|

Le Scoutisme se vit aussi dans la cité
Le scoutisme se vit dans la nature et aussi dans
la cité. Dès le temps du louvetisme, nous apprenons
au jeune qu'il est fait pour retourner chez les hommes. Une éducation
qui formerait des personnes inaptes à vivre dans le monde,
ne se serait en aucun cas du scoutisme. Nous voulons former des
hommes et des femmes, qui soient hommes et femmes dans le monde.
(Jn 17,11 et 14)
La cité est une donc une dimension essentielle
pour nous.
Depuis de nombreuses années les Équipes
Nationales ont su prendre les décisions nécessaires,
quitte à rompre avec certaines « traditions »
afin que nous respections aussi les autres habitants de la cité.
Par notre comportement, par nos usages, nous pouvons choquer, et
ainsi porter atteinte au Mouvement.

A-t'on le droit de choquer ? — La « tradition »
est-elle immuable ?
Lorsque
les Scouts d'Europe allemands nous ont demandé, il y a 20
ans environ, que le salut brandi ne soit plus pratiqué dans
l'Association, il y a eu des levées de boucliers ici où
là. Pourtant, imaginons la réaction du passant voyant
un groupe de jeunes rassemblés « au carré »
et chantant le bras droit levé à l'oblique, main tendue…
de loin, il n'a pas vu que deux doigts, deux doigts sur cinq, étaient
repliés…
En réponse à cette demande de nos
frères allemands, nos chefs ont décidé de modifier
le « Cérémonial » et de mettre
fin à un geste symbolique, vieux de 70 ans, celui de porter
haut et loin le salut scout.
Une autre anecdote : il y a quelques mois, une
ancienne cheftaine Guide d'Europe voit dans les rues d'Ars deux
Scouts d'Europe en bel uniforme se diriger l'un vers l'autre, un
franc sourire éclairant leurs visages. Le cur de cette
cheftaine bondit : deux Scouts d'Europe, deux frères
pour elle ; ils représentent son engagement passé
et toujours si présent, son service rendu. Les deux garçons
se rapprochent, et se figent au milieu de la rue, dans un garde-à-vous
à faire rougir d'envie un légionnaire, à claquer
les talons comme des petits soldats, à se faire de grands
saluts qui se terminent en claque-cuisse retentissants. « J'en
ai été gênée, pour ce Mouvement qui a
été, qui est toujours, le mien ! »
concluait cette cheftaine.

Avec l'uniforme, nous portons la responsabilité de l'image
du Mouvement
Quand nous portons l'uniforme scout, nous endossons
en même temps la responsabilité de l'image que nous
donnons de nous mêmes et que le passant va associer à
notre Mouvement. Notre liberté s'arrête là où
celle du Mouvement commence. Particulièrement quand je suis
en uniforme des Guides et Scout d'Europe, je n'ai pas la liberté
de faire « coller » par mon comportement une
fausse image à l'ensemble du Mouvement.
Je vais donc essayer de respecter par mon comportement,
par ma tenue, cet uniforme et tout l'idéal qu'il représente.
Cet héritage m'a été confié, je n'en
suis pas propriétaire. Ainsi, quand j'aime avoir les cheveux
courts, parce que c'est pratique, facile d'entretien, et que çà
me plaît, je ne confonds pas cheveux courts, avec crâne
rasé. Quand mes chefs demandent pour toutes les raisons qui
ont été déjà expliquées en long
en large et en travers, à ce que les rangers disparaissent,
j'obéis, parce que je suis scout, et qu'un scout est loyal
à ses chefs, et qu'il obéit sans réplique.

Choisir ses héros
L'exemple qui m'est proposé par le scoutisme
européen, c'est Jésus-Christ, et non pas Rambo. Je
cherche mes héros dans la collection des grands de ce siècle
: Jean-Paul II, Mère Thérésa, le Professeur
Lejeune, et cette foule immense de chercheurs de Dieu et de chercheurs
de l'Homme.

|