Consulter la Bibliothèque des Guides et Scouts d’Europe : Formation générale, textes fondamentaux, textes législatifs, etc.

 
Rechercher : 
La bibliothèque des Guides et Scouts d'Europe
 
 

CONSULTER
 barre
Bibliothèque
  Textes de base
  Maîtrises
  Le Relais de Poste
  Scout d’Europe
  Scoutorama
  Trace Ta Route

Médiathèque
Ludothèque

 

RUBRIQUES
 barre
• Découvrir
• Accueillir
• Grandir
• Progresser
• Communiquer
• Consulter

UTILES
 barre
Nouveautés
Plan du site
» Forum
Actualité des Guides et Scouts d’Europe

BONUS
 barre
Cartes virtuelles
Écran de veille
Fonds d’écran 

ABONNEMENT
 barre
Liste de diffusion
env. 1 envoi / mois

Adresse e-mail*

Prénom et nom

Inscription

Désinscription

Confidentialité
 

L’Église de ta paroisse

     
 

L’Église avec une majuscule et l’église avec un petit « e » : deux sens différents mais deux réalités inséparables.

La seconde, par son architecture, par son mobilier, est une véritable initiation pédagogique au mystère de l’Église.

Chef, cheftaine ! Fais découvrir l’Église à tes jeunes !

Voilà une invitation qui doit t’effrayer quelque peu ! Pourtant, c’est une tâche qui t’incombe, en liaison avec ton conseiller religieux évidemment. Rappelle-toi : la catéchèse dispense un enseignement irremplaçable. Toi, tu fais autre chose.

Tu es très fort en « Hortograffe » (Hum !). Tu distingues donc : Église et église. Affecté d’une majuscule, le mot désigne l’immense famille des chrétiens à travers le monde et l’histoire. Pourvu d’une minuscule, le même mot s’applique au bâtiment de pierre ou de bois où les fidèles se réunissent pour prier, célébrer la liturgie…

Voilà donc deux sens différents, mais deux réalités inséparables.

Tu te demandes comment parler de l’Église à tes éclaireurs ou tes éclaireuses. Je te propose de leur faire découvrir cette Église à travers l’église de leur paroisse. Va donc avec eux devant l’église et pose des questions.

« Dans la commune, l’église est-elle un bâtiment comme les autres : habitations, magasins, etc. ? Que vient-on y faire ? Qui vient-on y rencontrer ? ». La réponse va de soi.

 

« Quand on a construit l’église, pourquoi a-t-on béni la première pierre ? »

Je te souffle la réponse : parce que la pierre représente le Christ, fondement de toute l’Église (I Corinthiens, 3, 11-15).

Mais puisque Jésus devait devenir invisible au jour de l’Ascension, il a donné à son Église, faite d’hommes voyants, un fondement visible : Pierre et ses successeurs (Matthieu, 16, 18-19). Notre Saint-Père représente pour nous le Christ, « fondement », « pierre angulaire » de toute l’Église (Ephésiens, 2, 20 ; I Pierre, 2, 4-6).

 

« Cette première pierre suffirait-elle pour que l’église soit construite ? »

Non, bien sûr. Il a fallu poser sur elle, en bon ordre, une multitude d’autres pierres. Ainsi, sur le fondement solide qu’est le Christ, la multitude des chrétiens se superpose comme autant de pierres vivantes, chacune à sa place, chacune selon sa vocation (Ephésiens, 2, 20 ; I Pierre, 2, 5). Voilà l’Église.

 

« Pourquoi certaines églises sont-elles tournées vers l’est ? »

On dit qu’elle sont « orientées », tournées vers l’Orient : elles nous rappellent que Jésus est né, a vécu, est mort et ressuscité en Palestine, au Moyen-Orient. C’est de là que vient, pour l’Église entière, pour l’humanité, le salut que Dieu nous offre. Quand tu iras en pèlerinage à Jérusalem, tu te tourneras vers l’Orient…

 

« Quelle forme a ce bâtiment, l’église ? Pourquoi a-t-il, traditionnellement, la forme d’une croix ? »

Parce que Jésus nous a sauvés par sa croix et sa résurrection. Dans les églises consacrées, de petites croix sont tracées sur les pierres des murs. Chacun de nous, pierre vivante de l’Église universelle, a été marqué de la croix au jour de son baptême et la trace sur lui-même, des milliers de fois au cours de sa vie, en faisant le signe de la croix. Le fais-tu bien, avec l’eau du bénitier ?

 

« Pourquoi, dans certaines églises anciennes, l’axe du choeur n’est-il pas dans l’exact prolongement de celui de la nef ? »

C’est pour rappeler la tête inclinée de Jésus sur la croix (Jean 19, 30).

 

« Pourquoi appelle-t-on « nef » le grand espace qui se déploie depuis l’entrée jusqu’à l’autel ? »

Parce que ce grand espace est d’ordinaire surmonté d’une voûte qui ressemble à la coque majestueuse d’un bateau. Cela convient d’ailleurs très bien : l’Église, l’immense Église qui navigue sur les flots de l’histoire, est un bateau de sauvetage qui recueille les naufragés : nous tous, que le cataclysme du péché, de la mort, risque d’engloutir. Membres de l’Église, nous sommes tous des rescapés.

 

« Pourquoi appelle-t-on « transept » cette partie du bâtiment qui coupe transversalement la nef devant le choeur ? »

Parce que cette partie, qui correspond aux bras de la croix, traverse, en effet, l’assemblée des fidèles. Ainsi les chrétiens réunis dans la nef sont-ils étreints, embrassés par les bras de Jésus qui, dans l’Église, nous étreint d’un immense amour.

 

« Et cette partie du bâtiment qui s’étend tout en haut de la nef jusqu’au fond, comment s’appelle-t-elle, que signifie-t-elle ? »

On l’appelle le chœur : c’est là que les prêtres, les moines chantent l’office divin ; parce que toute l’Église est un peuple qui chante la gloire et l’amour de Dieu.

La partie dont l’autel est le centre s’appelle le sanctuaire : on y célèbre les « saints mystères », le Sacrifice eucharistique. De même, l’immense famille de Dieu, l’Église, est un sanctuaire spirituel : en union avec les anges et les saints du ciel, il célèbre la gloire de Dieu et le mystère du salut. Au dernier jour, l’Église de la terre et l’Église du ciel se réuniront pour toujours (Apocalypse, 21, 1-4). Quelle joie extraordinaire ! Quelle jubilation ! Nous serons submergés par l’infini bonheur de Dieu !

 

Tu peux maintenant poser des questions sur le mobilier de ton église.

« Pourquoi cette cuve de pierre placée près de l’entrée de l’église ? »

C’est la cuve baptismale, les fonts baptismaux. C’est là que l’on reçoit le baptême, que l’on naît à une vie nouvelle, la vie divine de la grâce. Si cette cuve est placée près de l’entrée de l’église, c’est parce que le baptême est « la porte d’entrée » de l’Église. C’est lui, premier de tous les sacrements, qui nous introduit dans l’immense famille de Dieu. Connais-tu le lieu et la date de ton baptême, qui a fait de toi un fils, une fille adoptifs de Dieu en Jésus-Christ ?

 

« Pourquoi ce pupitre tourné vers les fidèles, tout en haut de la nef ? »

Ce pupitre, qu’on appelle aussi l’ambon, qui correspond à la chaire des églises un peu anciennes, est l’endroit où l’on proclame la parole de Dieu. On y lit l’Écriture sainte ; le prêtre explique, dans l’homélie, la Bonne nouvelle du salut, et les fidèles répondent à Dieu par leurs chants : psaumes, Alleluia… C’est que Jésus-Christ a confié à ses apôtres, à toute l’Église, la mission de proclamer partout, jusqu’à la fin des temps, que Dieu est amour, qu’il veut passionnément sauver tous les hommes : « Allez, enseignez toutes les nations… » (Matthieu, 28 ,19). Aussi, dès le matin de la Pentecôte , les apôtres, littéralement poussés hors du Cénacle par le Saint-Esprit, se sont mis à prêcher l’Evangile dans les rues de Jérusalem aux pèlerins de toutes nationalités. Ceux-ci se réunirent autour des apôtres : l’Église est une assemblée qui est née, qui doit chaque jour renaître de la parole de Dieu dans toutes nos églises — et ailleurs — car cette parole a un pouvoir unifiant. Es-tu empressé à l’entendre, à t’en nourrir ? T’exerces-tu à la lire en public pour rendre service à tes frères ? As-tu chez toi une Bible, au moins un Nouveau Testament ? Le lis-tu ? Quel profit tires-tu de la catéchèse ? Dans tes réunions de patrouille, le samedi, lisez-vous les textes ou au moins l’Évangile du lendemain ?

 

« Pourquoi cette table, au milieu du sanctuaire ? »

Ce n’est pas une table à dessiner, à jouer… c’est un autel. C’est là que s’accomplit, par le ministère du prêtre, l’acte le plus élevé, le plus sublime que le Christ ait confié à son Église : l’action eucharistique : « Faites cela en mémoire de moi ! » (Luc, 22, 19-20 ; I Corinthiens, 11, 23-26). C’est à cette action que nous préparait la liturgie de la parole en nous rappelant, d’une manière ou d’une autre, le mystère du salut : annoncé, promis dans la Bible, le voici accompli, réalisé dans l’Eucharistie. Voici le sacrifice du Christ, son mystère pascal rendu présent : mort, résurrection, ascension. Et pour que nous puissions en bénéficier pleinement, nous communions au corps, parfois même au sang du Seigneur. Merveille de l’Eucharistie ! Rien n’est plus précieux au monde, puisque là le Christ est présent avec son sacrifice, son amour infini, son corps et son sang, son âme et sa divinité.

Aussi garde-t-on au tabernacle, sur l’autel ou près de lui, des hosties consacrées, le Saint-Sacrement, pour pouvoir le porter en communion aux malades et pour que les fidèles puissent venir l’adorer ; parfois, on l’expose dans l’ostensoir. Prends l’habitude d’entrer souvent dans l’église pour adorer l’Eucharistie, centre de vie de toute l’Église.

 

« Pourquoi ces meubles en bois, le long des murs, ou ces petits bureaux entourés de verre où les fidèles viennent parler au prêtre ? »

Ce sont des confessionnaux. Nous sommes tous, hélas des pécheurs. Il faut pourtant que nous devenions saints, c’est notre vocation. En particulier, pour participer à l’Eucharistie et communier, il faut avoir le coeur pur, n’avoir sur la conscience aucun péché grave (I Corinthiens, 11-27). Aussi le Christ a-t-il donné à son Église la mission de remettre les péchés en son nom (Jean, 20, 22-23). Voilà le pourquoi des confessionnaux dans l’église (bien qu’on puisse aussi recevoir ailleurs le pardon de Dieu). Toi qui communies souvent, as-tu le souci de recevoir le sacrement du pardon ?

 

Voilà l’essentiel. Tu peux, chef, cheftaine faire découvrir aux jeunes le mystère merveilleux de l’Église universelle dans la plus modeste église de village. Éclairés, fortifiés par Dieu, vous pourrez, en sortant de l’église, être vraiment des Éclaireurs pour les autres, participer à la Mission de toute l’Église. Tout chrétien est l’Église en miniature.

Mettez-vous donc à la disposition du prêtre pour nettoyer, orner l’église, servir à l’autel, animer les chants, faire les lectures (attention, préparez-vous bien à lire fort, distinctement, lentement !). Vous entrerez ainsi, de plus en plus, « dans la communion de toute l’Église… ».

 
 Parution
 
Maîtrises n°96
1995
Pages 3 à 7
 

 Auteur
 
Père Edmond Barbotin
 

 Le savais–tu ?
   
Cet article fait partie des lectures conseillées dans le cadre du programme de formation générale des chefs et cheftaines
 

 En savoir plus
 

 
La Route
 


 En discuter
   
Sur notre forum :
 
Aînés en service
 
 
© Site officiel des Guides et Scouts d’Europe — Droits de reproduction réservés — 1999-2007 — Infos légales — Nous écrire