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L'homme
a-t-on dit, est un « animal religieux ». Le
paganisme lui-même témoigne de cette vérité.
Baden-Powell, qui est le fils d'un pasteur anglican, ne méconnaît
pas l'existence des athées.
« Rien qu'en Grande-Bretagne, on en
compte neuf sociétés. Libre à elles d'avoir
leurs propres opinions sur ce sujet, mais quand elles essaient d'imposer
leurs idées aux gens, comme cela arrive toujours, elles deviennent
les pires ennemies (du genre humain) »
« La Route du Succès », 1946, page 195,
voir aussi texte anglais
Baden-Powell ne prend pas au sérieux ces esprits forts.
Il dit seulement qu'il faut: « éviter
d'être dupé par les hâbleurs athées »
(même livre page 197).
Par contre il voit une expression de la nature de l'Homme
dans la religiosité spontanée de beaucoup de ses compagnons
d'existence.
« J'ai connu, écrit-il, dans
les forêts de l'Amérique du Nord, des hommes profondément
croyants quoiqu'ils n'eussent aucune instruction religieuse
dans leur enfance ; ils avaient été amenés
à Dieu par ce qu'ils avaient vu de Ses uvres et
des merveilles qu'il a répandues dans la nature. Ils
avaient compris que, faisant eux-mêmes partie de cette merveilleuse
création, ils avaient reçu des dons plus précieux
que les autres êtres vivants : la raison, le sentiment de
la beauté, le sens divin de la charité envers autrui
; et dans tout cela, ils voyaient le reflet de l'esprit de
Dieu en leur âme »
« La Route du Succès »,
traduit de l'anglais
cf. aussi le texte de l'édition française de
1946, p. 196
Deux questions se posent immédiatement :
Baden-Powell est-il un simple théiste que la contemplation
de la Création jette aux pieds de Dieu ?
D'autre part, s'agit-il d'une pensée religieuse
personnelle ? Fait-il de la vie spirituelle une chose accessoire,
un à-côté dont pourrait très bien se
passer la formation de l'enfant et de l'adolescent ?
Baden-Powell entend que le scoutisme soit basé sur une
véritable religion, ce qui suppose des dogmes, un culte organisé,
des prescriptions morales, et pas seulement un sentiment religieux.
« L'homme n'est pas grand chose
s'il ne croit pas en Dieu et n'obéit pas à
ses lois »
« Éclaireurs »,
éd. Delachaux, 13e édition, 1946, page 222
Tout le monde connaît la déclaration qu'il
a faite au R.P. JACOBS, aumônier général du
scoutisme belge :
« Le Scout est un croyant et je répudie
toute forme de scoutisme qui n'a pas la religion pour base »
Journal « Cité Chrétienne »,
Belgique le 5 avril 1934
Cette déclaration, qui figure en tête de notre
Charte et de notre
Directoire Religieux, n'est pas un texte isolé.
« La direction du ciel est dans la vie la
plus importante de toutes les directions »
« Le Livre des Louveteaux »
« Chaque éclaireur doit avoir
une religion »
« Éclaireurs », 13°
édition, page 222
« On attend de chaque scout qu'il
se rattache à une confession religieuse et qu'il en
suive les cultes »
même ouvrage, page 283

L'Œcuménisme
de Baden-Powell
Baden-Powell énumère les principales religions sans
aucune limitation :
« Catholicisme, protestantisme, judaïsme,
islamisme, etc… Le point essentiel est que tous adorent Dieu,
quoique de différentes façons. Ils ressemblent à
des soldats d'une même armée… »
même ouvrage, page 222
Il ne doit pas y avoir, dit-il, de « mauvais sentiments »
entre les divers corps de cette armée. Aussi s'efforcera-t-il
dans l'organisation du mouvement scout de tenir les portes
ouvertes aux diverses religions. Mais il ne va pas chercher à
les rassembler en se lançant dans une tentative hasardeuse
pour définir une pédagogie cuménique
ou syncrétiste.
Le fonctionnement du mouvement scout serait peut-être facilité
par le nivellement de toutes les formes de croyance. Mais Baden-Powell
repousse une telle solution. Il recherche au contraire les moyens
qui doivent permettre à chaque confession de promouvoir une
véritable éducation de la foi :
« Si nous avions commis la faute d'ignorer
complètement la religion ou d'essayer de lancer une
religion scoute, ce qui, en fait, n'eût été
qu'une sorte de neutralité, nous n'aurions jamais
réussi à devenir ce que nous sommes… »
« Headquarters Gazette »
mai 1916, page 118
Partout où c'est nécessaire, il préconise
la création de « guildes » religieuses
pour permettre la libre expression des minorités confessionnelles.
Lorsque la cohabitation des croyances s'impose, il rejette
tout ce qui pourrait entraîner dans l'esprit des jeunes
un risque de confusion ou de scepticisme. Il édicte cette
règle que nous avons reprise à l'article 8 de
notre Directoire
Religieux :
« Lorsqu'il existe dans une troupe des
cultes différents, on n'organisera pas de services en
commun »
« Éclaireurs »,
13e édition, page 283
« C'est à dessein, dit-il,
que nous n'avons parlé de l'observation des pratiques
religieuses qu'en termes généraux : nous
tenions à laisser les mains libres aux organisations et aux
individus… »
même ouvrage, page 282
Toutefois ce serait une lourde erreur d'interpréter
cette discrétion de Baden-Powell comme une volonté
de laïciser l'expression de ses idées. Toute forme
de « neutralité philosophique et religieuse »
eut été radicalement contraire à son tempérament
comme à sa culture.
La méthode qu'il définit est applicable à
toutes les religions d'une manière analogique. Mais
c'est du Christianisme seul que lui-même tire des modèles
et des exemples. Nul ne peut lire sérieusement les textes
de B.P. sans être obligé d'admettre que sa conception
du scoutisme est non seulement inspirée mais toute entière
pénétrée en profondeur par une pensée
chrétienne.

L'union du scoutisme et de la foi
Sa foi s'alimente à une double source :
« La première, c'est la lecture
de ce vieux et admirable livre, la Bible, qui, en plus de la Révélation
divine qu'elle apporte est un merveilleux livre d'histoire
et de poésie, aussi bien que de morale. »
« La seconde, c'est la lecture
de cet autre livre merveilleux, le livre de la nature… »
« La Route du Succès »,
page 198
Baden-Powell est un baptisé qui se réclame d'une
religion révélée et dont toute l'uvre
est dominée par la figure du Christ.
« Le Chrétien, dit-il, professe
que Jésus-Christ a voulu vivre parmi les hommes pour leur
faire mieux comprendre que Dieu est tout amour et que les sacrifices,
tels qu'on les pratiquait dans les vieilles religions superstitieuses
Lui étaient moins agréables que le sacrifice de soi-même »
« La Route du Succès »,
traduit de l'anglais
cf aussi le texte de l'édition française de 1946,
page 197
Mais le scoutisme de B.P. ne saurait se contenter de l'appartenance
individuelle de ses membres à telle ou telle confession,
comme si la Religion et le mouvement scout devaient rester nettement
séparés :
« Une organisation comme la nôtre manquerait
son but si elle n'apprenait pas aux enfants la Religion »
« Scouting for Boys »,
1ère édition, page 228
Une éducation dont les éléments divins, qui
sont les garants et les justificatifs de la formation humaine, se
seraient complètement atrophiés, pourrait-elle aider
valablement les jeunes à s'épanouir suivant leur
nature et d'après leur finalité ?
D'autre part il est clair que Baden-Powell ne fonde guère
d'espoirs sur un Christianisme intellectuellement développé
mais pratiquement infirme et coupé du réel. Il a pu
observer, dit-il, chez nombre de ses concitoyens le divorce lamentable
qui existe entre la vie et une religion « limitée
aux seuls exercices du dimanche ». Il veut proposer
aux jeunes « un christianisme pratique »,
« une religion de tous les jours ».
Religion et scoutisme doivent se compénétrer intimement
et se renforcer mutuellement. La religion sera la base du scoutisme
et lui donnera une âme. Le scoutisme dans ses services et
dans toutes les activités fera passer la religion dans la
vie :
« Le but de l'éducation scoute,
c'est de remplacer les préoccupations du moi par celles
du service, de rendre les jeunes vraiment forts, au moral comme
au physique, et de leur donner l'ambition de mettre leurs forces
au service de la communauté. Je n'entends pas par là
seulement les services de l'armée et de la marine. Nous
n'avons dans notre mouvement aucune visée militaire.
On n'y fait pas l'exercice. J'entends l'idéal
de servir nos semblables. En d'autres termes, nous visons à
mettre le christianisme en pratique dans la vie et les actes de
chaque jour, et pas seulement à en professer les doctrines
le dimanche »
« Scouting for Boys »,
Préface à la 14e édition anglaise
chez Delachaux et Niestlé, 1932

Un christianisme pratique
On chercherait en vain dans l'uvre écrite de
Baden-Powell une courte définition de ce qu'il appelle
« le christianisme pratique ». Il faut
se rappeler qu'il se défie beaucoup des exposés
systématiques. Que cela plaise ou non, nous devons constater
qu'il n'a jamais fixé plus de quatre buts au scoutisme
: la santé, le sens du concret, la formation du caractère
et l'esprit de service. C'est par la suite qu'un
cinquième objectif a été ajouté, un
objectif qui est pour nous le but suprême : la recherche de
Dieu.
Faut-il voir là un fait favorable à la thèse
du scoutisme neutraliste ? Ce serait un bien pitoyable argument.
Baden-Powell n'a rien d'un Latin (ses racines sont ailleurs).
Les classements, les divisions, les cloisonnements fabriqués
par l'esprit humain n'ont qu'une valeur très
relative à ses yeux. Il sait que les frontières tracées
par l'homme ne sont que de grosses passoires qui n'empêchent
pas la vie de circuler allègrement. Ainsi, lorsqu'il
répartit sous quatre rubriques les objectifs du scoutisme
et les moyens de les atteindre, il s'aperçoit que la
religion se trouve à tel point mêlée aux idées
et aux programmes détaillés dans les quatre colonnes,
qu'il devient difficile d'en faire une cinquième
en isolant du reste les éléments religieux.
C'EST PRÉCISEMENT PARCE QU'ON NE PEUT ABSOLUMENT
PAS LE SÉPARER DES DIVERS ELEMENTS DE LA VIE, QUE LE CHRISTIANISME
DE BADEN-POWELL EST PRATIQUE.
Le Père SEVIN soulignait que le scoutisme « est
une uvre d'éducation et non pas une uvre
de piété » (« Scoutisme »,
page 24). Le Père DONCŒUR disait de même
que « le scoutisme est autre chose qu'une congrégation
de piété » (Éveil
et culture, Numéro spécial des Cahiers).
Dieu est, pour Baden-Powell, au centre de la vie, au cur
du monde. Et tout ce que nous faisons pour découvrir la création
et pour développer nos capacités de vivre ne peut
que nous rapprocher du Seigneur.
Alors que tant de pédagogies religieuses ou laïques
avaient réduit « l'élève »
aux seules dimensions de la mémoire et du raisonnement, l'éducation
scoute a redécouvert que les hommes possèdent un corps
et que toutes leurs démarches sont conditionnées par
lui. Ces retrouvailles avec la vie physique expliquent l'importance
donnée par le scoutisme à la santé et au contact
de la nature. À l'heure du déclin des systèmes
éducatifs abstraits, Baden-Powell va rendre à des
milliers de jeunes, non seulement un sens admirable du concret,
mais encore la volonté de reprendre leur place dans l'ordre
cosmique.
Il plante le camp scout au sein des bois ou en pleine campagne
pour que les jeunes y retrouvent, avec le sens de la grandeur de
Dieu, le respect du silence, le réflexe de la prière
et le goût de l'effort.
S'il cherche à susciter la curiosité personnelle,
à aiguillonner l'esprit de recherche, à provoquer
les réactions, c'est parce qu'il a compris le danger
des pédagogies qui encouragent la passivité pour obtenir
des résultats conformes à des normes standardisées
(armée, école, etc…).
L'éducation du sens religieux est inséparable
pour B.P. de la formation du caractère. Au delà de
l'instruction et de la préservation morale, il vise
par dessus tout à la formation de tempéraments robustes,
ardents et combatifs qui, grâce à leur force intérieure,
ne se laisseront ni noyer dans la masse ni conduire docilement par
les évènements. Il travaille ainsi consciemment à
l'élaboration de personnalités rayonnantes qui
ne seront pas des « suiveurs » mais des militants,
des conducteurs et des soutiens pour leurs frères et s#156;urs.
Nul ne saurait jouer un tel rôle sans posséder en
plénitude le sens du service, marque essentielle du chef
selon l'Évangile. La Bonne Action est le moyen choisi
par B.P. pour développer la préoccupation des autres
dans la vie de tous les jours.
« C'est bien d'être bon,
mais c'est encore mieux de faire le bien »
« Éclaireurs »,
page 223
« Le scoutisme, associé à
l'obligation scoute de faire chaque jour une Bonne Action,
fournit la base des devoirs envers Dieu et envers le prochain sur
laquelle les parents et le conseiller spirituel peuvent facilement
construire l'édifice de la foi »
« Scouting Towards Reconstruction »,
page 9
Une attitude de disponibilité constante va plus loin que
la création d'actes-réflexes. B.P. souligne ce
point essentiel : la Bonne Action doit faire appel au renoncement
et au sacrifice personnel. Peut-elle dès lors être
séparée de la grâce divine qui lui confère
sa vraie dimension? « C'est dans l'Évangile »
nous dit B.P. qu'il faut puiser la puissance de l'amour
et chercher « l'exemple du Christ qui s'est
livré pour nous ».
Pour Baden-Powell le service de la patrie ne peut pas non plus
être isolé du culte du Dieu Père et Créateur
de toutes choses. La Patrie n'est pas l'uvre de
César. B.P. parle du service de Dieu dans son « Programme
d'éducation civique » sous la même
rubrique et à la même colonne que le patriotisme (« Guide
du Chef Éclaireur », 8ème édition,
1946, page 88). Pour le fondateur du scoutisme la récitation
des grâces prend place parmi les exigences d'un civisme
élémentaire :
« Soyez toujours reconnaissants. Toutes les
fois que vous avez un plaisir, une partie qui réussit, une
entreprise qui marche bien, remerciez Dieu, ne serait-ce que par
un mot ou deux, comme on dit les grâces avant le repas »
« Éclaireurs »,
page 222
Le christianisme pratique n'est donc pas autre chose
que le scoutisme chrétien lorsqu'il est compris comme
une étroite interpénétration de la vie scoute
et de la religion dans l'amour de Dieu et des autres. Cette
définition montre bien qu'il n'y avait aucune place
dans l'esprit de Baden-Powell pour un type de scoutisme naturaliste
qui serait une sorte de « religion sans dogmes, un
Décalogue sans Dieu, un don de soi sans charité, un
mouvement de bons Samaritains sans référence à
l'Évangile » (Article
3 de notre Directoire
Religieux).

Scoutisme missionnaire
Nous faisons ainsi une constatation sur les orientations de la
pensée de B.P., ce qui ne veut pas dire que nous condamnons
ceux qui vont plus loin que lui ou qui se risquent dans d'autres
directions. Ce n'est pas à nous de condamner. Baden-Powell
a lui-même dit que le scoutisme n'est réservé
ni aux « dévôts », ni
aux « croyants intellectuellement complets ».
Lorsqu'il cherche comment un scout peut remplir ses devoirs
envers Dieu, il pense tout de suite au « travail du
missionnaire » (« À
l'École de la Vie », page 269). À
plusieurs reprises il revient sur cette idée que le scoutisme
doit agir comme un levain sur la masse. Qui dit apostolat, dit conquête.
« On christianise, souligne-t-il, par l'enrôlement
de nouvelles recrues ». Ce n'est pas la seule
forme de prosélytisme qu'il propose. Il y a aussi le
service des autres, l'exemple, la parole, la prière.
Mais sa plus grande joie (qui est aussi la nôtre aujourd'hui)
est de voir des catéchumènes se dégager du
monde incroyant pour venir se former chez nous et y recevoir le
baptême.

Baden-Powell et le catholicisme
Baden-Powell manifeste en divers domaines des tendances qui nous
émerveillent d'autant plus qu'elles apparaissent,
avec tellement de grandeur et de beauté, chez un anglican,
membre d'une église fondamentalement nationale.
Au premier chef, il est évident que sa nostalgie permanente
d'une communauté de vie internationale dépassant
toutes les frontières révèle typiquement un
état d'âme catholique (au sens étymologique
du mot).
« Faire naître entre les hommes plus
d'amitié avec un esprit réellement chrétien »,
c'est tout le programme de B.P. Il espère ainsi « contribuer
à établir plus solidement la paix et la bonne volonté
parmi les hommes c'est à dire le règne de Dieu
sur la Terre ».
« Le Routier », 1931,
introduction de B.P., page 17
cf. aussi le discours final du jamboree de VOGELENZANG en 1937
On pourrait remarquer aussi un appel constant à la vie
communautaire et des principes d'organisation qui permettent
de constituer à tous les degrés une forte hiérarchie.
On peut dire sans crainte d'erreur qu'à
une époque où le mouvement cuménique
était encore à ses débuts, Baden-Powell s'est
révélé comme l'un de ses pionniers —
(dans l'ordre éducatif, certes, et non pas doctrinal).
À plusieurs reprises B.P. a témoigné la sympathie
toute spéciale qu'il portait aux scouts catholiques
« On peut vraiment dire qu'une bonne proportion
du mouvement scout pris dans son ensemble est formée de catholiques
ET JE M'EN RÉJOUIS QU'IL EN SOIT AINSI ».
(H.G., Octobre 1919, page 182).
S'adressant aux scouts catholiques de sa propre association
britannique, Baden-Powell leur dit :
« Je désire surtout vous voir réaliser
une chose très importante à mes yeux : prouvez aux
chefs de votre Église par votre conduite que, comme Scouts,
vous n'avez pas deux maîtres. Votre Seul Maître
est Dieu et votre Église. Vos Chefs doivent être simplement
pour vous des frères aînés, chargés de
vous montrer comment mieux remplir votre devoir de bons catholiques »
Cité par P. OGER, O.P., Scoutisme et
Guidisme, page 130
On croirait entendre le Pape PIE XI lorsqu'il demandait quelques
années plus tard aux « scouts catholiques »
de prouver qu'ils étaient avant tout des « catholiques
scouts ! ».
Devant un champ aussi merveilleusement préparé,
il restait peu de choses à faire pour les adaptateurs catholiques
du scoutisme. D'un seul élan, en partant de la formation
du caractère, Baden-Powell est parvenu à toucher les
régions les plus hautes de l'âme. Il a pétri
des principes de l'Évangile la
loi et le scoutisme tout entier. Il a projeté sa vie
et son christianisme dans son uvre. A son appel le Royaume
de Dieu a commencé pour des millions de jeunes.
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