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En
affirmant que le scoutisme, c’est le civisme à l’école
des bois, Baden-Powell soulignait que la vie scoute dans la nature
conduisait à s’engager au service de la cité. Notre
charte, dans son article 8, rappelle l’importance que le scoutisme
attache à la formation de « l’homme social
: il enseigne l’amour de la patrie, le sens de l’honneur, la vraie
fidélité, le respect de l’engagement pris, le goût
des responsabilités civiques dans le cadre des communautés
naturelles. » Le scoutisme conduit progressivement
à la découverte d’une conception chrétienne
de la vie sociale, exprimée dans la doctrine sociale de l’Église,
qui place au premier plan la dignité de tout homme.
La construction de l’Europe est une autre dimension de notre
scoutisme. Nous sommes convaincus que la redécouverte et
la prise en compte de ses racines spirituelles communes est une
chance pour construire l’Europe d’aujourd’hui. Les
Scouts d’Europe ont été d’étonnants
précurseurs avec la relance du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle
en 1975… Il ne s’agit pas de reconstruire la chrétienté
du Moyen-Âge, mais bien d’engager chaque jeune à
participer à la Nouvelle Évangélisation de
l’Europe à laquelle nous appelle Jean-Paul II. À
notre modeste place, nous y contribuons.
Les Guides et Scouts d’Europe, grâce à leur
expérience enracinée dans la tradition scoute, à
la qualité pédagogique de leurs équipes nationales,
donnent les moyens de vivre à fond tous les éléments
de cette méthode, harmonieuse et équilibrée.
Nous y croyons trop pour bousculer un de ses fondements. Pour autant,
nous ne sommes pas figés, ni sclérosés. Sur
de nombreux points, des nouveautés ou des précisions
l’ont enrichie (redécouverte et mise en valeur du système
des patrouilles : les postes d’action (1)
dans les patrouilles, le système des épreuves de classe
avec MIBP (2) et TA
(3), l’heure Route
(4) ou le moment Lumière
(4)…).
La méthode vit, le mouvement aussi. Il doit tenir
compte du contexte social et culturel dans lequel vivent les jeunes
aujourd’hui. Des adaptations ou des évolutions ont été
et seront encore indispensables pour continuer d’intéresser
les jeunes au scoutisme. Tout l’enjeu est de ne rien faire qui puisse
dénaturer ou dévoyer une méthode qui reste
pertinente et moderne et qu’il faut avant tout nous efforcer de
connaître et d’appliquer le mieux possible. C’est la première
mission de tout chef.
Nous affirmons haut et fort que le scoutisme est une chance
et une richesse pour les jeunes d’aujourd’hui, pour notre société,
pour l’Église. Notre mouvement a montré sa maturité
et contribue à construire le scoutisme du 3e millénaire.
Les Commissaires Généraux
Marie-Noëlle COEVOET Pierre LONCHAMPT
Le Président
Bertrand BOUCHEND’HOMME
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