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 Éditorial
Chers frères et sœurs
par le scoutisme,
Chers parents et amis,
Chers visiteurs de notre site Internet,
Nous l’avions écrit (Relais
de Poste :
septembre
2005) avant que les évènements sérieux
qui ont affecté certaines banlieues sensibles viennent donner à notre
propos alarmiste un aspect prophétique : la carence éducative
dont souffre notre jeunesse est un problème majeur de société tout
aussi urgent (sinon plus) que le réchauffement planétaire.
L’analyse des causes de ces évènements
s’est
focalisée autour de l’alternative : mouvement
spontané lié à un ras-le-bol à connotation
ethnique versus mouvement organisé à connotation
mafieuse. Très peu ont avancé l’idée
que la cause fondamentale assez évidente était le
déficit vertigineux d’éducation de la jeunesse.
Là où les adultes, qui constituent pour les jeunes
l’environnement humain de proximité, ont la stature
et le courage de jouer leur rôle d’éducateur
ni la révolte ni le pourrissement mafieux ne peut passer.
Le mal est paresseux et cherche la facilité. Il
passe par les points de faiblesse de l’humanité.
En ce qui concerne les solutions au problème,
on a parlé d’un
côté d’améliorer les filières
d’instruction et de formation, de faciliter l’accès
au travail. De l’autre on a brandi la menace de la punition
et de la répression. Nous n’avons pas à discuter
ces mesures politiques sauf à affirmer que nous sommes certains
qu’elles ne suffisent pas. Il faut :
- redonner, en sus de l’apprentissage, le goût
d’apprendre ;
- redonner, en plus, de l’emploi l’envie du
travail ;
- redonner, pour que la sanction soit efficace, le sens
du bien et du mal.
Autant de valeurs qui dépassent la seule
instruction et ne peuvent passer que par l’éducation.
On objectera que ce problème ne concerne
qu’une frange
marginale de la population. Et que notre scoutisme n’est
pas concerné au premier chef. Nous pensons par expérience
qu’il est plus global que cela. Même s’ils ne
l’expriment pas de façon aussi explosive que dans
des cités dites « difficiles », nos
chers petits ne sont pas épargnés par ce déficit éducatif.
On n’a pas d’explosion mais un glissement. On en
veut pour preuve, dans le domaine scout,
- la baisse de la
qualité du
scoutisme pratiqué ;
- la réserve à l’égard
de l’encadrement adulte ;
- le déficit de volonté à s’engager
dans la durée.
Ce constat étant fait que pouvons-nous faire ?
Que pouvez-vous faire ?
- Prendre conscience
Il faut en premier lieu que chacun prenne conscience
que l’éducation
est un des enjeux majeurs de notre temps et que ça ne concerne
pas seulement les milieux difficiles.
- Promouvoir le scoutisme
Chose étrange dans notre système,
il n’y a
pas de place légale pour un espace spécifique d’éducation.
En dehors de la famille, il y a l’école
pour apprendre et les loisirs pour s’amuser. Or, il y a une
nécessité démocratique de reconnaître
un espace éducatif indépendant. L’école,
qui dispense les connaissances, est sous contrôle de l’état
(ce qui est une bonne chose). Mais l’éducation doit
avoir d’autres degrés de liberté pour ne pas
risquer de déboucher sur une culture d’État.
Il faut donc vous persuader, c’est la condition
première
pour persuader les autres, que le scoutisme doit trouver sa place
dans la société comme un grand mouvement éducatif.
Dans la mesure de ses possibilités, notre
association s’y
emploie en étant présent dans toutes les instances
de réflexion et de décision — de l’État
et de l’Église — qui nous invitent à participer à leurs
travaux.
Mais nous serions bien démunis si nous
ne sentions pas derrière nous le soutien fondamental de
vous, les parents. Dans ces instances, c’est en votre nom
que nous parlons puisque vous êtes les premiers éducateurs
de vos enfants.
- Aidez-nous à jouer le jeu scout à fond.
Vous pouvez montrer non seulement à nous-même
mais aussi à votre
environnement votre adhésion à nos ambitions éducatives
en nous aidant à jouer le jeu scout à fond.
Quelques recettes pratiques des choses à faire ou à ne
pas faire :
- Ne pas prendre l’activité scoute de vos enfants
et de vos jeunes comme une simple garderie où ils se livrent à des
activités puériles. Vous devez les aider à jouer
le jeu. Pour cela, il faut le comprendre donc s’y intéresser.
- Être fidèle à l’association et au
groupe de votre enfant et ne pas le changer d’affectation
ou de mouvement parce que provisoirement ça marche mieux
ailleurs ou parce que le jeu de vos relations vous y attire.
- Ne pas admettre, ni encore moins favoriser l’absentéisme
de circonstance : soirée mondaine, anniversaire de
tante Aglaé, trop chaud, trop froid, contrôle scolaire
dans deux semaines, année du bac, etc. sont autant de « tue
le scoutisme ».
- Soutenir la hiérarchie locale quand elle maintient des
exigences pédagogiques qui vous semblent excessives. Nous
avons vocation d’éducateur et nous souhaitons maintenir
un niveau d’exigence que d’autres n’ont peut-être
pas. Ceci est vrai en particulier en matière d’encadrement
et de formation des chefs et responsables. Nous avons une trop
haute vision du chef scout comme éducateur de grande qualité pour
nous « arranger » avec la règle
sur ce point.
- Aider, soutenir discrètement et remercier sans retenue
nos jeunes maîtrises. Elles le méritent vraiment.
- Soutenir l’enthousiasme de vos jeunes qui ont la volonté de
devenir cheftaines ou chefs. Nous en manquons cruellement. Soyez
certains que ce n’est pas pour eux du temps perdu.
- Et
enfin, si vous pensez que nous avons raison, anciens du mouvement
ou non, rejoignez-nous dans l’action en acceptant
des responsabilités. C’est un bon moyen d’aider
nos enfants à grandir… Et, somme toute, ce n’est
pas désagréable.
Dans quelques jours, nous célébrerons Noël,
fête de la paix par excellence. En éduquant au respect
de l’autre et au don de soi, le scoutisme est un acteur de paix.
Joyeux Noël à tous !
Pierre Lonchampt
Commissaire général scout adjoint

Week-end
des ETN communications
Ce week-end
d’initiation et de perfectionnement aux techniques de communication est
ouvert à tous les aînés de la Conférence
française de scoutisme, néophytes ou avertis.
Il s’adresse aussi bien aux pilotes préparant
un brevet d’étape ou un chef-d’œuvre dans
ce domaine, aux chefs et cheftaines d’unités, aux
CG, CD ou CPr et à leurs adjoints en contact avec diverses
instances civiles et religieuses, aux membres actuels et futurs
des ETN, aux webmestres des sites d’unité et à tous
les curieux d’apprendre à mieux communiquer.
Programme :
Cette formation se déroulera
du samedi 14 janvier 14h00 au dimanche 15 16h00, à Paris.
Paroisse Sainte-Claire : 179, Bd Sérurier – 75019
Paris – Métro : Ligne 5, Porte de Pantin.
Une session commune générale intitulée « Actualités
du mouvement : initiation aux relations publiques » ouvrira
le week-end, puis les participants pourront assister à trois
sessions techniques au choix (sauf les équipiers techniques
qui suivront celles de leur spécialité) parmi :
- Audiovisuel : L’analyse de l’image — le
cadrage — la réalisation — etc.
- Journalisme : Les métiers du
journalisme — les différents types d’articles — les
parties d’un article — règles de relecture-correction — etc.
- Multimédia : Aspects juridiques
de l’Internet — habiller son site : graphisme
et illustration du multimédia — webmastering
débutant et avancé — référencement :
bien positionner son site dans les moteurs — système
de gestion de contenu — etc.
- Relations publiques : Monter un dossier
de presse — monter un dossier sponsors — le
droit de réponse — le communiqué de
presse — etc.
Veillée scoute « surprise » le
samedi soir, préparée par les ETN du groupe « Animation-Expression ».
Contact : Claire Lhuissier,
ACNG en charge des ETN :
Téléphone : 06 07 38 88 95
Mail : claire-lhuissier@scouts-europe.org
Frais de participation : 25 € (salles,
intendance, photocopies et CD, etc.) ; 15 € pour les équipiers.
Renseignements et inscriptions jusqu’au 10 janvier 2006.

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