TAKALIR
n°
28
Le petit journal des grands rassemblements
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«
Expeditio » ! Une découverte
de la Pologne par deux patrouilles jumelées : langues
différentes, pays différents mais une même
envie de communiquer (on parle avec les mains…), de
découvrir les autres, de rentrer de plein pied (sur
les chemins polonais) dans « l’aventure sans
frontières » vécue sur le terrain
de l’Eurojam.
L’attente est quelquefois un peu longue sur la «
place Sevin » mais on chante en toutes langues, on fait
connaissance, on prépare le programme de la journée,
on teste les denrées embarquées pour « survivre »
durant cette journée extraordinaire.
Au retour, la fraternité est visible. Au camp, il faut
se séparer pour rejoindre son bivouac mais c’est
pour peu de temps : rendez-vous à la veillée
!
Marie-Noëlle COEVOET, Commissaire
générale guide.
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Reportage
« CERTAMEN » : des grands jeux
variés, un entrain unanime
Une
partie des compagnies s’est donné rendez-vous lundi
4 août dans l’après-midi pour participer à
l’activité jumelée du « Certamen ».
Récit de ce moment ludique dans sa version guide…
Les éclaireuses ont retrouvé leurs
homologues étrangères autour d’un grand programme
de jeux typiquement scouts : course d’orientation, postes
techniques, observation de la nature, par exemple. Les guides ont
apprécié ce moment d’amitié et de fraternité
qui augure d’un bel Eurojam. Beaucoup de compagnies se sont
croisées même si quelques groupes ont eu du mal à
trouver leur point de ralliement car il y avait près de mille
guides dans les forêts de Zelazko.
La
2e Vaucresson-Garches, jumelée avec une compagnie italienne,
sillonne ainsi les chemins creux à travers des jeux à
ateliers où des équipes mixtes dotées de noms
d’animaux, maquillées et fortes d’un cri d’équipe,
vont partir en chasse contre les autres patrouilles.
D’autres thèmes ont remporté
un certain succès. Une compagnie française renforcée
de Polonaises se voit envoyée en voyage par un « père
de famille » qui souhaite que ses enfants découvrent
l’Europe à travers ses spécialités culinaires.
La compagnie de Laval, elle, s’essaie à du secourisme
pour soigner les victimes d’un terrible accident d’avion
mimé par la maîtrise. Ou encore, une compagnie lyonnaise
rencontre d’autres Polonaises pour une superbe prise de drapeaux
! Enfin, la 2ème Annecy a suivi, avec des sœurs italiennes,
les traces de trois grands patrons de l’Europe : saint Benoîit,
saint Cyrille et saint Méthode.
On comprend pourquoi bans, cris d’encouragements
et rires montaient du camp aujourd’hui !

Rencontre
Mise au vert
Vous
les voyez s’agiter dans les bivouacs, courir de tente en tente,
partir à la recherche d’une patrouille et parfois oser
une petite remarque pédagogique… Ce sont les « Foulards
verts ». Mais qui sont donc ces cheftaines et que font-elles
à l’Eurojam ?
Les « Foulards verts » sont
des guides-aînées ayant répondu à l’invitation
du mouvement pour suivre un camp national de 3e degré en
vue d’approfondir la pédagogie des éclaireuses.
Ce camp d’une semaine leur a permis de comprendre plus avant
la Charte
du scoutisme européen, les autres textes fondateurs et
surtout l’esprit de la branche verte. Ces « scoutmestres »,
souvent dotées d’une longue expérience de la
vie en compagnie, forment les cheftaines d’unités et
leurs transmettent les ficelles de la pédagogie guide. Pour
l’Eurojam, la commissaire nationale a souhaité que
chaque bivouac compte un Foulard vert dans sa maîtrise. Sophie
M. est l’une d’entre elles…
Arrivée chez les guides en 1990, Sophie
est devenue cheftaine assistante auprès de louvettes en 1998.
La branche verte l’a retrouvée deux ans plus tard en
tant qu’assistante dans une compagnie puis cheftaine d’unité.
Elle est aujourd’hui ACPrE (Assistante du commissaire de province
pour les éclaireuses) en Aquitaine. En ce moment, elle se
trouve surtout à Zelazko au bivouac « Vierge Fidèle ».
Entre deux missions, elle se pose et répond aux questions
de Takalir.
• Sophie, quel est le rôle du Foulard vert
lors de ce camp ?
Nous n’avons pas un rôle habituel
mais de toute façon cet Eurojam est un événement
extraordinaire ! Ici, le Foulard vert assiste le chef de bivouac
en ce qui concerne la pédagogie éclaireuses. Nous
lui permettons de ne pas courir partout et de se décharger
un peu des occupations de la journée. Car il s’en passe,
des choses, sur un bivouac : il faut répondre aux questions
des maîtrises sur place, résoudre les mille et un petits
problèmes de la vie quotidienne qui se posent quand on vit
sous la tente. Nous avons aussi un rôle de conseil dans le
gouvernement du bivouac.
• Qu’apportes-tu aux guides ?
C’est difficile à dire… Je
pense être là pour partager, leur faire part de mon
expérience, si elles le désirent. Les conseiller le
mieux possible, sans pour autant prendre la place de leurs cheftaines
d’unité.
• Les unités ont-elles des dossiers de camp
spéciaux pour l’Eurojam ?
Oui, ils ont été édités
pour l’occasion. Sans s’assimiler aux documents habituels,
ils y ressemblent beaucoup. Les cheftaines ont ainsi pu bâtir
un projet de camp spécifique à l’unité,
avec des objectifs propre à la progression de la compagnie.
Car même en Eurojam, nous devons garder à l’esprit
que les camps sont faits pour former et éduquer les guides.
Ce n’est pas qu’une grande réunion. Il faut qu’elles
en tirent quelque chose ! Et c’est bien la cheftaine qui reste
la plus à même de savoir ce dont ses guides ont besoin
pour grandir. C’est pour cela que nous avons réservé
à la cheftaine quelques plages horaires de « temps
libre » dans le programme général : elle
y décide elle-même des activités qui conviennent
le mieux à ses jeunes.
En service
OHP : « Organisation Hautement Performante »
À l’Eurojam, la répartition
des services dans le camp des filles est assurée par une
guide-aînée polonaise, Alexandra K., connue de toutes
sous le diminutif de « Ola ».
• Ola, quel est ton cursus scout ?
J’avais
déjà une certaine expérience du scoutisme dans
un autre mouvement avant d’entrer aux « Zawisza
» (la branche polonaise de l’UIGSE), il y a six ans.
Je suis alors devenue cheftaine de compagnie à Varsovie,
où j’ai progressé jusqu’à prendre
la fonction de Commissaire nationale feu à 26 ans.
• Quel est ton service pendant cet Eurojam ?
Je suis responsable de l’ensemble des services
tels que la logistique, l’infirmerie, le service d’ordre
ou l’approvisionnement pour le camp des guides. J’aide
ainsi mon époux, Marcin, qui s’occupe de l’organisation
générale des services à l’Eurojam. J’ai
donc aussi pour tâche plus particulière de répartir
les guides-aînées selon les besoins des différents
bivouacs.
• Depuis quand prépares-tu l’Eurojam
?
J’ai débuté les préparatifs
en octobre 2002, en contactant les cheftaines de feu polonaises
et étrangères afin de connaître le nombre de
guides-aînées disponibles pour l’Eurojam. Je
me suis ensuite renseignée sur les besoins des différents
sous-camps pour répartir les renforts d’équipières
pilotes.
• Quelles sont les principales difficultés auquelles
tu as eu affaire ?
En plus des quelques problèmes quotidiens
liés à l’organisation générale
des activités, la principale difficulté a été
de trouver des informations fiables car ces dernières variaient
souvent. Mais nous avons pour l’instant réussi à
tout régler.
• Ce service t’a-t-il apporté quelque
chose ?
Oui, bien sûr. J’ai tout d’abord
pu faire la connaissance de nombreuses guides-aînées
polonaises, mais aussi étrangères, avec lesquelles
je travaille. Cette responsabilité m’a également
permis d’apprendre à mieux m’organiser et d’acquérir
ainsi une expérience unique.

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