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Nos groupes, dans les trois branches, accueillent de plus
en plus souvent des jeunes non baptisés. Chefs et cheftaines
sont donc amenés à se poser la question suivante :
si, en principe, le baptême est requis pour la promesse,
devons-nous interdire celle-ci à tous les jeunes non-baptisés
? N’allons-nous pas, par cette interdiction, ou bien risquer
d’amener le jeune très désireux d’être
scout ou guide à un simulacre de conversion, ou bien décevoir
de bonnes volontés ?
Rappelons d’abord que la « FSE entend respecter
la situation et la progression spirituelle de chacun, selon la Déclaration
du Concile Vatican Il sur la liberté religieuse, § 4
» (Commentaire du Directoire Religieux,
art. 4). Loin de toute pression morale indiscrète,
« la FSE n’entend pas exiger, comme condition d’entrée
de tout jeune désireux de lui appartenir, une adhésion
effective à l’une ou l’autre confession chrétienne.
On demande seulement au départ une ouverture humaine et spirituelle
qui permette à ce jeune de rechercher la vérité
pendant le temps de son noviciat » (ibid.).
D’autre part, étant résolument missionnaire,
la FSE veut aider ses membres à ouvrir toute grande leur
vie à Jésus-Christ. Cette aide est apportée
« selon le mode du témoignage, seul procédé
pleinement respectueux des droits de la vérité et
des droits des consciences » ; c’est ainsi «
que Jésus-Christ a voulu l’annonce missionnaire de
son Évangile » (ibid.).
En ce qui concerne l’admission à la promesse,
il faut bien distinguer ceux qui, après un temps prolongé
de présence dans le mouvement, demeureraient délibérément
rebelles à toute recherche spirituelle et ceux qui se sont
mis en route vers Jésus-Christ et se préparent au
baptême : les catéchumènes. Si les premiers
ne peuvent évidemment être admis à la promesse
(1), les seconds croient
déjà au Christ, appartiennent à l’Église.
Eux qui, « sous l’action de l’Esprit-Saint,
demandent par un acte explicite de leur volonté à
être incorporés à l’Église, par
le fait même de ce vu, ils lui sont unis et l’Église
maternelle les enveloppe déjà comme siens dans son
amour en prenant soin d’eux. » (Vatican
II, Const. sur l’Église, Lumen Gentium, § 14)
; « ils sont déjà unis à l’Église,
ils sont déjà de la maison du Christ » (ibid.,
Décret sur l’activité missionnaire de l’Église,
§ 14).
Adhérant donc au Credo, appartenant à une
communauté ecclésiale, le catéchumène
remplit la « condition majeure que le jeune doit remplir
avant de prendre, par la promesse,
son engagement définitif dans le mouvement. » (Commentaire
du Directoire religieux, § 4). On peut donc admettre
à la promesse
une guide ou un scout (2) engagé
dans la formation catéchuménale.
Celle-ci incombe d’abord, certes, à la famille,
au diocèse, à la paroisse. Mais l’unité
guide ou scoute doit tenir grand compte de la progression spirituelle
du catéchumène, la soutenir, la stimuler : «
cette initiation chrétienne au cours du catéchuménat
doit être l’uvre non pas des seuls catéchistes
ou des seuls prêtres mais celle de toute la communauté
des fidèles… » (Décret
sur l’activité missionnaire, § 14).
Ajoutons que cette progression spirituelle du catéchumène
vers le baptême peut et doit être très bienfaisante
pour celle de l’unité entière. À cette
occasion, toutes les guides ou tous les scouts doivent reprendre
une vive conscience des exigences et des merveilles de leur propre
baptême.
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