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Extrait de La Croix du 12 novembre 1994.
La Conférence des évêques
de France vient de se doter, à Lourdes en novembre dernier,
de nouvelles structures : un dispositif plus souple au service
de l’évangélisation.
Sans que le principe même de structure ait
jamais été mis en cause — l’Église en
a besoin pour remplir sa mission —, la nécessité
d’une réforme se faisait sentir depuis longtemps. Tous les
évêques reconnaissent que leurs obligations collégiales
devenaient trop pesantes ; au lieu de participer à deux,
voire trois instances nationales, chacun ne sera donc désormais
plus membre que d’une seule. Au total, 109 postes de responsabilité,
contre plus de 200 jusqu’à présent, distribués
dans un nombre réduit d’instances :
- 4 comités permanents, distingués des « simples »
commissions ;
- 10 commissions épiscopales, au lieu de 16 ;
- 20 comités épiscopaux seront désormais
« chapeautés » par des commissions.
Ils sont regroupés pour favoriser les synergies, au moyen
notamment de « plenaria » annuelles
réunissant l’ensemble des secteurs des commissions.
Ce dispositif se veut plus évolutif et
plus cohérent que le précédent, qui datait
de vingt-cinq ans. Marqué par l’espérance autant que
par le pragmatisme, ce nouvel outil de la collégialité
épiscopale va maintenant être mis en oeuvre ad experimentum.

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