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Actualité des Guides et Scouts d’Europe

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  Rapport moral de l'assemblée générale 2006      
   

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Introduction

Cette année, le mouvement a continué de se développer. Nous étions plus de 25 000 le 31 août dernier et la progression des effectifs se poursuit cette année.

Au-delà de la vie habituelle du mouvement, nous avons fait des efforts très importants en matière de gestion, qui ont monopolisé une partie de notre énergie et nous ont permis d’obtenir pour la première fois la certification sans réserve de l’ensemble de nos comptes.

Mais il ne nous paraît pas possible de commencer ce rapport sur l’année écoulée sans évoquer les événements qui ont secoué la jeunesse de notre pays à deux reprises. À l’automne, c’était la crise des banlieues, au printemps, les manifestations contre le CPE. Il ne nous appartient pas ici de procéder à une analyse des causes de ces crises. Mais elles manifestent, chacune à leur manière, le malaise persistant des jeunes de notre pays. Comme le soulignait Pierre Lonchampt, aucune mesure politique ne sera suffisante. Car, il faut redonner, en plus de l’apprentissage, le goût d’apprendre, en plus de l’emploi, l’envie du travail, en plus d’une sanction juste et adaptée, le sens du bien et du mal.

Les jeunes de notre mouvement ne sont pas épargnés par ce déficit éducatif, comme le montre notre difficulté à trouver des jeunes qui acceptent de s’engager durablement au service. Une fois de plus est mise en évidence de façon cruciale l’urgence et la nécessité d’une action cohérente et profonde en matière d’éducation et de formation. Les jeunes ont besoin d’une colonne vertébrale solide, d’une conscience éclairée, de convictions qui les guident, d’une amitié fraternelle qui les soutienne. En même temps, ils ont besoin qu’on leur fasse confiance. Pour tout cela, les adultes doivent jouer leur rôle d’éducateurs.

Le scoutisme reste, plus que jamais, une réponse adaptée. Il vise à former des hommes et des femmes solides, attentifs et ouverts aux autres, à les aider à devenir des citoyens actifs, heureux et utiles, qui seront capables de prendre des responsabilités familiales, sociales, ecclésiales, en proposant de faire l’expérience, dès le plus jeune âge, de l’exercice de responsabilités réelles et adaptées, et en prenant des engagements qui orienteront toute la vie.

Nous avons décidé de présenter ce rapport moral par référence au thème d’année que nous avions choisi en 2005/2006 : « Va, ta parole t’engage ! » qui résume toute une part de notre projet éducatif.

Va, ta parole t’engage dans la durée

Il nous faut du temps pour approfondir notre réflexion sur l’engagement et parvenir à des résultats concrets. C’est pourquoi l’engagement est encore au cœur de notre thème d’année, comme il l’était l’année précédente.

Dans les districts, une insistance particulière a été portée à la préparation des investitures de chefs d’unité. Depuis des années, de bas en haut de la hiérarchie du mouvement, tout chef qui reçoit une responsabilité lors de son investiture, s’engage à s’efforcer d’être lui-même un témoin pour les autres, à vivre la loi et la promesse, à poursuivre sa progression personnelle et sa formation pour assurer sa mission… parce qu’il a reçu « charge d’âmes ».

Les travaux sur un questionnaire adressé à six cents chefs, menés par Bernard Mathieu, et dont le résultat est présenté aux commissaires au cours de ce weekend, montrent bien que les jeunes du mouvement ont le désir de s’engager, et manifestent une certaine « culture de l’engagement », mais, en même temps, que ce désir a du mal à se traduire en actes, notamment dans l’exercice des missions de chef.

Nous nous sommes efforcés, à travers des articles dans les revues, des discussions dans les réunions de clans inter-maîtrises, les veillées de préparation à l’investiture de chef d’unité, de mettre en avant l’importance de la mission éducative d’un chef scout pour la cité et l’Église, de donner conscience à chacun qu’il participe à une action essentielle pour notre temps qui requiert engagement et sacrifices. Pour être un bon chef, il faut le temps de connaître la méthode, de se former, mais aussi de mettre en pratique ses connaissances. Le minimum d’exercice d’une fonction est de deux ans, la durée idéale étant trois ans.

Il est difficile d’être chef et étudiant aujourd’hui. Les études ont souvent lieu dans des endroits éloignés du domicile familial. Elles sont coupées par des stages de plusieurs mois. Nous avons entrepris des démarches de sensibilisation auprès du ministère de la jeunesse, comme d’autres associations préoccupées de l’avenir du bénévolat des jeunes.

À côté du soutien des jeunes chefs, il faut certainement faire un effort en direction de jeunes anciens… déjà engagés dans la vie professionnelle ou familiale mais dont la maturité peut les aider à mieux accomplir leur mission éducative.

L’exercice d’une mission de chef est aussi une expérience pratique d’exercice de responsabilités réelles d’encadrement et d’animation, de « manager », qui peuvent être appréciées dans le monde professionnel. Jean-Marie Nessi a conduit les travaux d’une mission de valorisation de la mission de chef d’unité dont les résultats, présentés aux commissaires nationaux, aux commissaires de province et aux mestres de camp-école, ont servi de base à une expérimentation dans le cadre d’un CEP, en avril dernier. Un livret ayant pour objet de valoriser ces expériences en dehors du mouvement est expérimenté et sera peut-être généralisé prochainement.

Nous avons aussi souhaité agir en direction des assistants. Les équipes nationales ont précisé le rôle des assistants dans les équipes de maîtrise. Une cérémonie d’allégeance des assistants, visant à souligner leur importance dans le soutien du chef d’unité et la vie d’une équipe de maîtrise unie et complémentaire, a été mise en place. Elle soutient et stimule la démarche d’engagement.

Enfin, la réflexion sur l’engagement des aînés est au cœur de la démarche qui conduira l’ensemble des aînés de toute l’union internationale dans les Tatras, l’an prochain, à l’occasion de l’Euromoot. Notre préoccupation est partagée par toute l’Union internationale.

Va, ta parole t’engage à éduquer

Éduquer, c’est la mission première et prioritaire de notre mouvement.

Les équipes nationales ont réfléchi au cours de leur week-end annuel sur la façon d’éduquer les enfants puis les jeunes à Aimer avec un A majuscule.

Quels charismes masculins et féminins faut-il développer et comment le faire, selon chaque âge et de façon progressive afin d’aider à la construction d’hommes et de femmes solides, joyeux et responsables, capables d’aimer ?

Les équipes nationales ont poursuivi leur réflexion au sein de leur branche afin de faire des propositions concrètes de priorités pédagogiques. Cette réflexion sera poursuivie et approfondie lors des camps nationaux de branche cet été, aidés de l’encyclique de Benoît XVI : « Dieu est Amour ».

Education dans la branche louvetisme

De plus en plus de familles frappent à notre porte pour inscrire leur enfant dans une meute ou une clairière.

Unie autour de Christèle Périsse qui a pris la suite de Guyonne Petit, l’équipe nationale louvetisme, la Karela, a continué les actions en cours : conception et rédaction du livre Les leçons de Baloo en juin 2005 afin d’aider les Akela dans la préparation et le passage des étoiles et badges.

Un livre Grandes chasses est en cours, pour donner aux Akela des idées de grands jeux pour les sorties.

Enfin, une nouvelle mouture du livret de chants Férao et un DVD de danses de jungle sont en cours de réalisation. Leur parution est prévue normalement en décembre, très bonne idée de cadeau de Noël… !

Nous insistons sur l’importance d’appliquer une méthode louvetisme bien rodée et qui marche.

Des rencontres ont été proposées aux ACPrL (en juin et novembre), ACDL (en janvier) et mestres de camp (en décembre): elles ont permis de travailler sur le vade-mecum des mestres de camp, l’autorité dans les unités louvetisme et comment corriger un dossier de camp pour les ACDL.

Il est important, voire même capital de participer à ces rencontres et bien sûr au week-end des maîtrises de CEP dès lors que l’on est mestre de camp. Ce n’est qu’à ce prix que l’on pourra garder l’unité de la pédagogie, rester en lien et en cohérence avec les orientations données par une Karela joyeuse, compétente et enthousiaste.

Education dans la branche éclaireuses/éclaireurs

Chez les éclaireuses : Catherine Perrault a cessé sa fonction comme prévu fin août 2005 après avoir assuré efficacement le suivi des camps d’été. De septembre à décembre, elle a aidé pendant la période d’intérim de CNE avec discrétion, loyauté et fidélité jusqu’à la transmission du témoin à Alexandrine Blavet.

Depuis janvier, Alexandrine déploie une grande énergie à redonner du souffle à cette branche verte qui semble en manquer ici ou là. Pour cela, elle a rencontré beaucoup de cheftaines notamment dans les CEP de Pâques qu’elle a visités ou animés. Elle a commencé déjà sur le terrain à essayer de transmettre la cohérence de la méthode éclaireuses à des assistantes et cheftaines désireuses de bien faire et d’animer leur compagnie selon la méthode. Alexandrine travaille donc à la formation des foulards verts trop peu nombreux et à relever le niveau technique des compagnies.

Les projets concrets pour l’année prochaine seront proposés aux commissaires ce week-end.

Alauda : Une nouvelle organisation du réseau de l’Alauda s’est mise en place depuis septembre dernier. Ce réseau est rattaché directement à la commissaire générale, il est confié à Anne-Sophie Bordier aidée par quatre cheftaines de villages ayant chacune la responsabilité d’une dizaine de patrouilles chacune. Un camp de CP a eu lieu en décembre et un week-end de région a permis à chaque PL de faire connaissance avec les PL de son village. Le réseau de l’Alauda existe pour permettre à des jeunes filles de découvrir le guidisme, pour soutenir et aider les PL à fonctionner afin de devenir une compagnie un jour. Le camp d’été rassemblera dans le sud de la Bourgogne une cinquantaine de patrouilles du 6 au 20 juillet.

Grain de Sénevé : Le camp grain de Sénevé pour les compagnies sans cheftaine se déroulera du 5 au 15 juillet dans la région d’Angers. Il réunira environ deux cents guides et sera sous la responsabilité de Bénédicte Havet.

Chez les éclaireurs : L’équipe nationale éclaireurs (ENE) a poursuivi son travail tous azimuts sous la direction de Jean-Baptiste Mérimée, qui cesse aujourd’hui sa mission et dont nous saluons le travail accompli au service de la branche.

L’équipe s’est attachée à agir dans plusieurs directions :

  • former et enthousiasmer les chefs éclaireurs, à travers les camps-école, en nombre suffisant bien structurés et bien rôdés, grâce au travail persévérant de Gwenaël Lhuissier. Une journée nationale branche verte organisée en janvier a montré que les chefs éclaireurs étaient toujours enthousiastes, mais la participation insuffisante incite à rechercher d’autres modes de contacts.
  • Suivre et soutenir les unités, avec des documents pédagogiques comme le « Livret de bord », qui se révèle un remarquable document de soutien, notamment pour les chefs débutants, le projet d’année, les contacts directs avec les chefs par l’intermédiaire du réseau des ACDE qu’il faut encore renforcer, par l’organisation de camps nationaux de soutien aux unités en difficulté, comme le camp Bosco. Le camp Zodiaque n’a pu être organisé cette année.
  • Enthousiasmer les garçons : les pages éclaireurs de la revue sont de qualité, les projets cimes continuent de motiver les scouts. Le camp des candidats raider organisé en décembre 2005 a été un grand succès.
  • S’ouvrir aux autres et rayonner : après l’Eurojam, le nombre de camps à l’étranger reste modeste au regard des objectifs ; l’ENE a soutenu l’organisation de deux Eurocamps l’été prochain. Le réseau national des patrouilles libres, l’Araignée, animé par Jean-Louis Ecckhout, continue de proposer aux jeunes des milieux ruraux ou des petites villes la possibilité d’un scoutisme de qualité malgré l’absence de chefs adultes.
  • Les unités spécialisées continuent : cette année, nous ne parlerons pas des scouts alpins, ni des scouts nautiques, mais des scouts-marins.

Les scouts marins : Dès l’origine du mouvement, et sous l’impulsion notamment de Pierre-Yves Labbe, les Scouts d’Europe ont vu dans le scoutisme marin un moyen de développer à son maximum les richesses de la méthode scoute, et un instrument incomparable d’éducation et de formation des garçons. En 1984, une équipe nationale spécialisée, la Passerelle, a été créée dont l’objet a été d’élaborer une doctrine, de fixer des règles et d’assurer l’animation pédagogique et technique du scoutisme marin. En 1995, la FSE comptait plus de trente troupes marines. Les événements dramatiques de Perros Guirrec, survenus en 1998 dans une autre association de scoutisme, ont constitué une rupture et entraîné une grave crise de confiance, pour le scoutisme marin en particulier, qui s’est étendue à tout le scoutisme.

Nous avons pourtant considéré qu’il fallait persévérer tout en prenant en considération le nouveau contexte. C’est ainsi que des règles plus précises ont été élaborées et que nous sommes parvenus, dès 2001, à faire homologuer nos formations techniques par le ministère de la jeunesse et des sports.

Un immense travail a été réalisé par la Passerelle : harmonisation de la flotte, élaboration d’un corpus de règles précis d’organisation et d’encadrement des activités, réunies dans le mémento du chef marin, mise en place de stages de formation technique et de bases nautiques estivales pour faire camper les troupes. Notre action a servi de modèle à d’autres associations de scoutisme. Il existe aujourd’hui vingt et une troupes marines.

Les événements survenus l’an dernier à une troupe marine en rade de Brest ont montré à la fois que le scoutisme marin était toujours perçu comme une activité à risque par les médias, mais aussi ont montré la parfaite pertinence des règles d’organisation et de fonctionnement que nous avions fixées.

Ils ne nous ont pas détournés de notre volonté de faire vivre le scoutisme marin.

Ces règles constituent désormais pour nous un préalable incontournable et incompressible pour toute activité marine de l’AGSE. Nous sommes déterminés à les faire appliquer de façon rigoureuse et stricte, dans l’intérêt même de nos jeunes chefs et de la sécurité des scouts. Elles commencent à passer dans les esprits et surtout dans les pratiques, mais il faut poursuivre l’effort.

Le niveau d’exigences requiert un encadrement pédagogique et technique de haut niveau, qui seul peut permettre de pratiquer un scoutisme de haute qualité pédagogique et technique comme doit l’être le scoutisme marin. Il nous faut travailler pour avoir dans les groupes marins des chefs de valeur qui restent en fonction et assurent la continuité nécessaire à la qualité de ce scoutisme. Les moyens humains et matériels apparaissent maintenant insuffisants pour faire face à nos besoins. Nous ne pouvons plus nous contenter de compter, pour faire vivre les bases marines et assurer l’entretien des bateaux et du matériel, sur la seule bonne volonté de chefs et de parents qui ont fait preuve depuis plusieurs années d’un dévouement remarquable, mais qui s’épuisent et se lassent.

C’est pourquoi, nous avons décidé d’engager un plan de soutien et de développement du scoutisme marin, qui comportera deux temps: dans l’immédiat, le dégagement de moyens financiers d’urgence, pour assurer le financement nécessaire, grâce à un effort financier de l’AGSE et une augmentation des cotisations des scouts marins. Dans un deuxième temps, par l’adoption d’un plan pluriannuel comportant des éléments d’organisation et de structure, mais aussi des moyens financiers à la hauteur des enjeux, notamment en vue de l’acquisition et de l’entretien de matériel nautique.

Soulagés des contraintes matérielles, la Passerelle, dirigée avec compétence, rigueur et efficacité par Bertrand Marc depuis deux ans, pourra s’attacher avec plus de moyens à la réflexion et à l’animation pédagogique du scoutisme marin, qui sont le coeur de notre action éducative.

Une réunion nationale des chefs marins a eu lieu ce matin même pour dégager les grandes lignes de ce plan d’action.

Education dans la branche pilote

Le travail de labour entrepris sans relâche depuis plusieurs années commence à porter ses fruits : les jeunes filles et jeunes gens ont besoin de ce temps au feu ou au clan afin de terminer leur construction par la méthode scoute. Leur proposer d’aller aider en maîtrise dès la fin de leur mission de CP n’est pas leur rendre service car on leur demande alors trop d’investissement personnel à un âge où ils ont besoin de « souffler » en termes de responsabilités pour se consacrer plus aux années examens et/ou concours qu’ils traversent, et acquérir la maturité et la structuration intérieure nécessaire pour devenir éducateur.

De plus, nous constatons qu’une cheftaine ou un chef issu d’un feu ou d’un clan est une cheftaine ou un chef qui s’engage dans la durée, grande garantie de qualité.

Les fruits sont là : cette branche aînée est progressivement plus vivante.

Les rassemblements des aînés à Vézelay pour les garçons et à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour les filles ont rassemblé plus de jeunes.

La section scoute a fêté cette année le trentième anniversaire des routes de Toussaint à Vézelay. Près de 2 500 routiers se sont retrouvés lors de la messe de la Toussaint, célébrée par le cardinal Lustiger qui nous avait fait l’honneur de présider notre rassemblement dans une basilique de Vézelay archicomble… Un livre commémorant ces Trente années d’aventure humaine et spirituelle a été publié, sous la direction de Jérôme d’Espinay et David Fugère.

Les rassemblements aînés de la Toussaint sont devenus un moment essentiel dans la vie de la section scoute/guide et de la branche route et feu, qui en assurent la responsabilité. C’est une sorte de matrice, qui produit le style et l’esprit du mouvement. Les routes cette année auront lieu du 26 au 29octobre à Vézelay pour la section scoute et au Puy-en-Velay pour la section guide.

Vézelay ne mobilise pas toute l’énergie de l’ENR. L’équipe a continué à travailler sur trois plans : l’amitié, le service, l’aventure.

La mise en place d’un réseau spécifique d’animation, les relais nationaux route (RNR), plus adapté à la taille et aux besoins des clans, commence à donner des résultats intéressants.

L’ENR a pu organiser un nombre significatif de routes-école, publier un nouveau guide du mestre de route-école, et accueillir davantage de stagiaires.

Un recueil d’animation, le Vademecum de la route , a été réalisé et devrait être publié dans les semaines qui viennent.

Le site Internet de la route a été relancé.

L’équipe de la Flamme poursuit son animation de la branche en travaillant sur un nouveau livret de l’équipière pilote remis à jour et actualisé, un classeur pour la cheftaine de feu, la rédaction du classeur du mestre de camp avec l’ensemble des sessions de REGA, un week-end clé en main pour démarrer l’année quand on est une nouvelle cheftaine de feu sans formation, la création d’un support de communication (film, diaporama power point…) pour présenter le feu et la proposition d’un weekend de préparation au départ à l’étranger pour les feux qui ont ce projet.

Enfin, la branche rouge travaille depuis plusieurs mois à la préparation de l’Euromoot, grand rassemblement de tous les équipiers et équipières pilotes, chefs et cheftaines d’unité et commissaires de toute l’Union (le mot « moot » désignait un rassemblement des clans du temps de BP). Les équipes nationales ont participé à plusieurs réunions internationales l’an dernier.

Cette route aura lieu du 4 au 11 août 2007 dans les monts Tatras, par dix-huit tronçons différents et nous atteindrons au terme de notre route Czestochowa dans la nuit du 10 au 11 août. Nous serons environ 3 000.

Chaque association de l’Union travaille sans relâche au succès de ce rassemblement, l’Italie dans l’organisation générale et la reconnaissance des tronçons, la Pologne dans la logistique et la France dans l’animation, l’expression (Jean-Luc d’Assas a créé l’hymne de l’Euromoot) et la conception des veillées de la semaine notamment celle qui nous réunira tous sur le départ routier et l’engagement guide-aînée. Cette préparation commune nous donne l’occasion d’échanges intéressants sur les différentes pédagogies vécues au sein de l’Union.

Tout au long de l’année, les EP seront invités à se jumeler avec les autres EP d’Europe. Grâce aux moyens modernes de communication, nous souhaitons que chaque EP français se fasse un ami en Italie, en Ukraine ou en Pologne. Ainsi une grande chaîne de complicité et d’amitié fraternelle va se tisser à travers l’Europe, et la rencontre dans les Tatras au cours de l’été 2007 en sera l’apogée.

Dès cet été, sept feux et clans français parcourront des itinéraires de reconnaissance.

Les conseils des CPr

La pédagogie des conseils est la clé de voûte à tous les niveaux, pour un fonctionnement dans la transparence et qui donne du sens aux mots franchise, dévouement, pureté, confiance, obéissance et loyauté.

C’est pourquoi les commissaires de province se réunissent trois fois par an pour mettre en oeuvre et vivre selon ce fonctionnement qui, lorsqu’il est utilisé correctement, laisse passer la sève de l’arbre et le fait grandir. Le mouvement ne vit pas seulement par les conseils de commissaires de province, mais également des conseils de district et de groupe qui doivent avoir également lieu au minimum trois fois par an. C’est ainsi que nous formerons nos cheftaines et chefs à animer des conseils fructueux et à participer activement aux conseils dont ils sont membres.

Les CPr sont unis en une « Cordée » et chacun sait combien chaque membre de la cordée a son importance. La cordée de la section scoute est quasiment complète, celle de la section guide, bien que dynamique et enthousiaste, aurait besoin de membres supplémentaires. Au-delà de la surcharge de travail que cela procure, nous savons bien que le manque d’un maillon de la chaîne fragilise l’édifice et risque d’entraîner une baisse de la qualité de notre guidisme. Mais grâce à l’aide et au soutien des commissaires de province qui assurent leur mission avec enthousiasme, nous arrivons à rester fidèles à notre mission d’éducation. Nous ne désespérons pas de trouver des commissaires de province et district d’ici septembre.

D’ici là, les commissaires de province existantes ont accepté de parrainer des provinces orphelines afin que personne ne se sente isolée. Cette difficulté que nous traversons nous permet de palper ce que le mot fraternité guide veut dire et je reste convaincue que des femmes vont prendre conscience des enjeux de l’éducation aujourd’hui et vont nous rejoindre. Nous continuons le rendez-vous de prière hebdomadaire en récitant l’Angélus du mercredi midi, unies par la pensée et la prière.

En ce qui concerne la progression aînée, nous réfléchissons à la conception d’un livret de progression vers l’engagement guide-aînée pour toutes les cheftaines en service, donc l’intermaîtrises. Une première édition est prévue pour la route de Toussaint.

Va, ta parole t’engage à servir

L’éducation au service est une préoccupation constante du mouvement

Mais il nous a paru s’affadir et nous avons souhaité revitaliser l’esprit de service dans les unités. C’est avant tout un effort de pédagogie et d’esprit scout qui incombe aux chefs et cheftaines : tenir son poste dans sa patrouille, pratiquer régulièrement la BA, avoir un plan d’alerte efficace et opérationnel, être attentif aux autres, se préparer à servir en acquérant des compétences de secourisme dans chaque patrouille ou équipe.

Mais cela passe aussi par l’intégration d’actions de service continues au long de l’année dans les programmes d’année des unités et notamment des clans et des feux, tout en restant disponibles à des services spontanés.

Un effort pédagogique reste incontestablement à faire.

Dans la branche rouge, le clan et le feu Notre-Dame de Lourdes rassemblent de plus en plus de chefs, cheftaines, équipières pilotes ou routiers, une semaine par an à l’occasion du pèlerinage national. Il est animé par Véronique Rollo et Alexandre Rézé qui veillent à ce que le service auprès des malades soit intégré à une vie réelle de clan et de feu.

Les équipes nationales illustrent à leur niveau la dimension du service scout

Cette année, l’ensemble de l’équipe nationale a été renouvelé :

- Nous avons enfin la chance d’avoir un conseiller religieux des équipes nationales. Après une vacance de ce poste pendant dix-huit mois, le père Philippe Caill a été nommé pour exercer cette fonction par le conseil permanent de l’épiscopat, sur proposition du conseil d’administration des Guides et Scouts d’Europe. Nous nous réjouissons de cette nomination que nous attendions avec une grande impatience. Nous remercions particulièrement Monseigneur Vingt-Trois, qui a accepté de mettre partiellement le père Caill au service du mouvement.

- Après sept années à la tête de la section guide, Marie-Noëlle Coevoet a cessé ses fonctions le 31 décembre 2005 et a été remplacée par Marie-Hélène Morel. Cette assemblée générale est l’occasion de remercier particulièrement Marie-Noëlle dont l’action persévérante et enthousiaste au service de la section guide a été particulièrement marquante. La transition s’est faite sans problème et la nouvelle CNG a déjà bien pris la mesure de son poste !

- Guyonne Petit a cédé sa place de commissaire nationale louvetisme en septembre à Christelle Périsse. Guyonne reste dans l’équipe nationale, la Karela, où elle s’occupe de la formation. Là aussi, la continuité est assurée par une équipe qui est joyeuse, dynamique, soudée et qui tourne bien, comme vous pouvez vous en rendre compte à la lecture des revues et les différentes activités d’animation !

- La branche éclaireuses a une nouvelle commissaire nationale, Alexandrine Blavet. Alexandrine, actuellement commissaire de district du Val-de-Marne, a été CP de patrouille libre puis cheftaine de compagnie à Besançon. Elle a accepté cette mission soutenue par son mari que nous remercions chaleureusement ainsi que ses six enfants.

- L’équipe nationale feu a, elle aussi, une nouvelle commissaire nationale : Anne-Laure Tinel, ACPrF de la province Lyonnaise. Elle saura donner un visage joyeux, dynamique, jeune et heureux de cette branche en poursuivant l’impulsion débutée il y a quelques années.

- Côté scout, Edouard Colin, après cinq années passées à la tête de la branche, a demandé à être déchargé de sa mission, tout en laissant une équipe nationale bien structurée et bien organisée. C’est Vincent Daufresne qui a pris sa suite comme CNR depuis le 31 mars.

- Enfin, comme nous l’avons rappelé plus haut, Jean-Baptiste Mérimée cesse ses fonctions de CNE à l’occasion de l’actuelle assemblée générale. L’équipe nationale éclaireurs est, elle aussi, une équipe bien structurée pour accomplir les nombreuses missions qu’elle assume. Dans l’attente de la désignation d’un nouveau CNE, l’intérim de la fonction de CNE sera assuré par Gwenaël Lhuissier.

Contrairement à ce que pensent certains scouts ou guides, les responsables nationaux du mouvement ne sont pas permanents. Ils sont tous bénévoles et c’est un choix du mouvement. Chacun a des charges professionnelles ou familiales en plus de sa mission dans le mouvement. Cette charge est particulièrement lourde et exigeante. Mais nous pensons nécessaire de conserver ce mode de fonctionnement qui permet d’être plus en phase avec l’ensemble des chefs et cheftaines, en partageant les mêmes contraintes.

De même, il nous paraît important de fixer des limites l’exercice des mandats de commissaire et de chef de groupe, pour que personne ne se considère propriétaire d’une mission qui doit rester un service pour tous. Les hommes et les femmes sont la seule vraie richesse de notre mouvement, et il est important de renouveler nos équipes pour changer les regards, les perspectives, être toujours en éveil et en recherche, avoir un regard neuf et exigeant, ne pas s’accommoder de ce qui ne va pas.

Une fois qu’on a servi à un poste, on peut aller servir ailleurs dans le mouvement si on le souhaite !

Il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire d’aider les équipes nationales. Nous avons l’an dernier souligné l’importance de la mise en place des attachés qui se révèle un système efficace et approprié.

Revues et documents

Le service des publications continue d’être assuré avec efficacité et compétence par « Scout Euro Presse ». Mais là aussi, cette équipe de permanents agit en soutien d’équipes de bénévoles. Si Scout d’Europe, Mowgli chasse et Trace ta Route ont des équipes de branche qui travaillent de façon efficace, il reste à trouver une équipe pour les dossiers de réflexion de Maîtrises, et pour la Lettre aux parents, qui accompagne désormais chaque SdE, et que nous souhaitons aussi adresser aux amis et anciens.

Equipes techniques nationales (ETN)

L’ensemble de l’action des ETN est coordonné et impulsé par Claire et Gwenaël Lhuissier. Plusieurs rencontres des responsables d’équipe ont eu lieu cette année. De nombreuses équipes travaillent dans tous les domaines et assurent des missions de service et d’animation qui soutiennent l’action du mouvement. Ces équipes vivent aussi des temps de vie scoute, comme toute équipe d’aînés, pour ne pas vivre que du scoutisme virtuel.

Citons en particulier :

- Internet : c’est l’exemple d’un service remarquable assuré par une équipe de bénévoles. Philippe Lafontan a pris la suite de Nicolas Lefebvre à la tête de cette équipe. Une trentaine de jeunes travaillent dans l’ombre pour assurer la mise en ligne régulière d’articles et assurer un renouvellement permanent. Il y a une publication nouvelle presque tous les jours. L’Extranet se développe et de nouveaux services vont être proposés, donnant encore plus d’ampleur et d’impact à la vie et à l’action du mouvement. Vous pourrez en avoir une démonstration juste après cette assemblée générale. Notre site fait l’admiration… même des professionnels ! Merci et bravo !

- Les équipes d’expression, coordonnées par Jean-Luc d’Assas, assistant des commissaires généraux pour l’expression : elles ont pour objet avant tout d’aider le mouvement à maîtriser et à améliorer les différentes techniques d’expression. Des équipes sont en place dans les branches, dans les CEP, et soutiennent les grandes activités nationales ou provinciales. Mais les équipes d’expression rendent aussi des services à l’extérieur du mouvement. Notre présence à Lourdes s’est ainsi étendue dans ce domaine particulier et a été très appréciée. Nos équipes sont également sollicitées en d’autres lieux (Chartres, récemment). Nous répondons à ces sollicitations dans la mesure de nos moyens, et à condition que cela n’altère pas la mission première, tournée vers l’intérieur du mouvement. Mais le rayonnement de nos équipes d’expression rejaillit sur tout le mouvement et sur la qualité même de notre scoutisme (art et artisanat, groupes instrumentaux, animation liturgique, patrimoine folklorique, son, techniques de scène, veillées et feux de camp).

- Les équipes qui oeuvrent dans le domaine de la communication se sont réunies au cours d’un week-end. Plusieurs équipes travaillent dans ce domaine (audiovisuel, journalisme, multimédia, relations publiques). L’ETN audiovisuel, le Diaphragme, animé par Christophe Charly, organise le festival du film scout, dont la troisième édition est prévue en septembre 2006 et inaugurera les festivités du centenaire du scoutisme.

- D’autres équipes travaillent dans les domaines plus proches de la vie scoute : campisme et froissartage, environnement et nature, topographie orientation exploration, transmissions. D’autres encore apportent un appui à l’organisation et à la logistique, à l’intervention et aux secours. D’autres enfin aident à pratiquer le scoutisme dans des milieux particuliers : l’air, la montagne, les rivières et lacs. La mer constitue une spécialisation particulière dont nous avons déjà parlé.

Une réorganisation du centre au service du mouvement

Afin d’apporter un meilleur service au mouvement, le conseil d’administration a retenu le principe de localiser à Paris les équipes salariées concourant à la pédagogie, à la direction de l’association, et aux tâches de secrétariat. L’objectif poursuivi est de permettre une collaboration plus étroite entre ces salariés et les responsables nationaux bénévoles. Sont déjà installés à Paris, rue de Clichy, le responsable administratif, juridique et financier, les attachés, la chargée de communication et la secrétaire du président et des commissaires généraux. Le secrétariat rejoindra Paris prochainement.

Resteront à Château-Landon toute l’équipe chargée des inscriptions et de la comptabilité, toute l’équipe de « Scout Euro Presse », ainsi que le salarié chargé du matériel et de l’entretien.

Par ailleurs, Marie de Bonnaventure, rédacteur en chef de « Scout Euro Presse », viendra une fois par semaine rue de Clichy, le jeudi, pour un travail plus proche des commissaires généraux, des commissaires de branche, de leurs équipes, ainsi qu’une plus grande ouverture sur la profession.

Va, ta parole t’engage à camper

La branche louvetisme a fait du campisme son objectif principal pour l’année, en le déclinant en trois défis, un par trimestre. Au premier trimestre il s’agissait d’essayer dans la mesure du possible de faire des feux en sortie, au deuxième trimestre de sortir par tous les temps, au troisième trimestre de fabriquer de petites installations.

Les Akela étaient aidés et soutenus en recevant à chaque début de trimestre une fiche technique leur donnant des idées pour la réalisation des défis. Ces fiches seront bientôt mises sur internet.

Pour les éclaireurs / éclaireuses l’effort de qualité de campisme doit être poursuivi en faisant prendre conscience que la vie quotidienne de la journée comme se laver, préparer l’intendance, faire le feu de bois, faire la cuisine (la meilleure possible), la vaisselle à l’eau chaude etc. fait partie du camp à part entière. Les scouts et les guides qui ont la joie de vivre de tels camps en reviennent enthousiastes ! La qualité d’un camp ne se mesure pas à la hauteur au sol de la tente surélevée ou du nombre de grands jeux. Il est capital que les scouts et guides prennent le temps et les moyens de vivre avec des rythmes et en apprenant à s’adapter aux contraintes de la nature.

Les éclaireuses sont de plus en plus nombreuses à partir en camp de Pâques, certaines unités organisent même des petits camps à chaque période de vacances…

Dans la section scoute, il a été demandé de faire un effort significatif pour que toutes les unités éclaireurs campent à Pâques et que les camps d’été aient une durée de quinze jours au moins. Cet effort a été bien suivi dans les provinces et on constate un sensible redressement de tendance.

De même, quelle que soit la disponibilité des chefs ou cheftaines, il est nécessaire que le rythme des activités d’année soit soutenu et élevé. On ne peut envisager moins de deux activités par mois si on veut que les jeunes se connaissent, nouent des liens et progressent.

Nous remarquons une nette progression des organisations de rallyes de province ou de district par branches qui permettent de vivre des temps forts et grâce auxquels les jeunes prennent conscience de la dimension du mouvement.

Sur l’année qui vient de s’écouler ont été organisées, toutes branches confondues, environ un million de jours de sortie et de camp. Dans la branche verte, une centaine de camps d’été ont été visités par le mouvement et une cinquantaine par les services administratifs.

Va, ta parole t’engage à te former et à progresser

Notre mouvement a toujours fait un effort particulier en matière de formation. Vous le savez, cette formation recouvre trois aspects :

  • la formation pédagogique : la connaissance de la méthode, à travers les weekends de formation de base et les camps écoles ;
  • la formation technique ;
  • la formation personnelle.

La formation pédagogique

a) Les week-ends de formation de base, lancés dès 2000, sont placés sous la responsabilité exclusive des provinces et districts, le programme étant, lui, défini et arrêté au niveau national. Ils sont maintenant organisés de façon systématique partout et permettent de donner à tous les chefs et cheftaines, dès le début de l’année, une formation minimale. Associée à l’expérience constatée dans les « Passeports formation », ils permettent de délivrer une attestation de capacité.

b) Les camps-école (CEP) : le rapport de gestion rappelle que le nombre de CEP et de chefs formés est en augmentation mais, comme l’an dernier, nous soulignons que l’investissement fait par le mouvement est excessif au regard d’une “durée de vie” insuffisante des chefs. Nous sommes sans cesse obligés de « reprendre à zéro » la formation de nouveaux chefs, sans pouvoir approfondir et améliorer la qualité de la formation, notamment à travers les camps nationaux.

c) Les camps nationaux des cinq branches du mouvement seront, pour la première fois cette année, organisés en commun, avec la présence des commissaires généraux, montrant ainsi notre souci de promouvoir et de soutenir cette formation de qualité. Pour faire vivre la méthode dans toute sa richesse, nous avons besoin de chefs expérimentés et formés. Le Seeonee, le MacLaren, le Shamrog, l’Uriyyah ou l’Iter forment les cadres et les scoutmestres dont notre mouvement a besoin pour s’enraciner dans la riche tradition du patrimoine scout et réfléchir à la mise en oeuvre du scoutisme aujourd’hui. Ils permettent aussi de rencontrer les équipes nationales de branche et de renforcer la cohésion et l’unité d’action du mouvement.

Enfin, il ne faut pas oublier, qu’au-delà des camps de formation, la formation pédagogique s’effectue tout au long de l’année, par le soutien et l’action de chefs expérimentés dans les districts : les assistants de branche sont à la disposition des chefs de groupe et des chefs d’unité pour les aider à mettre en oeuvre la méthode le plus possible. Ce réseau de soutien pédagogique est inégalement dense, selon les branches et les régions, et souligne d’autant plus la nécessité de chefs formés par les camps nationaux.

La formation technique

La formation technique est souvent transmise par la tradition de chaque unité. Cette formation pratique est nécessaire, mais elle doit être renouvelée et certaines richesses doivent être redécouvertes. Le mouvement organise de nombreuses formations techniques, soit dans les provinces, soit par l’intermédiaire des équipes techniques nationales. Les formations dans les techniques de l’expression, du pionniérisme et du froissartage, des techniques d’orientation et d’exploration, de vie dans la nature, sont d’une grande qualité.

La formation personnelle

Tout chef s’engage à poursuivre sa formation personnelle pour assurer son service. Cette formation générale, humaine et spirituelle, est donnée dans le cadre des équipes de chefs : les clans et feux intermaîtrises. Un programme de formation générale a été arrêté, depuis cinq ans, et commence à être effectivement donné.

Cette formation n’est pas superflue. Le scoutisme est un moyen de donner une formation complémentaire qui fait cruellement défaut à de nombreux jeunes aujourd’hui. Cette année, deux provinces ont organisé des activités de type « Forum amour et vie », qui ont connu un très grand succès qualitatif et quantitatif, en Lyonnaise et dans le Haut-Languedoc. Trois cents chefs et cheftaines ont participé à chacune de ces formations.

La formation elle-même doit déboucher dans une démarche de progression personnelle. Le mouvement en propose une, à travers le départ routier et l’engagement guide-aînée, fondé à la fois sur un accompagnement personnalisé sur le plan humain (parrain routier, marraine RS) et spirituel (conseiller spirituel) et sur un style de vie, celui du dépouillement et de simplicité de la route. L’Euromoot, l’an prochain, sera une incitation à avancer encore plus dans cette direction, mais nous encourageons les commissaires à organiser des routes de chefs et de cheftaines pour favoriser la formation et l’unité.

La formation des formateurs

Chaque branche organise la formation de ses formateurs, à travers les camps nationaux de branche et à travers des week-ends des cadres de la branche.

En outre, un week-end général réunit les maîtrises de camps-école. Plus de soixante se sont retrouvés à Chevilly-Larue en novembre dernier. Des outils communs ont été développés, mais nous devons faire un effort plus soutenu et plus constant pour mettre en place une structure plus efficace de coordination de la formation.

Les CEP habilités BAFA

Deux CEP habilités BAFAont été organisés en Ile-de-France et deux autres sont prévus d’ici la fin de l’année. Ces CEP demandent un effort important au mouvement mais constituent aussi des expériences intéressantes, notamment en ce qui concerne le travail interbranches et l’intégration d’éléments de formation générale dans notre formation scoute traditionnelle.

Ces stages demandent une organisation particulière de nos CEP et cela demande beaucoup d’énergie au mouvement. Pour cette raison, nous avons entrepris une démarche auprès du ministère de la jeunesse et des sports afin que la qualification de chef d’unité et l’exercice de ces fonctions permettent d’obtenir le BAFA par équivalence, dans des conditions à définir avec le ministère.

Va, ta parole t’engage à vivre en frère

Amis et anciens

Le réseau des amis et anciens se met en place progressivement sous la responsabilité de Dominique Cabuil. Plusieurs se sont retrouvés à l’occasion du dernier rassemblement de Vézelay. Des correspondants sont mis en place dans les provinces, puis districts. 2007 devrait être l’occasion de marquer une étape significative.

Vivre en frères avec l’UIGSE

L’équipe nationale a participé au conseil des commissaires généraux et au conseil fédéral en Allemagne après les JMJ. Le conseil a permis d’approfondir les actions et les projets communs de l’Union. La province Notre-Dame Royale a soutenu l’association lituanienne. Le Maine-Anjou a accueilli des unités de Tolède. Des chefs russes ont participé à plusieurs camps français. Plusieurs camps ont eu lieu à l’étranger : Irlande, Allemagne, République Tchèque, Finlande.

Enfin, depuis janvier, la France a participé à plusieurs réunions avec des groupes régionaux de pays de l’Union. Plusieurs projets sont en cours pour l’été prochain : nous en parlerons dans le rapport moral de 2007 !

Vivre en frères avec les autres associations de scoutisme

Cette année, nous avons continué de rencontrer la Fédération des Éclaireurs et Éclaireuses et les Éclaireurs Neutres de France, membres de la Conférence française de scoutisme. Nous avons également poursuivi des échanges réguliers avec les Scouts Unitaires de France.

Mais des avancées importantes ont eu lieu avec des mouvements du Scoutisme français et en particulier avec les Scouts et Guides de France, notamment à l’occasion de la préparation des célébrations du centenaire du scoutisme.

En 2007 sera célébré le centième anniversaire du premier camp scout, qui a eu lieu en 1907 dans l’île de Brownsea. L’Organisation Mondiale du Mouvement Scout (OMMS) a décidé de fêter ce centenaire dans le monde entier, autour du thème: « Un monde, une promesse ». Même si nous ne faisons pas partie de l’OMMS, il nous a paru évident de nous associer à cette célébration, cette fête étant aussi celle de nos scouts, guides, louveteaux, louvettes, routiers, équipières pilotes, chefs et cheftaines.

Trois objectifs pour nous :

  • Promouvoir une image positive du scoutisme : des moyens de communication importants vont être mis en œuvre dans le monde entier. C’est une occasion de faire connaître le scoutisme, d’en parler en bien, de montrer son importance depuis un siècle, dans notre pays en particulier, de montrer sa pertinence actuelle, de montrer aussi la place singulière du scoutisme catholique en France et de l’aide éducative qu’il peut apporter à la jeunesse actuelle.
     
  • Faire connaître notre mouvement, montrer sa richesse, son dynamisme, accueillir de nouveaux jeunes et chefs.
     
  • Avancer vers le respect mutuel des associations de scoutisme en France et parvenir à donner des signes d’unité dans la diversité. Une après-midi commune avec huit autres associations de scoutisme est organisée le dimanche 1er juillet 2007 à Paris et dans cinq autres grandes villes françaises. (Scouts et Guides de France, Scouts Unitaires de France, Eclaireurs et Eclaireuses Unionistes de France, Eclaireurs et Eclaireuses Israélites de France, Scouts Musulmans de France, Eclaireurs Neutres de France et Fédération des Eclaireurs et Eclaireuses). Toutes ces associations ont la volonté commune de bâtir une après-midi à partir de ce qui nous rassemble et en respectant ce qui nous différencie. La mise en application directe pour nous de vivre concrètement l’unité des diversités.

Pour les scouts et les guides, l’objectif pédagogique est de les faire progresser sur la voie de la fraternité et de la paix : l’article 4 de la loi sera particulièrement mis en exergue: le scout (la guide) est l’ami de tous et le frère de tout autre scout (guide).

En plus de la journée du 1er juillet, des fêtes du scoutisme seront organisées un peu partout en France à l’initiative des districts et des groupes locaux en y associant les autres mouvements.

Organisation du troisième festival interscout du film scout sur le thème « Cent ans d’aventures scoutes », ouvert aux autres mouvements qui souhaitent participer. Ce festival est prévu le weekend du 30 septembre, il est encore temps de s’inscrire auprès de Christophe Charly.

Organisation d’un jeu scénique national, qui serait présenté à l’Euromoot et pourra ensuite être joué dans plusieurs villes de France, avec la participation des groupes et unités locales. Ce jeu scénique est en effet prévu sous forme de modules.

S’associer à la cérémonie de renouvellement de la promesse, qui aura lieu au lever du soleil le 1er août 2007, dans le monde entier et organiser la participation de nos jeunes et des anciens du mouvement scout. Proposer au moins un lieu et une heure par département et diffuser largement l’information.

Inciter et participer à l’Euromoot, Eurojam des aîné(e)s, pilotes, chefs, cheftaines et commissaires, comme exemple de la contribution du scoutisme à la construction de la paix, en Europe, qui aura lieu du 4 au 11 août. (voir Le Relais de Poste n°114 de mars 2006).

Encourager l’organisation d’un nombre important d’Eurocamps regroupant trois unités de trois pays différents. On peut en imaginer dans chaque pays de l’Union ou réunir symboliquement une troupe ou une compagnie de chaque pays de l’Union. On peut imaginer également une cérémonie commune le 1eraoût pour le lever du soleil et éventuellement une activité commune de type « grand jeu » ainsi qu’un feu de camp.

Projets à l’étude : Relier les différentes fêtes du scoutisme par le voyage d’une montgolfière scoute, porteuse du message de paix et d’espérance du scoutisme. Organisation d’un colloque national avec des chercheurs, historiens, sociologues, sur l’apport du scoutisme aux sciences de l’éducation, au bénévolat, aux actions en faveur de la jeunesse.

Vivre en frères avec les jeunes porteurs de handicap

L’accueil au sein d’une unité d’un jeune porteur de handicap doit être au maximum facilité. Nous sommes conscients qu’il n’est pas sans difficulté mais nous sommes convaincus aussi qu’il s’agit d’aider les jeunes à vivre la vie. Le handicap fait partie de la vie, nous ne pouvons le nier. Nous voulons soutenir et remercier particulièrement les chefs et cheftaines qui acceptent de vivre cette aventure, parfois difficile certes mais une aventure qui fait comprendre qu’il est possible de concilier scoutisme et handicap même plus: vie et handicap. Merci à vous et vous êtes de plus en plus nombreux.

Vous êtes également très discrets, c’est une qualité, mais nous serions reconnaissants à toutes les cheftaines ou chefs accueillant un jeune porteur de handicap dans leur unité, de se faire connaître auprès de leur commissaire national de branche qui transmettra à Catherine Brachet, responsable de la commission handicap. Elle pourra ainsi, avec son équipe, mettre en place des outils, des conseils pour vous aider dans cet accueil afin que toute l’unité continue à vivre un louvetisme, un scoutisme ou un guidisme de qualité.

Cette commission a transmis aux mestres de camp pour les CEP de Pâques un document destiné à expliquer l’accueil du handicap, comment faire pour que cela se passe au mieux. La compagnie de guides handicapées psychomoteur de Paris/Versailles est une autre aventure qui nécessite un charisme particulier que Charlotte Puvis met en oeuvre avec compétence et enthousiasme, aidée de plusieurs assistantes rayonnantes.

Handisport : En juin 2005, la Fédération française handisport s’adresse à nous dans l’urgence pour trouver une aide bénévole dans l’organisation du championnat d’Europe handisport de basket-ball qui se déroule à Paris (compétition d’adultes handicapés).

Notre mission consistait pendant les matches à approvisionner les joueurs et arbitres en eau, éponger, sécher le terrain dès que nécessaire, et renvoyer les balles sorties du terrain. Pendant les repas, porter les plateaux des athlètes qui le désirent, débarrasser les tables des plateaux, replacer les tables et les chaises. En dehors des matches, manutention du matériel, charger et décharger dans les camions les fauteuils roulants expédiés sur l’autre site de compétition.

Bravo à Meudon qui, guides, scouts, routiers et chefs proposent ensemble 273 demi-journées de service ! C’est impressionnant ! De nombreux télégrammes afflueront sur le forum Internet dont celui-ci : « Ambiance super - stop - A l’occasion de la pause, 1re Meudon fait un match contre l’équipe de France de handi Basket - stop - Avons perdu - Sniff -stop - Equipe de France plus forte, même en fauteuil - Youpi - stop. »

Bilan de ce type d’opération :

  • Le service est concret, il est à la portée des plus jeunes tout en nécessitant la présence d’un encadrement scout adulte.
  • Nos jeunes assurent des services difficiles et exigeants dans une ambiance chaleureuse. Le port de l’uniforme les fait se distinguer des autres bénévoles ; ils bénéficient d’un regard a priori positif mais, parce qu’ils sont guides et scouts, il est attendu beaucoup d’eux.
  • Il convient de noter que c’est un cadre d’entente avec les autres guides et scouts d’autres mouvements où tous se retrouvent dans un but partagé avec un même style, celui du « service scout ».
  • Le niveau épatant des sportifs, qu’ils soient jeunes ou adultes : nos guides et scouts sont édifiés, construits par les leçons de volonté. En se mettant au service de ces champions du courage, nos jeunes reçoivent beaucoup en retour : la joie de vivre, la volonté, le courage, l’expression forte de la dignité humaine.

En conclusion, je vous livre cette réflexion d’un louveteau d’Antony (92) : « On voit d’abord le handicap, on ne voit que le handicap. Puis, quand on rencontre la personne, que l’on parle avec, on ne voit plus que la personne… on a rencontré une personne ! »

Va, ta parole t’engage à vivre en Église

JMJ 2005

Les Guides et Scouts d’Europe ont participé en nombre important aux Journées mondiales de la jeunesse de Cologne, du 10 au 31 août 2005. Nous avions fait cette année le choix de ne pas organiser d’activité propre aux Guides et Scouts d’Europe, mais de nous intégrer aux différents diocèses français. Les Scouts d’Europe sont venus soit en unités constituées (clans ou feux), soit individuellement. Ils ont participé à la préparation dans les diocèses. Ils ont sans doute été moins visibles mais tout aussi présents et actifs !

Les familles allemandes qui les accueillaient furent enthousiastes. L’accueil dans les paroisses et diocèses a été bon et peu de jeunes ont été hébergés dans des gymnases ou lieux collectifs. Les jumelages existants entre les diocèses français et allemands et les communes ont facilité l’accueil.

Un lieu d’accueil et de prière a été animé par les Scouts d’Europe pendant les JMJ, de même que plusieurs catéchèses données par des évêques français. Dans le cadre du festival de la jeunesse, l’équipe expression du mouvement a assuré l’organisation et l’animation d’un bal folk.

Pastorale des jeunes

Le mouvement participe régulièrement aux rencontres des mouvements éducatifs au niveau national (avec les autres mouvements de scoutisme catholiques, le MEJ, les Jeunesses mariales…).

Rassemblement des conseillers religieux

Une cinquantaine de conseillers religieux du mouvement se sont réunis, auprès de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, au mois de janvier.

Monseigneur Rivière, nouveau président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes, a présidé l’Eucharistie à la basilique. Il a rencontré nos CR dans un échange riche et confiant. Sa présence est un encouragement très fort pour chaque prêtre dans son ministère auprès des jeunes du mouvement.

Plusieurs interventions des commissaires généraux et nationaux, sur la méthode et pour la présentation du mouvement, ont permis de nombreuses questions et réflexions. Ces journées sont un temps très fraternel. Encourageons tous les CR à y participer !

Va, ta parole t’engage à réfléchir

Vous le savez, le mot « scout » se traduit en français par « éclaireur ». L’éclaireur, c’est celui qui cherche des pistes, qui indique la route à suivre, qui marche en avant. Le scoutisme a été à l’origine de découvertes pédagogiques et éducatives originales. Si nous sommes attachés à la tradition et au patrimoine du scoutisme, nous devons rester éveillés et attentifs aux besoins des jeunes et au contexte de notre temps.

Être scout, c’est aussi réfléchir pour s’adapter et être efficace en restant fidèle à la méthode et à l’idéal du scoutisme.

Le mouvement a toujours constitué des groupes de travail ou commissions qui ont été mises en place au niveau national. Récemment, une réflexion de grande ampleur avait été lancée avec le grand conseil des GSE, en 2000. L’ENE avait lancé l’opération BP XXI.

Ces commissions n’ont pas un rôle décisionnel. Ce n’est pas parce qu’une commission existe que des modifications ou réformes vont nécessairement avoir lieu, mais nous pensons indispensables de disposer, sur des sujets importants, d’une analyse et d’une réflexion complètes qui permettront d’éclairer les décisions éventuelles, après discussion dans les instances et conseils appropriés.

Les commissions actuellement constituées travaillent sur l’engagement (Bernard Mathieu), la valorisation de la mission de chef d’unité (Jean-Marie Nessi), l’adaptation des structures d’animation territoriale (François de Chaillé), l’uniforme (Franck Drouet), la direction et l’organisation du mouvement (Bertrand Bouchend’Homme).

La décision de principe a été prise de constituer un conseil « Santé, sécurité, prévention » chargé d’apporter un éclairage aux responsables nationaux sur ces questions et d’exploiter systématiquement tout retour d’expérience qui lui sera communiqué. Il travaillera notamment, mais non exclusivement, à partir des statistiques de déclaration d’accident à notre assureur. Les membres de ce conseil ne sont pas encore désignés.

Va, ta parole t’engage à être citoyen

Former de futurs citoyens, c’est aussi inscrire notre action tout au long de l’année dans le cadre des institutions de notre pays.

La réglementation

Depuis la publication de la loi du 17juillet 2001, le scoutisme ne faisait plus l’objet d’une réglementation particulière adaptée à ses spécificités. Les mots « scout » et « scoutisme » n’étaient plus mentionnés dans les textes réglementaires. Les Guides et Scouts d’Europe, avec d’autres associations, ont mis en évidence auprès des pouvoirs publics l’inadaptation d’une réglementation uniforme pour tous les accueils de jeunes en dehors de la famille et de l’école.

À la suite de nombreuses réunions de travail auxquelles nous avons participé, le ministère de la Jeunesse et des sports s’apprête à publier un décret dans lequel serait institué un accueil de jeunes dénommé « accueil de scoutisme » réservé aux associations agréées Jeunesse et sports sur le plan national dont l’objet est la pratique du scoutisme. Ce décret qui reconnaît donc le principe d’une spécificité du scoutisme devrait permettre ensuite de décliner une réglementation adaptée à nos pratiques, dans la limite des exigences qui découlent de la responsabilité confiée à l’État pour la protection des mineurs en dehors de leur famille. Nous participons actuellement à des réunions de travail sur les procédures de déclaration qui, nous l’espérons, devraient être plus simples que celles que nous appliquons actuellement.

Par ailleurs, nous poursuivons notre participation au groupe de travail chargé de la rédaction d’un guide de bonnes pratiques alimentaires en plein air qui viendra se substituer à l’instruction du 9 juillet 2002 relative à l’hygiène alimentaire. La date de publication de ce guide n’est pas connue.

Toutes ces évolutions sont intéressantes pour l’avenir proche, mais aujourd’hui la réglementation applicable pour les camps d’été et la préparation de la rentrée est celui de notre livret « Réglementation des activités », édition revue et mise à jour en mars 2006.

Qualification des chefs

La réglementation (arrêté du 21 mars 2003) reconnaît les licences de chefs délivrées par les Guides et Scouts d’Europe comme qualification suffisante pour l’encadrement et la direction de nos activités.

Par ailleurs, l’habilitation générale pour la région Ile-de-France obtenue les années 2004, 2005 et 2006, nous permet d’organiser des stages BAFA dans le cadre de nos CEP. Sur l’année civile 2006 nous organisons trois stages BAFA.

Transparence financière

Le déroulement de l’opération « Mille et un comptes » et son heureux résultat (certification des comptes de l’association des Guides et Scouts d’Europe) placent notre association parmi celles qui satisfont aux plus hautes exigences en matière de transparence financière. Merci à tous ceux qui ont contribué à ce succès, en particulier aux mille mandataires qui ont répondu aux demandes parfois insistantes de la part de l’équipe des « Aladins », et à l’équipe des « Aladins » qui a fait preuve de beaucoup de persévérance pour aboutir à ce résultat.

Il faut maintenant consolider ce succès pour les années à venir avec la mise en place de trésoriers comptables de district bénévoles qui apporteront une aide aux mandataires des comptes.

Cette exigence de transparence étant satisfaite, nous allons maintenant pouvoir déposer notre dossier de demande de reconnaissance d’utilité publique dans la suite des décisions de l’AG du 4juin 2005 et de la modification de nos statuts adoptée lors de cette même AG.

Procédures judiciaires

Comme toute personne exerçant des responsabilités, les chefs et les dirigeants du mouvement peuvent avoir à rendre compte de leur action devant la justice.

À la suite d’un incident mineur en rade de Brest en juillet 2005, incident relevant plus de la fausse alerte que de l’événement de mer, un de nos chefs a été cité devant le tribunal correctionnel de Brest pour mise en danger d’autrui.
L’association a pris en charge financièrement la défense de ce chef et a contribué à la constitution du dossier en défense montrant que la maîtrise contrôlait parfaitement la situation, que les scouts n’avaient couru aucun risque et qu’aucune faute grave ne pouvait être reprochée.

Le jugement sera connu le 26 mai prochain.

Conclusion

• Développement du mouvement et démarche d’unité en 2007

Ce rapport moral donne un aperçu de la multiplicité des actions engagées et du dynamisme de notre mouvement, malgré les difficultés et contraintes de toutes sortes. Nous continuons d’avancer et de progresser mais du travail reste à faire pour que nous soyons à la hauteur de l’espérance mise en nous par les jeunes, les familles, l’Eglise et les pouvoirs publics.

En 2007, nous souhaitons montrer la vitalité du scoutisme.

En célébrant son centième anniversaire, nous voulons aussi montrer sa modernité et le proposer au plus grand nombre d’enfants et de jeunes. Nous inviterons le mouvement à un effort de développement, à aller de l’avant. En même temps, nous souhaitons voir progresser l’esprit de paix et d’unité qui doit caractériser les relations entre scouts et guides du monde entier.

Voilà pourquoi, nous vous proposons de construire nos programmes d’année 2006/2007 autour du thème :

« Unis par la promesse »

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