TAKALIR
n°
31
Le petit journal des grands rassemblements
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Quelle belle journée de rencontres et d’échanges,
quelle joie sur tous les visages ! Invitée à
déjeuner par la maîtrise de la 2e Augoulême-Cognac,
j’ai pu passer un bon moment avec toute la compagnie.
Ensuite, j’ai visité presque toutes les associations
guides !
Les Russes en costume régional
dansent, les Bulgares chantent, les Italiennes et les Françaises
cherchent des autographes et des sceaux, ainsi que les Belges,
les Tchèques, les Allemandes et toutes les autres…
Quand on est guide, c’est facile de se retrouver !
Comme disent les guides
:« enfin du temps, de la liberté de mouvement,
des rencontres de tout horizon ». Les libellus
sont beaux, personnalisés aux couleurs des patrouilles
et du pays, tout s’échange : les foulards confectionnés
pour l’occasion, les dizainiers, les tampons, les adresses,
les signatures. L’enthousiasme est partout. La fraternité
n’est pas un vain mot !
Pierrette Givelet,
Commissaire fédérale de l’Union Internationale
des Guides et Scouts d’Europe.
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Reportage
Dies Communionis
Nous sommes vendredi 8 août.
Après un matin « temps libre » durant lequel
les maîtrises des unités ont pu prendre l’initiative
d’organiser des activités, nous rencontrons la patrouille
du Grizzly de la 7e Bruxelles (association belge).
Les patrouillards sont en train de visiter les
coins de patrouille de la 1ère Landerneau. Ils nous racontent
que le but de l’activité Dies Communionis
est d’établir des contacts avec des troupes étrangères.
Le Grizzly visite les patrouilles étrangères entre
14h et 16h. De 16h à 18h, ils accueillent les patrouilles
dans leur coin de patrouille. Ils ont visité quelques unités,
dont la 1ère Lyon (parce qu’ils ont mangé avec
pendant le Convivium), la
3e Saint-Maurice (parce qu’ils ont participé à
l’Artis avec eux) et la 1ère Saint-Georges-de-Reims
qu’ils ont rencontrée par hasard. Le Grizzly est quelque
part déçu de voir partout les mêmes installations.
En revanche, il y a des troupes dans le camp français qui
ont édifié des installations selon un thème
: par exemple un château ou un bateau. Le Grizzly a ainsi
visité les maquettes que les unités scoutes françaises
ont réalisée. Les patrouillards belges ont surtout
aimé le château construit avec des pinces à
linge.
Les organisateurs de l’Eurojam ont demandé
d’emporter des tampons personnels de la patrouille. Cela permet
aux scouts de les rassembler dans un petit carnet. Devant quelques
coins de patrouille, il y a même un petit magasin avec des
souvenirs que les scouts emportent chez eux. Le but est de les échanger.
Malheureusement, certains scouts considèrent leurs chapeaux
ou leurs bérets aussi comme des souvenirs, ce qui énerve
un peu les commissaires !

Rencontre
Interview d’Antoinette Czarnecka, interprète
franco-polonaise des ETN Communication
• Bonjour Antoinette, peux-tu te présenter
rapidement ?
Je m’appelle Antoinette Czarnecka, j’ai
18 ans. Je suis chez les Guides d’Europe depuis 6 ans, j’ai
fait 5 ans de guides à la 26e Paris, puis 1 an de guides-aînées
au feu Notre-Dame de Paris où je suis toujours. Je parle
deux langues couramment, le français et le polonais.
• Comment es-tu rentrée dans les équipes
techniques nationales de communication ?
Je suis allé avec mon feu à un week-end
de formation aux techniques de communication organisé par
ces ETN. J’ai trouvé cela très intéressant
et très bien organisé. Je me suis fait contacter par
des responsables des ETN Com’ (Claire et Nicolas) pour partir
en Pologne pour l’Eurojam comme interprète. Je m’intéressais
déjà à l’interprétariat avec la
progression pilote mais je ne connaissais pas les ETN.
• Comment voyais-tu le feu de ta compagnie ?
À la compagnie, nous avions une image assez
médiocre du feu. Ma sœur qui est directement rentrée
au feu a beaucoup aimé, nous avons eu quelques activités
communes pour nous faire découvrir la branche rouge.
• Quelle est ta fonction actuelle au sein des ETN
Com’ ?
Je suis interprète, j’aide les ETN
dans la communication pour l’Eurojam. Je travaille également
pour le « Daily Zelasko » où je fais
des traductions d’articles polonais, des corrections stylistiques
et quelques articles, bref un vrai travail de journaliste. Au journal,
je travaille avec les équipiers de la Plume (ETN Journalisme)
Vincent, Camille et Clémence, mais je fais partie de l’équipe
technique nationale relations publiques en tant qu’ambassadrice.
• Comment vis-tu ton statut d’interprète
franco-polonais pour l’Eurojam avec les scouts Français
?
Je trouve cela super, l’Eurojam permet
de réunir mes deux moitiés, je travaille avec des
Français et des Polonais. Je suis comme un poisson dans l’eau.
J’apprécie réellement ces moments car cela me
permet de compléter ma double origine.
• As-tu conscience de participer à la nouvelle
évangélisation voulue par Jean-Paul II en travaillant
dans une ETN de communication ?
Oui, mais en même temps, il faut participer
à cette construction tout le temps. Tout le monde est appelé
à cela, mais l’ETN est un canal supplémentaire
dans la mesure où l’on travaille pour les autres dans
un service entièrement désintéressé.
• Peux-tu nous parler de l’ambiance de l’ETN
Com’ ?
Il y a une super ambiance, on rit très
souvent même si on a beaucoup de travail. Je ne connais pas
les ETN depuis très longtemps, mais ce que j’en ai
vu m’a convaincu de la nécessité et de l’importance
du travail qu’elles réalisent, et m’a donné
envie de m’investir et de continuer dans cette voie. Ceux
qui continuent le service dans les ETN ne sont pas là par
hasard, tout le monde est réellement motivé. Rendre
service dans la joie et dans la très bonne humeur est une
véritable source de satisfaction.
En service
Un bain de jeunesse
Le père Serge-Thomas Bonino est dominicain
à Toulouse, il est aussi conseiller religieux d’une
compagnie locale. Lui aussi a décidé de partir à
l’aventure, il a donc, en toute logique, participé
à l’Eurojam !
Le père s’est d’abord consacré
à la préparation de l’événement
dès la rentrée dernière, avec la maîtrise
du bivouac dans lequel il est en service. Il a aussi participé
à la préparation de la compagnie dont il est le conseiller
religieux. On peut lire sur son visage la joie d’être
présent, malgré la fatigue accumulée depuis
les dix derniers jours. Pour lui, l’Eurojam est « un
temps exceptionnel pour les jeunes dans une rencontre avec le Christ.
Le fait de rencontrer Jésus se manifeste à travers
des sacrements tels que l’Eucharistie ou le Pardon, mais aussi
à travers l’exemple des chefs et cheftaines. L’Eurojam,
c’est vivre la charité chrétienne au concret
» à travers des temps de formation aussi. Pour le père,
ces dix jours sont aussi un bain de jeunesse, de fraternité
chrétienne dépassant les frontières et qui
portera ses fruits sans devenir un feu de paille : « ce
camp est une joie sans fin ». Quant au pèlerinage,
il pense que les jeunes se sont trouvés face à l’âme
de la Pologne, ce fut un partage avec l’identité des
Polonais. Malgré sa joie et son rayonnement, notre dominicain
ne partait pas sans crainte, il se méfiait de la fatigue
physique que de telles activités pouvaient engendrer. Il
partait aussi à l’aventure en avouant ne pas savoir
vraiment dans quoi il se jetait. Dans tous les cas, le père
Serge-Thomas ne tarit pas d’éloges sur l’organisation
de l’Eurojam et ne cesse d’exprimer son bonheur.

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