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Éditorial : Une chance pour
la Nation
Alors
que beaucoup de jeunes fêtaient Halloween, un camp-école
rassemblant des chefs de la branche éclaireurs se déroulait
en Provence. Ils étaient 25, venus de toute la France, et
composaient le profil de cette partie non négligeable de
la jeunesse dont on ne parle jamais dans les médias.
Ce profil, c’est celui de ces chefs scouts
de 18 à 25 ans qui ont accroché leur charrue à
une étoile (proverbe berbère) et qui ont décidé
de donner un sens à leur vie en se mettant au service des
plus jeunes.
À cent lieues des comportements incivils
et soucieux d’éviter les conduites à risque,
ils construisent déjà, en ce moment même, la
France et l’Europe de demain.
Tout ce qui pourra les encourager et les conforter
dans leur tâche est à mettre en œuvre, tant au
sein du mouvement scout en son entier qu’au niveau des institutions
qui ne doivent — en aucun cas — laisser passer
une chance pareille pour le pays. Car, disons-le et on ne le dira
jamais assez, le scoutisme est une chance pour la Nation. Il n’est
pourtant pas assez reconnu. Il n’est pas assez soutenu. Il
n’est tout simplement pas assez connu. Dans bon nombre de
pays, il encadre dix fois plus de jeunes que dans le nôtre.
Il faudrait pourtant bien peu de choses pour qu’il puisse
s’exprimer à sa mesure :
- Une reconnaissance officielle et sans réserve du scoutisme
au sein des institutions de la République Française
comme c’est le cas dans la plus-part des grands pays démocratiques.
- Une réglementation parfaitement adaptée, concertée
avec tous les acteurs.
- Un temps de congé supplémentaire accordé
aux cheftaines et chefs bénévoles pour encadrer
les camps.
- Un appui concret des différentes collectivités
territoriales (locaux, matériel,…).
- Une aide des entreprises.
- Un soutien actif de la part des familles.
Car la Nation a besoin de sa jeunesse, aujourd’hui
plus que jamais, et le scoutisme lui a toujours apporté des
citoyens de qualité.
Bruno Robert
Délégué des Guides et Scouts d’Europe
auprès de la Conférence Française de Scoutisme

Le scoutisme mis en caisse
Ceux
qui lisent attentivement nos revues et le site Internet savent que
nous avons lancé dans le mouvement un concours de nouvelles
pour les jeunes écrivains amateurs. Je ne voulais pas, vu
mon âge, céder à l’envie de mettre mon
talent en compétition, mais je ne peux résister au
plaisir de vous conter l’édifiante histoire qui suit.
Il y avait une fois dans un pays, la Perse peut-être…
ou bien ailleurs…, si cela se trouve cela se passait peut-être
même en France… Il y avait une fois, disais-je, en des
temps lointains, un roi qui aimait l’ordre par-dessus tout.
Toute chose, qu’elle fut utile ou superflue, devait être
avant tout répertoriée, classée et bien empilée.
Un jour, il advint qu’on trouva un bel objet « fort
ancien, et surtout fort utile et très populaire ».
Que faire ? L’utiliser ! Oui, peut-être…
Mais pour le roi et sa cour ce n’était pas l’essentiel,
il fallait avant toute chose pouvoir le ranger avec rigueur et précision.
Pour ce faire, on fit venir des sommités,
toutes diplômées : les unes de l’École
Normalisante, les autres des Hautes Études Classifiées,
ou encore de l’École Nationale d’Arrangement…
bref que des cerveaux « premier choix » auquel
il ne manquait, soyez-en certains, aucune case !
Ces têtes rangeantes convinrent, d’un
commun accord, après de longs mois de réflexion et
un nombre imaginables de réunions, de colloques, de brainstorming
et de séminaires en tous genres, que la solution du problème
résidait dans la création et l’utilisation d’une
caisse nouveau modèle CLSH type 2002 spéciale pour
« objet fort ancien, de plus utile et très
populaire ».
On construisit donc la susdite caisse…
ceci étant, on alla quérir l’objet. Les experts
jugèrent avec effroi et un brin de commisération qu’il
était emballé à la diable d’une manière
très peu propice à l’empilement. Mais, en revanche,
force était d’en convenir, il était bien adapté
avec sa forme un peu contournée et protubérante. L’évidence
apparut cependant dans toute sa clarté : « l’objet
fort ancien, de plus utile et très populaire »
ne rentrait pas dans la fameuse caisse CLSH matricule 2002 !
Un quidam qui passait pour un peu simplet et
un peu négatif dans sa manière de penser émit
l’idée qu’il aurait sans doute été
plus habile de s’enquérir en premier lieu des dimensions
de l’objet, afin de construire une caisse mieux adaptée.
On rit de lui et on le chassa à coup de pied.
Les sommités diplômées avaient
en effet la solution : il suffisait, est-ce simple, braves gens,
de tailler l’ « objet fort ancien, de plus utile
et populaire » et lui faire une forme au carré
bien adaptée à la caisse.
Ceci permit de soigneusement empiler la caisse.
L’ordre était, Dieu merci, rétabli et « l’objet
précieux ancien, de plus utile et très populaire »…
définitivement gâté.
Bien sûr, cette histoire se passe en Perse
ou bien ailleurs et il y a bien longtemps. En France, aujourd’hui
ça ne peut pas se passer comme ça. L’exemple
ci-dessous le montre bien.
En France, il y a une « vieille pratique
précieuse ancienne et populaire » : le scoutisme.
Le scoutisme est encadré jusqu’à ce jour par
des règlements bien adaptés à son originalité
et sa spécificité de méthode éducatrice.
C’est le fameux arrêté de 1998 qui, en le rendant
dérogatoire par rapport aux autres activités de loisirs,
lui permet de fonctionner. Certes, cette école de liberté
et de formation du caractère qu’est le scoutisme n’est
pas facile à faire rentrer dans un cadre administratif stéréotypé
uniquement centré sur le loisir. Mais, moyennant des dérogations
appropriées, cela marche, somme toute, assez bien et depuis
longtemps… quasiment un siècle.
Cette singularité a dû sembler intolérable
à certains qui aiment mettre au cordeau les sociétés.
En abrogeant la loi ancienne et donc l’arrêté
de 1998, on a pu enfin préparer pour le scoutisme un nouveau
cadre administratif dit de droit commun. De cette façon le
système pourra être mis en ordre. Plus de scoutisme
encombrant. Tout le monde dans le même cadre : les CLSH (c’est–y
pas plus poétique).
Bien entendu, notre chère méthode
scoute « ancienne précieuse et populaire »
ne rentre pas exactement dans ce cadre réglementaire et administratif
nouvellement conçu.
Alors, va-t-on le « mettre au carré
» pour commodité administrative sans trop se soucier
de savoir si ça lui enlève de sa valeur…? Nous
en sommes là et, l’arme au pied, nous surveillons la
caisse, toujours prêts à défendre votre liberté
d’exister autrement que dans un cadre vide de sens, chères
guides et chers scouts.
Pierre LONCHAMPT,
Commissaire général scout

Vézelay 2003
Ce 27e Vézelay a été marqué
par la présence profondément bienveillante de Mgr
SANTIER, évêque accompagnateur des mouvements de scoutisme.
Arrivé le vendredi soir pour 24h, il a
pu découvrir la Route et notre Mouvement de l’intérieur
grâce à diverses activités :
- participation à la conférence du Commissaire
national route sur un tronçon, suivi d’un temps de
prière ;
- présidence de la célébration de la messe
du 2 novembre avec confirmation de quatre routiers (beauté
de la liturgie et des chants dans une église archi-comble
regroupant trois tronçons) ;
- temps d’enseignement avec les garçons des deux
autres tronçons ;
- rencontre d’une heure avec les chefs de clan et assistants
des commissaires de province - route sur le thème des JMJ
en rapport avec notre responsabilité d’éducateur
;
- « promenade » informelle à la rencontre
des routiers dans le camp de la Maladrerie ;
- participation aux engagements pilotes.
Mgr SANTIER a indiqué à plusieurs
reprises qu’il était présent à Vézelay
au nom des évêques de France.
Il a prononcé des paroles fortes : « Au
nom des évêques de France, j’ose vous dire que
nous posons sur vous ce regard de confiance (comme celui de Jean-Paul
II sur les jeunes à Toronto) pour demain, car l’Église
a besoin de prêtres et de religieux, de témoins, d’apôtres ».
Il a, en outre, évoqué l’inquiétude
et la souffrance des évêques devant la situation de
la jeunesse emplie de tristesse et d’ennui, nous appelant
à être des consolateurs, à oser tendre la main
à d’autres jeunes pour leur montrer où est la
source de ce qui nous fait vivre.
Nous avons également compris toute l’importance
qu’il accordait au scoutisme (en incluant notre Mouvement)
dont il sera le promoteur auprès de ses frères évêques.
Il a confié qu’il souhaitait revenir
à Vézelay.
Au plan de la participation, avec 1600 garçons
environ, celle-ci a été un peu moindre que pouvaient
nous le laisser espérer les dates favorables de cette année.
Il y avait enfin, à la Messe du dimanche, 200 « civils
» environ dont un nombre important d’anciens venus en
famille avec leurs enfants.
Les photos du rassemblement sont en ligne sur
le site sur quatre pages : pages 1,
2,
3,
4.

Rocamadour 2003
Rocamadour était l’objectif du rassemblement
des aînées de la Toussaint 2002. Très belle
destination finale qu’elles ont atteinte à la fin d’un
pèlerinage sur les traces de milliers de pèlerins
dans les gorges d’une beauté automnale remarquable.
La montée jusqu’au sanctuaire a
marqué les cœurs : en silence et ponctuée par
quatre tableaux vivants dont une superbe Assomption avant l’accueil
du Père DELMAS, recteur de la Basilique, et la veillée
d’adoration.
Mgr GAIDON a célébré la
messe de la Toussaint à Gramat. Il a été, comme
les prêtres de son diocèse et des paroisses traversées,
attentif à notre passage.
Le temps fut clément, l’ambiance
chaleureuse pour ces 500 pilotes qui seront appelées à
marcher l’an prochain sur les traces de Jeanne d’Arc.

Formation à la communication
Ce week-end d’initiation aux techniques
de la communication est ouvert à tous les aînés,
sans connaissances préalables nécessaires. Il s’adresse
aux pilotes préparant un brevet d’étape ou un
chef-d’œuvre dans ce domaine, aux chefs et cheftaines
d‘unités, aux CG, CD ou CPr et à leurs adjoints
en contact avec diverses instances civiles et religieuses, aux membres
actuels et futurs des ETN, aux webmestres des sites d’unité
et à leur CG, ainsi qu’à tous les curieux d’apprendre
à mieux communiquer.
Programme :
Cette formation se déroulera du samedi
18 janvier 14h00 au dimanche 19 à 16h30, à Paris (15e).
Une session commune générale intitulée
« Actualités du mouvement : initiation aux relations
publiques » ouvrira le week-end, puis les participants
pourront assister à trois sessions techniques au choix (sauf
les équipiers qui suivront celles de leur spécialité)
parmi :
• Audiovisuel : Les métiers de l’audiovisuel
; L’analyse de l’image ; Le reportage audiovisuel.
• Journalisme : Les métiers du journalisme
; Les différentes sortes d’articles ; Les parties d’un
article ; La chaîne graphique.
• Multimédia : Aspects juridiques
de l’Internet ; Faire passer le message ; Trucs et astuces
pour un site qui gagne ; La boîte-à-outils du webmestre.
• Relations publiques : Monter un dossier
de presse ; Monter un dossier sponsors ; Le droit de réponse
; Le communiqué de presse.
Veillée scoute « surprise »
le samedi soir, animée par les ETN Expression.
Contact :
Claire LENGELLÉ, coordination des ETN Com’
:
0149959349 (T/F/R) ou claire-lengelle@scouts-europe.org
Frais de participation (intendance, photocopies,
etc) : 22 € (10 € pour les équipiers). Renseignements
et inscriptions jusqu’au 10 janvier 2003.

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