
à s’installer. Ils ont le droit d’utiliser cent
mètres de bois. Ils veulent réaliser les constructions
les plus importantes : une table, un vaisselier et un coin-toilettes.
Ils n’ont qu’une journée pour les édifier.
Peut-être qu’ils travailleront pendant la nuit.
Les patrouillards n’ont pas vraiment préparé
l’Eurojam, parce qu’ils n’avaient pas reçu
beaucoup d’informations. En revanche, ils ont vendu des gateaux
et ils ont fait de l’ensachage dans des magasins. Comme ça,
les parents n’ont dù payer qu’un tiers du montant
prévu.
Comme H. vient de lancer sa patrouille cette
année, il participe à l’Eurojam pour que ses
patrouillards puissent vivre le scoutisme de meilleure façon
et qu’ils aient envie de continuer l’an prochain. Sa
seule attente : que ses gars soient contents à la fin du
rassemblement.

Rencontre
Une organisation champion
Ce vendredi, nous avons rencontré
Jacques Mougenot et Jeanne Taillefer à l’heure de la
sieste. Jacques est le responsable de la préparation de l’Eurojam
pour la France ; quant à Jeanne, elle s’occupe
des relations internationales pour l’AGSE. Grâce à
notre entretien avec ces « grands chefs », nous en avons
appris plus sur l’organisation de l’accueil des guides
et des scouts.
Les différents pays ont un ordre d’arrivée
bien précis. Les moyens d’accès en Pologne sont
divers : avion, train, car et même... vélo !!!
Mais tout le monde, pour des raisons pratiques, rejoint le village
en car. Une fois passée la frontière, la route est
balisée pour faciliter l’accès à la commune.
Une fois descendues du car, les unités se repèrent
grâce à des flèches aux couleurs de leurs bivouacs.
Les premières unités sont arrivées dès
jeudi après-midi et les dernières arriveront dimanche
matin. Une vingtaine de personnes est chargée de gérer
l’accueil à la descente des cars. Le but est d’orienter
les unités sur leurs bivouacs. Ils ont pour autre rôle
de rediriger les chauffeurs de car pour éviter les encombrements
dans le village, celui-ci étant en sens unique pour l’occasion.
Sur place, tout se passe très bien depuis le début.
Aucun incident n’est a déplorer. Selon Jacques Mougenot,
« l’organisation polonaise s’avère
remarquable, le travail est extraordinaire et impeccable. Ils ont
une équipe jeune et très motivée et sont à
prendre en exemple ». Autant dire que Jacques et
Jeanne gardent l’esprit serein et confiant.
Nous avons aussi eu l’occasion de rencontrer
Rosario Barone, responsable de la préparation pour l’Italie.
Quatre trains ont été affrétés. Ils
viennent de Rome, Trevise, Milan et du sud du pays. Le matériel
est arrivé par camion. Rosario souligne la patience des habitants
de Zelazko, qu’il trouve très efficaces ! Toutes les
unités italiennes sont arrivées en deux heures. Une
« patrouille logistique », composée
de routiers, s’occupait de l’accueil. « J’étais
inquiet au début, mais tout se passe bien même si j’attends
encore l’arrivée de camions de matériel »,
nous a confié l’italien.
En service
Veillée d’ouverture : les Feux mettent
le feu
Les feux de Nantes et des Yvelines
offrent une grande veillée d’accueil aux guides débarquées
ce jour des cars.
Les pilotes ont commencé à travailler
cette veillée mardi
après-midi. Le fil rouge, le nombre de chants et de numéros
ont été fixés par l’équipe expression
éclaireuses, la Cadence, avant le départ, sous la
direction de Carine.
À partir de l’idée générale,
les pilotes ont créé les décors et les déguisements.
Elles se sont occupées des mises en scènes : chorégraphie,
chœur parlé, mimes, etc.
Aujourd’hui, tout est presque prêt,
le matériel de sonorisation a été installé
avec l’aide de Virginie, de l’équipe technique
nationale Son, et tout est au point pour la répétition
générale, « même s’il faut ce
soir tout désinstaller pour tout remettre demain »,
explique une guide-aînée.
Le thème, qui est celui du camp (Duc
in altum : « Avance au large ») leur a tout de
suite plu. « Cela va permettre à chaque guide de
rentrer directement dans l’esprit de l’Eurojam. En plus,
nous habitons Nantes et le thème qui porte sur la mer, avec
sa force, son intensité, nous touche particulièrement
», s’enthousiasme une guide-aînée.
« Moi, ce que je préfère,
ce sont les crabes, avec leur déguisements : ils sont superbes
! », s’exclame une autre.
La rentrée de chaque pilote déguisée
(vague, algue, poissons, etc.) se fait au fur et à mesure,
jusqu’au final, un tableau vivant. Les flûtes traversières,
au nombre de trois, jouèrent sur la totalité de la
veillée.
Et quand on leur demande ce qu’elles ressentent
à animer l’ouverture d’un tel rassemblement,
les aînées répondent fièrement : «
On fait un parallèle avec ce que l’on a vécu
à notre pèlerinage de la Toussaint à Rocamadour
: là-bas, c’était super. On a assisté
au top des veillées FSE. On n’aurait jamais pensé
arriver à ce niveau de compétences. Et maintenant,
c’est à notre tour d’être sur scène...
et en plus devant 1500 guides. Pfiuuu ! »

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| Programme |
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Le
2 août
Arrivée, accueil, installation.
16h : Grande veillée-surprise pour les guides.
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| Le point spi’ |
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La tradition
L’Évangile (Mt 13,54-58) montre Jésus
arrivant dans son pays. Les gens se disent: «
Il connaît nos règles: donnons-lui
la parole. » Mais Jésus n’est
pas fixé sur leurs modes, leur cadre fait de
règles humaines. Celui-ci peut se résumer
à un « Fais comme tout le monde »,
qui l’empêche en fait de s’exprimer.
Jésus s’inscrit dans la vraie tradition,
celle des prophètes qui l’annoncent en
Vérité.
De même, les gens qui nous voient passer dans
notre uniforme peuvent penser que nous sommes noyés
dans une tradition figée puisque nous avons tous
le même « tailleur ». Mais ne
nous trompons pas : ce signe extérieur correspond
à notre unité profonde et sincère
dans le Christ qui vivifie tout notre être. Nous
ne sommes pas attachés à une mode incertaine
ni à une pensée unique mais savons reconnaître
ce qui nous a été transmis, ce qui animait
les fondateurs du mouvement et venait du Christ. Nous
prenons nos responsabilités librement, en vivant
du Christ qui nous guide loin de tout formalisme.
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| Le bon mot |
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- Avez-vous vu mon mi-bois ? C’est
le premier de ma vie ! (...) Je ne suis pas là
pour faire de la parlotte mais pour accueillir les guides
dans un camp organisé et harmonieux. Marie-Noelle
COEVOET, commissaire générale guide, en
train de réaliser la table du PC des guides françaises.
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| Le chiffre du jour |
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12 750 C’est
le nombre de saucisses que les scouts et les guides
français mangeront un jour pendant l’Eurojam.
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| Le bêtisier |
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Histoire « bête
» - « Ouf ! Ici, il n’y
a pas de ratons-laveurs ! », s’exclame
une pilote canadienne.
- « Pourquoi tu dis ça ? »,
demande une française.
- « Parce que chez nous, la nuit, ils ouvrent
les pots de pâte à tartiner et les tubes
de dentifrice pour les dévorer. On est obligées
d’accrocher toute notre intendance dans les arbres…
»
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