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  Comment faire face
à une loi inacceptable ?
     
 

Coïncidant, en France, avec le 20e anniversaire de la loi Veil, l’encyclique L’Évangile de la vie de Jean-Paul II provoque les réactions les plus opposées, parmi lesquelles une vive admiration pour cet acte courageux et prophétique, sentiment qu’éprouvent aussi des non-chrétiens.

Dans les relais H des gares SNCF, le livre atteint un score étonnant parmi les ventes. Comme toujours, les catholiques, eux, sont divisés. Il y a les opposants farouches, il y a les sympathisants perplexes, il y a les militants ravis, et il y a (en tout petit nombre) les équipes anti-IVG que la récente loi d’amnistie remet à la une des journaux. C’est de cette dernière attitude qu’il nous faut parler.

Nous sommes bien d’accord que l’Église est « experte en humanité », comme les papes ne cessent de le répéter depuis Paul VI, et qu’elle ne sort pas de son domaine en parlant de l’homme. Car la foi en Dieu est du même coup une foi en celui qui a été créé à l’image de Dieu : ces deux vérités n’en font qu’une seule. L’Église ne se laisse pas enfermer par le libéralisme dans le « domaine religieux » mal compris. Il y a plus d’un siècle, Léon XIII a osé prendre position au beau milieu de l’économie en dénonçant l’injuste misère infligée au monde ouvrier, et ce fut un beau tollé. Puis d’autres papes intervinrent dans les conflits internationaux pour rappeler que la guerre, elle aussi, est soumise à une éthique et que le nationalisme n’a pas tous les droits : ce fut un autre tollé. Mais progressivement, l’opinion s’est familiarisée avec ces prises de position qui ont fini par lui paraître normales. Le libéralisme subsiste pourtant, mais il s’est rabattu sur son ultime réduit qu’il défend sauvagement : le domaine du familial, du sexuel, du biologique. C’est en ce lieu que s’est déplacée la querelle d’il y a un siècle : c’est là que s’accomplit la prophétie de l’Évangile. Et seuls les naïfs pourraient s’étonner du choc provoqué par la foi.

À la place qui est la sienne, celle du successeur de Pierre, le pape, au milieu de tout le collège épiscopal et de la tradition vivante de l’Église, ose prononcer ces paroles fortes : « Avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec tous les évêques de l’Église catholique, je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral. Cette doctrine, fondée sur la loi non écrite que tout homme découvre dans son cœur à la lumière de la raison (cf. Rm 2, 14-15), est réaffirmée par la Sainte Écriture, transmise par la tradition de l’Église et enseignée par le magistère ordinaire et universel » (EV n°57). « Je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la parole de Dieu écrite » (EV n°62). « Aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l’Église » (EV n°62).

Cette parole tombe, à travers le monde, sur des sociétés et sur des mentalités bien diverses. À la conférence du Caire de l’an 1994, elle a été approuvée par des délégués non-chrétiens, des musulmans par exemple. Pour ce qui est de l’Europe de l’Ouest et de tout l’hémisphère nord, elle débarque au beau milieu du monde libéral, où elle fait un singulier tapage. Le monde libéral s’est constitué il y a plusieurs siècles pour élever l’humanité au-dessus des querelles religieuses. Son grand principe, c’est que les hommes ne s’entendent plus sur rien, donc qu’il faut créer une société viable en reléguant les points litigieux dans la conscience privée. Un tel monde suppose deux points d’appui : au-dedans de chacun un sens du devoir, dans la vie sociale un consensus démocratique exprimé par le vote ou par le sondage. Au début, le vide ne s’apercevait pas, car on bénéficiait encore de toute la tradition chrétienne avec ses valeurs incontestées. Mais cette morale laïque n’a duré que le temps de la dilapidation du capital évangélique, dit Henri Hude. À partir d’un moment, des incroyants comme Sartre et Jacques Monod se sont rendu compte que, le socle porteur ayant disparu, les valeurs ne reposaient plus sur rien et qu’elle allaient se fissurer rapidement. Ce qui s’est produit. Reste alors une démocratie creuse, c’est-à-dire sans fondement : de règle du jeu qu’elle était, elle est devenue une fin en elle-même. Il faut faire ce qui a été décidé par tous, sans référence à un bien objectif, sans référence à une finalité. C’est un comité d’éthique qui donne la règle, et cette assemblée fonctionne à partir de la subjectivité de chacun de ses membres, pas plus. Dès lors, il ne s’agit plus de savoir ce qui est bien mais ce qui est légal ou accepté par le plus grand nombre. Le « que faut-il faire ? » a aboli le « comment faut-il vivre ? », et tout se déroule au niveau de la casuistique du moindre mal. Jean-Paul II a abordé cette question dans La Splendeur de la Vérité, parce qu’une telle mentalité a fini par déteindre sur les théologiens. Il n’y a plus alors d’acte moral proprement dit : l’homme se borne à calculer les conséquences, à pondérer les résultats, à établir une proportion entre les avantages et les inconvénients, à déterminer où se trouve la réussite (VS n°71-83). Le bateau ne calcule plus sa route d’après l’étoile polaire : il suit son fanal avant… Alors, bonjour les dégâts ! C’est dans ce contexte que surgit le mot « tolérance », mot piégé qui interdit de penser en dehors du consensus, et qui déclenche la pire des intolérances. Le libéralisme devient alors la dictature molle : il crée, face à face, des zombies et des fanatiques (comme dit Alain Finkielkraut). Pour le zombie (le citoyen lambda), tout convaincu est un fanatique : et, plus il y a de zombies, plus se lèvent des fanatiques. La pensée véritable a disparu. Mais est-il vrai de dire que les hommes ne s’accordent plus sur rien ? Je le nie catégoriquement.

Dans ce contexte, apparaît le conflit entre le moral et le légal (le bien et le juste, le vertueux et le licite, pour parler comme McIntyre, un ex-marxiste devenu disciple d’Aristote et de saint Thomas !). Et c’est la première fois que cette question est franchement évoquée dans un document d’Église : Évangile de la vie n°68-74. Un événement pour moi capital et très neuf. Seulement il faut bien comprendre ce que nous dit le Saint Père et ne pas s’emballer de travers, même si c’est avec générosité.

Le pape commence par décrire l’État libéral dans son relativisme moral. « L’opinion s’est largement répandue que l’ordre juridique d’une société devrait se limiter à enregistrer et à recevoir les convictions de la majorité et que, par conséquent, il ne devrait reposer que sur ce que la majorité elle-même reconnaît et vit comme étant moral » (EV n°69). En d’autres termes, les citoyens sont les véritables souverains dans un régime démocratique, et la volonté de la majorité fait loi. Mais comment fonder les valeurs sur des majorités provisoires et fluctuantes, des majorités fabriquées par le matraquage médiatique ? Si la conscience collective s’obscurcit au point de mettre en doute jusqu’aux principes fondamentaux de la loi morale, « c’est le système démocratique qui est ébranlé dans ses fondements, réduit à un simple mécanisme de régulation empirique d’intérêts divers et opposés » (EV n°70).

Le pape dénonce alors, dans cette apparente permissivité, une véritable tyrannie, celle qui décide « légalement » de tuer des êtres humains faibles et sans défense, et qui interdit toute protestation. « Les crimes cesseraient-ils d’être des crimes si, au lieu d’être commis par des tyrans sans scrupule, ils étaient légitimés par l’assentiment populaire ? » (EV n°70). Alors la démocratie deviendrait un mythe sanglant et la panacée de l’immoralité (ib.).

Certes, le rôle de la loi civile n’a pas toute la portée de la loi morale : la loi civile ne peut se substituer à la conscience, et elle ne peut dicter ce qui échappe à sa compétence. Elle se doit de « garantir une convivialité » dans une société bien ordonnée, « afin que nous puissions mener une vie calme et paisible en toute piété et dignité » (1 Tm 2,2). Mais précisément, pour y parvenir, elle doit assurer le respect de certains droits fondamentaux au lieu de les livrer au caprice de l’opinion (EV n°71). Ou bien alors « la démocratie devient aisément un mot creux » (EV n°70). Si une loi humaine contredit la loi naturelle, « ce n’est alors plus une loi mais une corruption de la loi », disait Jean XXIII (EV n°72).

Dès lors, « des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience », ce qui appartient aux comportements les plus anciens de l’Église (EV n°73). Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
 
« Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est donc jamais licite de s’y conformer ni de participer à une campagne d’opinion en faveur de telle loi, ni de donner à celle-ci son suffrage » (EV n°73). Donc je n’use pas de cette loi, je ne fais pas campagne pour elle, et je ne vote pas pour elle. Médecin ou infirmière, je ne coopère pas à une action mauvaise, même si elle est admise par une loi civile (EV n°74). Patient, je ne me laisse pas influencer par les sollicitations éhontées qui me sont souvent faites dans le milieu médical : de véritables provocations !… Et ne va pas me dire qu’un tel programme est insignifiant !
 
Il est faux de dire que « tout homme politique devrait séparer nettement dans son action le domaine de la conscience privée de celui de l’action politique » (EV n°69), erreur qui se pratique autant à droite qu’à gauche. Pensons à la dignité et au courage du roi Baudoin de Belgique, qui a stupéfié les incroyants eux-mêmes. Renseignons-nous, avant de voter, sur les intentions des candidats, même catholiques, même « rassurants » … et ne fermons pas les yeux sur ce qu’on appelle leur « vie privée » !
 
La loi doit assurer au monde médical « la possibilité de se refuser à participer à la phase consultative, préparatoire et d’exécution en ce qui concerne les actes contre la vie ». « Ceux qui recourent à l’objection de conscience doivent être exempts non seulement de sanctions pénales, mais encore de quelque dommage que ce soit sur le plan légal, disciplinaire, économique ou professionnel » (EV n°74). Or ce n’est pas le cas, il s’en faut !
 
En tout cela, rien de révolutionnaire, rien qui entame le jeu démocratique, mais la possibilité d’une démocratie bien comprise, qui ne soit pas la dictature des plus forts (EV n°70). Pourtant, le libéralisme renâcle fortement, car une vérité s’obstine à résister au consensus, et sur un point particulièrement sensible.

Et au-delà ? Rien dans l’encyclique dont nous ne puissions nous réclamer. 

Faire une « manif » pour la vie, aucun problème. Mais, diront certains, à quoi cela sert-il, surtout si les médias n’en parlent pas, s’ils en présentent quelques images caricaturales, si un autre événement occupe tout l’attention ? Certes. Mais toute manifestation peut-elle avoir une suite immédiate ?
 
Monter des équipes anti-IVG ? Pour ma part, je respecte ceux qui les pratiquent, j’admire leur courage et je soutiens la cause qu’ils défendent. Même si l’on n’approuve pas la manière forte qu’ils ont adoptée (car la non-violence est quand même une violence, une violence passive), il faudra toujours venir en aide à ces frères quand ils seront traduits devant les tribunaux. C’est ce qu’ont fait certains évêques français pour le Père Abbé du Barroux. C’est ce qu’a fait le cardinal Decourtray en faveur d’une militante anti-IVG, dans une lettre magnifique envoyée au tribunal correctionnel de Bordeaux. Mais le document le plus net et le plus argumenté reste celui de Mgr Guy Bagnard : « Ce que j’aurais souhaité exprimer au Tribunal de Bourg le 14 juin 1995 » (Église du Pays de l’Ain, n°13, 23 juin 1995). C’est courageux, franc et cordial (voir aussi la déclaration de Mgr Honoré, Maîtrises n°100 page 7).

Je trouve écœurant que des hommes politiques privent de l’amnistie de tels protestataires, comme si l’avortement était la gloire intouchable de la société libérale, son plus beau fleuron, la trouvaille du siècle, et comme si l’opposant était pire qu’un malfrat ou qu’un chauffard aviné. Oui, écœurant !

Mais je ne suis pas partisan de telles actions et je m’en explique :

  • Le Saint Père, qui parle pourtant haut et clair et qui met les points sur les i, ne nous invite jamais à prendre de tels moyens. Déjà son encyclique est dure à tous les libéraux : n’allons pas la rendre odieuse en la caricaturant !
     
  • C’est une action grave que d’empêcher physiquement, au nom de la légitime défense, quelqu’un de poser un acte. Je puis — je dois — stopper un début de suicide, car un tel geste accuse un dérèglement d’esprit, et il me faut aider une liberté qui défaille. Je puis — je dois — m’interposer entre deux personnes dont l’une se propose ou risque de tuer l’autre : il n’y a pas de temps à perdre. Mais il n’en va pas de même pour l’avortement. Certes, le fœtus est déjà une personne humaine, mais il fait corps avec le corps de sa maman : il ne se trouve pas face à moi comme un être distinct dont je pourrais prendre la défense à la manière d’un tiers dans la relation. C’est à la mère seule (et à son conjoint, s’il y en a un) de prendre la décision, et, tout en essayant de la persuader, je respecterai sa liberté de conscience, même si cela me navre. Ainsi font le médecin, le psychologue, le conseiller, le prêtre, l’aide caritative : si la femme résiste, ils ne vont pas la séquestrer dans un placard jusqu’à ce qu’elle leur cède. L’objection que se fait ma conscience envers la loi Veil ne peut retirer à autrui la liberté de ses mouvements. Il est donc normal que la justice pénalise une telle attitude, surtout en cas de récidive, même si l’équipe s’est comportée de façon calme et sans commettre de déprédations (à supposer qu’on puisse rester longtemps dans des dispositions pacifiques, ce qui est peu probable).
     
  • Il est bien difficile de dire en quel état se trouve une femme qui veut se faire avorter. Elle peut avoir succombé à un égoïsme jouisseur : ce n’est pas à exclure. Mais elle éprouve sans doute de tout autres sentiments : la peur d’être une mère célibataire montrée du doigt, la détresse d’une épouse mal aimée, le stress de la pauvreté économique et du manque de soutien. Coupable ou non, qui le dira ? Mais, même si la conscience « compromet sa dignité lorsqu’elle est coupablement erronée », elle n’en demeure pas moins le « jugement concret ultime » (La Splendeur de la Vérité n°63). Je ne puis aller contre une décision prise et maintenue, encore moins empêcher physiquement le passage à l’acte. Curieuse manière d’agir ! Ce qui sort de l’angoisse, ce n’est pas la manière forte, mais l’écoute attentive. Et là il y a du travail !
     
  • Tu ne peux penser l’être humain en dehors de cette relation, de cette étroite dépendance qui le met en symbiose avec sa maman et l’expose au risque de sa décision. On ne sauvera pas l’enfant d’une mère sans la mère, en contournant sa liberté. Et, pour arriver à convaincre celle que tente l’avortement, on lui parlera de son petit, du bébé qu’elle porte et qu’elle peut déjà nommer ; de l’enfant qu’elle lancera dans l’existence, non comme la parcelle du grand tout, mais comme un aimé de Dieu unique au monde.
     
  • La foi manque son but si elle se met au même niveau que la loi. La loi détermine des cas, la foi s’occupe des personnes une à une. La loi est fonction de l’opinion qu’elle se borne à entériner, pour ne pas déplaire à l’électorat ; la foi sait qu’il ne suffit pas de stopper la loi pour modifier l’opinion : aussi se veut-elle éducatrice, ce qui prend du temps. Si, par impossible, les équipes anti-IVG réussissaient à intimider le législateur, les femmes retourneraient aux anciennes façons de « faire passer l’enfant » : en cachette, avec de grands risques, ou bien en allant se faire avorter dans un autre pays. On ne supprime pas d’un trait de plume un texte légal sans changer les mentalités qui en ont permis la fabrication. Or, à ce niveau-là, l’Église a de grandes possibilités, si du moins les chrétiens catholiques accueillent ce que dit le magistère et s’entendent entre eux. Car pour moi tout est là.
     
  • Il est plus important d’intervenir en amont et de façon personnelle, en essayant de persuader les consciences pendant qu’il en est encore temps. C’est beaucoup plus chrétien que l’usage d’un coup de force. Je pense ici à Mère de Miséricorde, à Magnificat, à tous les mouvements catholiques qui agissent à la racine même de l’acte et s’efforcent d’en stopper le processus par les moyens les plus évangéliques : écouter patiemment, convaincre doucement, aider affectivement, relancer l’espérance, secourir matériellement. Ce n’est pas spectaculaire, cela n’atteint pas les foules, mais c’est efficace. Plus en amont encore, il est capital de former les grands jeunes en leur faisant découvrir le véritable amour, celui qui fructifie et ne traite pas son fruit comme un incident de parcours ; en leur montrant aussi que l’avortement n’est pas un acte banal qui ne créerait aucun traumatisme profond. Après, c’est déjà trop tard. Et puis, que fait-on du rôle du père, si cruellement absent de nos jours, dans cette histoire comme dans toute l’éducation ? Être papa, cela doit pouvoir s’apprendre, non ? Sûrement pas en usant du latex !
     
  • Mais attention ! Ces interventions, discutées, si elles sont très courageuses et à ce titre admirables, exigeraient une extrême prudence, une réflexion très mûre : ce ne peut être le fait que de personnalités d’exception. Ne nous flattons pas d’en être ! Ce serait singulièrement présomptueux.

Ami(e) qui me lis, rends grâce au Seigneur pour notre pape : l’émoi qu’il soulève montre qu’il n’est pas ringard mais qu’il tape exactement dans le mille, comme Jésus. En voilà un qui n’enfonce pas des portes ouvertes pour n’avoir à bousculer personne ! Mais prends bien le temps de réfléchir à ce qu’il te demande, sans imaginer des coups de tête, même généreux. Tu veux de l’héroïsme ? Ne crains rien, tu en auras ta part, mais d’une manière plus discrète, plus persistante aussi que des actions ponctuelles. Car tu n’en sortiras jamais plus, tu ne finiras jamais plus de « porter ta croix », comme un chrétien fier de sa foi et qui ne rougit jamais de l’Évangile. Le pire des avortements, c’est celui qui te ferait détruire le fruit de ton baptême en doutant du Credo et des exigences qui en découlent. Que Marie t’en préserve par l’invasion de sa maternité au fond de ton cœur.

 
 Parution
 
Maîtrises n°100
 1995
 pages 2 à 10
 

 Auteur
 
Père Manaranche
 

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Cet article fait partie des lectures conseillées dans le cadre du programme de formation générale des chefs et cheftaines
 

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