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« Voici Jérusalem, la demeure de Dieu avec les hommes… Dieu avec eux sera leur Dieu… » (Ap 21, 3).
Oui Dieu habite la ville, maintenant et pour l’éternité ; alors cherche-le avidement avec l’Amante du Cantique, dans les rues et sur les places, à chaque carrefour (Ct 3, 2-4) ; partons à la rencontre de ses traces de lumière dans la réalité concrète de notre propre vie, au coeur des grandes villes de notre temps.
Dans la ville, tout me parle de Dieu. La ville, c’est comme un sacrement de Dieu, un signe et un moyen de mon union intime avec Lui. Paysage urbain, paysage humain, souffrance, beauté, joie… sont comme des ascenseurs pour m’élever vers Dieu.
Oui regardons, avec un regard de foi, du haut de Notre-Dame ou de la Tour Eiffel, ce paysage urbain, cette marée de pierres, mais aussi ces flèches, ces dômes, ces coupoles qui s’élèvent vers le ciel comme autant de bras levés pour la louange et pour l’intercession. Parfois même toute la ville s’est faite prière, Jérusalem, Rome, Assise, Avila, Ghardaïa, Fez… Toutes ces villes chrétiennes, juives ou musulmanes, ces villes saintes, construites pour la louange et pour l’adoration.
Regardons avec un coeur de foi, ce paysage humain, tous ces visages d’hommes et de femmes, comme autant de petites lampes du Saint-Sacrement habitées par l’Esprit, comme autant d’icônes de Jésus qui me montrent comme en un miroir la face de mon Dieu.

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