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Chers
amis,
Notre commissaire fédérale m'a demandé
il y a quelques mois de préparer pour le conseil fédéral
un témoignage sur les débuts de notre F.S.E. Cette
réflexion sur notre passé est d'autant plus d'actualité
que notre fondateur, Pierre GÉRAUD-KERAOD, vient de s'éteindre
le 21 octobre dernier (1997).
De cette période qui s'étend à
mon sens des années 1956 à 1966, il nous reste beaucoup
de documents. Moi-même, témoin de la vie du Mouvement
depuis 1959, je vais tenter d'y apporter quelques éclaircissements.
La génèse
Tout d'abord, lorsqu'on lit les différents
écrits du Mouvement, nous constatons que la date de naissance
de notre Mouvement est souvent imprécise : Michel MENU, dans
sa lettre de juin 1990 à l'Organisation Mondiale du
Mouvement Scout (OMMS), indique que les Scouts d'Europe sont
nés en Autriche en 1953. Certains documents font apparaître
l'importance de la réunion de la Toussaint 1956 à
Cologne au cours de laquelle notre insigne a été adopté.
D'autres parlent de septembre l958, date de création
de l'association française. Pierre GÉRAUD-KERAOD
parle de fondation statutaire intervenue à Paris en mars
1963. Enfin certains pensent que notre mouvement est issu d'une
scission survenue en 1964 à l'intérieur de l'association
des Scouts de France du fait de la réforme Pionniers-Rangers.
Tout d'abord, que s'est-il passé en 1953
? Un jeune autrichien fonde à Vienne une association internationale
dite « EUROPA-SCOUTS ». Ce projet autrichien
ne va pas déboucher. Les Europa-Scouts représentent
actuellement quelques centaines de jeunes en Allemagne et en Autriche.
Ce mouvement apparaît déjà, dès cette
époque, trop nostalgique de l'ancien empire austro-hongrois
et le scoutisme pratiqué trop militarisé et sans racines.
En fait les jeunes Viennois ne connaissent du scoutisme que ce qu'ils
en ont vu dans les années 50 dans le cadre du scoutisme de
l'armée américaine d'occupation.
L'Équipe fédérale devait reprendre
contact avec les Europa-Scouts en 1976 à Vienne pour constater
que la FSE n'avait finalement rien de commun avec eux : un
lys anglo-saxon surchargé d'une flèche comme
insigne, un uniforme et un cérémonial de type américain,
un scoutisme « féodal » rassemblé
autour du « chef scout »… Cette rencontre
ne pouvait aboutir à aucun rapprochement. Nous pouvons dire
avec assurance que les Guides et Scouts d'Europe ne sont en
aucun cas les héritiers des Europa-Scouts autrichiens. Il
sera nécessaire de rectifier certaines affirmations que l'on
trouve dans les carnets pour nos jeunes.
L'idée d'un scoutisme européen fait
son chemin en Allemagne en un temps où le tissu des associations
de jeunesse et d'éducation populaire va se reconstituer
après la guerre. À la Toussaint 1956, une trentaine
de jeunes allemands se rencontrent à Cologne. Certains sont
d'anciens Europa-Scouts déçus par une organisation
trop monolithique ne tenant pas compte du fait national. Au bout
de trois jours de débats, ils rédigent un texte comportant
10 articles.
L'article 1er dit ceci dans la traduction française
: « Il est fondé, sous le nom FÉDÉRATION
DU SCOUTISME EUROPÉEN, une association scoute internationale,
composée de sections nationales et dont le but est de pratiquer
le scoutisme de Baden-Powell dans le cadre de l'idée
européenne et sur les bases chrétiennes que postule
l'idée d'Europe unie ».
Suivent
huit articles que nous retrouvons à la base de nos statuts
fédéraux actuels et un dixième article
qui dit : « Seul est admis désormais l'insigne
officiel de la Fédération : la croix de Malte rouge
chargée d'une fleur de lys ».
Je vous ferai remarquer que ce n'est pas un hasard
si cet insigne a été choisi un jour de Toussaint,
jour où les huit béatitudes sont proclamées
solennellement chaque année à la face de la terre.
De même, ce n'est pas un hasard si le week-end de la
Toussaint a été choisi pendant près de trente
ans pour les réunions du conseil fédéral. De
même, ce n'est toujours pas un hasard si aujourd'hui
nos branches aînées se réunissent en France
à Vézelay et à Paray-le-Monial pour la Toussaint.
Ensuite ces jeunes allemands se donnent rendez-vous pour
un conseil fédéral l'année suivante à
la Toussaint 1957. Là, un deuxième texte est rédigé,
appelé « Directoire Religieux »,
qui développe l'article
1 des statuts fédéraux adopté l'année
précédente et fixe les règles de vie religieuse
dans les unités.
Beaucoup de phrases figurent mot pour mot dans notre Directoire
Religieux actuel :
« L'organisme fondé sous
le nom de FÉDÉRATION DU SCOUTISME EUROPÉEN
reconnaît la pleine valeur de la foi chrétienne et
pose l'ensemble de ses actes et de ses décisions suivant
les règles de cette foi… »
« Le premier devoir des chefs est de
favoriser la vie spirituelle de ceux qu'ils commandent, veillant
à ce qu'ils assistent aux offices religieux selon les
règles de chaque confession… »
« Les chefs prendront garde à
ce qu'aucun mélange intempestif ne se produise sous
prétexte d'unité : chacun doit demeurer pleinement
et totalement dans la fidélité à son Église,
rendant ainsi un témoignage véritable et sincère
de la foi qu'il professe. »
« Qu'il soit toujours témoigné
un grand respect et une grande confiance vis-à-vis des ministres
du culte. Que toute facilité leur soit donnée pour
l'accomplissement de leur ministère au camp et dans
les unités. Que garçons et filles soient encouragés
à avoir recours à eux dans leurs difficultés
spirituelles ou morales. Quand la chose est possible, il est bon
que les troupes et les compagnies aient des aumôniers, mais
ceux-ci ne peuvent remplir dans la Fédération que
les fonctions de conseillers spirituels. »
J'attire votre attention sur le fait que ces lignes
ont été écrites, bien avant le Concile Vatican
II, par des jeunes qui n'étaient pas des professeurs
de droit canonique ni des théologiens. Trente ans avant l'exhortation
apostolique de Jean-Paul II « Christifideles Laici »
du 30 décembre 1988, ils avaient déjà conscience
de la place et du rôle des laïcs dans l'Église.
Ils savaient que la légitimité de leur action provenait
de leur état de baptisé et de citoyen ainsi que les
familles qui leur confiaient les enfants.
J'ajouterai l'article 7 de ce Directoire
qui peut paraître à certains délirant mais qui
éclaire nos premiers contacts actuels avec nos frères
de l'orthodoxie. Je cite : « Si la Fédération
a pour but immédiat la création de liens étroits
entre les jeunes européens, son but plus lointain mais aussi
ardemment poursuivi tend à la réunion des Églises
séparées depuis tant de siècles. Que de façon
constante soit rappelé aux membres de la Fédération
le scandale de la division des chrétiens et la nécessité
de travailler à l'unité du corps mystique de
l'Église. »
Cependant, ce directoire de 1957 admet la possibilité
d'unités dites « ouvertes » quand
elles groupent des jeunes de confessions différentes. Ce
sera plus tard une source de difficulté, notamment avec la
future association anglaise qui finira par être exclue. En
fait les exigences du Directoire religieux étaient incompatibles
avec l'idée même des groupes dits « ouverts »,
comme le montrera plus tard la baisse de qualité du scoutisme
pratiqué par ces groupes et leur disparition.
Pour mieux comprendre l'état d'esprit de
ces jeunes de 1956 et 1957, je reprends un texte de présentation
du mouvement datant de 1960 : « …Des garçons
et des filles se sont dit qu'il était impossible que
l'on recommence tous les 20 ans à se dresser les uns
contre les autres et que des millions d'orphelins attendent
leur tour de partir pour une nouvelle guerre… Face à
des monceaux de cadavres poussés par des bulldozers, aux
villes rasées, aux gosses brûlés par le napalm…
quelque chose en nous s'est dressé, criant : Assez…
Nous nous sommes engagés de toutes nos forces dans cette
bataille contre ceux qui veulent faire germer entre nous la méfiance
et la haine… Avec seulement notre sourire et nos mains ouvertes,
et le peu que nous possédons, un cur d'être
humain libre et loyal, nous sommes allés vers les autres,
acceptant la même croix rouge chargée du lys d'or… »
« Réformés, orthodoxes, catholiques,
nous avons voulu seulement nous souvenir que le Christ est mort
pour tous. Nous avons voulu seulement voir dans l'autre le
chrétien, l'homme que Dieu aime… »
C'est le moment où ces jeunes auront l'audace
d'ajouter le mot « Europe » dans la liste
des fidélités qui figurent dans le texte de la promesse.
Trente ans avant que l'Union Européenne ne l'adopte
comme drapeau, le pavillon aux douze étoiles d'or flottera
sur tous les camps de la F.S.E. car les premiers guides et scouts
d'Europe y verront avant tout un symbole chrétien.
Plusieurs « Eurojam » sont organisés
en vue d'harmoniser scoutisme et cérémonial.
Les scouts et les guides de la région parisienne seraient
bien étonnés d'apprendre que leur insigne de
province est à l'origine l'insigne de l'Eurojam
1960 qui s'est déroulé à Saint-Loup-de-Naud
près de Paris.

L'impulsion des Géraud-Keraod
Cependant un bel insigne, un idéal élevé,
le choix d'une pédagogie éprouvée, des
beaux textes, la bonne volonté, ne suffisent pas pour constituer
un mouvement. Il faut du souffle, une dynamique, en un mot une âme.
Ce sont Perig et Lizig GÉRAUD-KERAOD qui vont apporter ce
souffle et ce dynamisme. C'est pourquoi nous pouvons dire qu'ils
sont nos véritables fondateurs.
D'une famille d'imprimeurs de Pontivy, Perig parle
le breton. Dès la libération, dans le cadre de la
mission catholique bretonne d'Ile-de-France et des groupes
scouts « Bleimor », il participe avec sa femme
à l'accueil des populations qui émigrent de Bretagne
en région parisienne. « Bleimor » sera
un des éléments actifs du renouveau de la musique
et des traditions bretonnes en Bretagne dans les années 60
et 70. En rejoignant les Guides et Scouts d'Europe en 1962,
Perig et Lizig pensent redonner ses racines au scoutisme catholique
en Bretagne à un moment où l'Église, en
abandonnant le latin, abandonne aussi la langue bretonne. Mais ils
se rendront rapidement compte que la Providence les appelle à
une tâche encore plus grande car les problèmes de la
jeunesse bretonne sont aussi les problèmes de la jeunesse
française et européenne.
C'est un couple marié ayant cinq enfants qui
va débarquer au milieu d'une bande de jeunes célibataires
pratiquant un scoutisme dont les sources se trouvaient plus dans
les romans de la collection « Signes de Piste »
que dans les écrits de Lord BADEN-POWELL, du Père
SEVIN ou de Michel MENU. En quelques mois, Perig et Lizig mettent
de l'ordre dans ce que nous allons appeler plus tard les textes
fondamentaux. En mars 1963 et en accord avec l'association
allemande et l'association belge née en 1960, certains
points du Directoire
Religieux sont précisés en y intégrant
en grande partie la charte du scoutisme catholique que le Saint-Siège
venait de promulguer le 13 juin 1962. Certains points du cérémonial
et de l'uniforme sont fixés définitivement. Les
premiers camps-écoles sont mis en place, les camps de chefs
de patrouille développés. Un effort est porté
sur la qualité du journal « Scout d'Europe ».
Un travail de réflexion sur le scoutisme va être entrepris
pour aboutir à la rédaction de la Charte
des principes naturels et chrétiens du scoutisme européen.
Contrairement à l'expérience « Raider »
où Michel MENU fait appel à un encadrement plus âgé
pour mettre en uvre des techniques plus audacieuses, Perig
va plutôt favoriser la mise en place de maîtrises plus
jeunes, développer les techniques simples, à la portée
des chefs de patrouilles et exclure l'emploi des techniques
coûteuses, grisantes et semeuses d'illusions.
Perig va faire porter l'effort de formation sur l'acquisition
par les jeunes d'un « style scout ».
« L'idéal, écrit-il, n'est
pas qu'un garçon ressemble à une fille, une fille
à un garçon, un vieillard à un garçonnet,
un militaire à un joueur de pétanque, un scout à
un blouson noir, un routier à un romanichel. Observe avec
sincérité les autres comme toi-même : tu te
sentiras effrayé du décalage qui existe presque toujours
entre la grandeur que Dieu a voulue pour l'homme et l'état
de vulgarité où les hommes sont tombés…
Il en est qui se réjouissent de cette déchéance.
Ce sont ceux qui travaillent à tout avilir, à tout
niveler, à standardiser les êtres et les choses pour
les rendre interchangeables. Sur cette confusion des patries, des
races, des genres et des sexes, ils rêvent de bâtir
l'avènement des masses, oubliant
qu'on ne construit rien sur de la poussière… En
littérature, comme sur le stade, le style, c'est ce
qui classe, ce qui fait qu'entre mille, un être se reconnaît
à des traits toujours les mêmes. Le style, c'est
l'homme : sa disparition marque la fin du lutteur ou du cavalier,
du poète ou du musicien… Le style scout est avant tout
ce qui donne à notre vie un caractère propre, original,
bien distinct du genre de vie de qui nous entourent. On doit pouvoir
compter sur le style d'un scout comme sur sa parole… »
En 1965, les Guides d'Europe en plein développement
se décident, en accord avec la section scoute, à adopter
la chemise bleu ciel au lieu de la chemise beige pour bien marquer
par un signe visible l'existence des deux sections féminine
et masculine dans le Mouvement. Distinctes dans leur hiérarchie
et leur structure pédagogique, la section masculine et la
section féminine ne formeront qu'un seul Mouvement commun
aux filles et aux garçons dans sa gestion et son esprit.
Pour
harmoniser ce style scout, un grand jeu liturgique est organisé
à Pâques 1966 au Mont-Saint-Michel. 700 jeunes éclaireurs
et guides y participent et vont pour la première fois traverser
la mer à pied sec derrière les baussants. Le blanc
et le noir du baussant, qui veut dire « beau signe »,
évoquent notre baptême (le passage de la Mer Rouge),
la libération de l'esclavage de la mort que le Christ
par sa résurrection a vaincue pour toujours, le chemin vers
la Jérusalem céleste, la cité de Dieu (le Mont
illuminé dans la nuit), en quelques mots la Communion des
saints.
C'est exactement ce passage de l'obscurité
à la lumière que les routiers vivent à Vézelay
lorsque, après le Kyrie des Gueux, trois routiers frappent,
dans l'obscurité de la nuit et avec violence les battants
de la porte et que la nef s'illumine. Nous sommes à
la limite du noir et du blanc et nous entrons dans la cité
de Dieu. C'est aussi ce qui se passe lorsque nous quittons
une église après une messe et que nous sommes éblouis
par la lumière du jour extérieur, car la cité
de Dieu est aussi la cité des Hommes.
Le 4 octobre 1966, la section « Europe »
de l'OMMS décide, à l'unanimité des
18 associations présentes, la coéducation dans les
mêmes unités. Cet événement, passé
inaperçu pour la plupart, convainc les dirigeants de la F.S.E.
de l'aspect inéluctable de l'évolution du
scoutisme mondial. Il ne s'agit pas uniquement d'analyses
pédagogiques divergentes mais bien de deux conceptions du
monde qui s'affrontent. Jusqu'à présent,
le scoutisme avait été vu comme une méthode
d'éducation à la fois personnaliste et communautaire.
Réaliser un équilibre entre ces deux pôles,
qui ne sont pas contradictoires mais générateurs de
tensions, revient à pratiquer un scoutisme authentique. Désormais,
un glissement va s'effectuer au profit du pôle communautaire
au détriment du pôle personnaliste. Action politique
ou action éducative ? Faut-il construire le navire, ou fournir
l'équipage ? Perig et Lizig GÉRAUD-KERAOD veulent
former, comme B.P., des citoyens utiles mais ils se rangent résolument
dans le camp des personnalistes. Ce qu'ils veulent avant tout,
c'est former des caractères. Les Guides et Scouts d'Europe
sont un mouvement de formation initiale, complémentaire des
familles et de l'école. Ils ne prétendent pas
vouloir intervenir directement sur les structures sociales et ecclésiales.
En fait tout se passe de 1956 à 1966 comme si la
Providence avait voulu qu'au moment où le scoutisme
catholique en Europe allait procéder à un « aggiornamento »
qui allait le couper de ses origines, il existât un mouvement
confessionnel pratiquant un scoutisme fidèle aux intuitions
de BADEN-POWELL et des fondateurs de l'Office international
des scouts catholiques. En fait, pour Perig, la F.S.E. n'est
que la continuation, après la parenthèse de la guerre
et avec une ouverture plus cuménique, de cet Office
international, fondé entre les deux guerres par le Français
SEVIN, le Belge CORBISIER et l'Italien DI CARPEGNA. Cette amorce
de scoutisme européen avait disparu face à la montée
des régimes autoritaires et des dictatures dans l'Europe
de l'avant-guerre qui, pour la plupart, interdisent le scoutisme
ou le pervertissent gravement.
La transformation du Mouvement en trois ans est spectaculaire.
Deux dessins de Pierre JOUBERT illustrent bien cette transformation.
L'un, dessiné en 1960, représente trois adolescents
debout sur une carte d'Europe et revêtus de la cotte
de maille des chevaliers recouverte d'un vêtement blanc
avec la croix ancrée sur le cur. Ils sont graves et
se regardent. On devine la tentation de construire un ordre scout
replié sur lui-même et le passé. L'autre
dessin date de 1967 : on y voit un groupe de garçons et de
filles en marche brandissant des baussants. Ils sont joyeux et ils
regardent vers l'extérieur.
Le style Scout d'Europe est trouvé. Il est missionnaire.
Il se répandra dans toute la France. Il est désormais
une réponse à l'inquiétude des parents
devant les dérives des scoutismes nationaux. Il franchira
les Alpes à l'occasion de l'Année Sainte
en 1975. L'observation attentive de nos Routiers et Guides-Aînées
en service à Lourdes entraînera la renaissance de notre
association allemande et la création de nos associations
portugaise et espagnole. Cécile GHISLAIN le consolidera en
Belgique. Enfin après la chute du mur de Berlin, à
l'occasion du brassage des jeunes de l'Ouest et de l'Est
encouragé par le Pape Jean-Paul II à Saint-Jacques
de Compostelle, à Strasbourg et Czestochowa, c'est l'exemple
de nos jeunes Routiers et Guides-Aînées, et le travail
de Gildas Dyèvre et de Jeanne Taillefer, qui seront à
l'origine de la création des nouvelles associations
en Europe centrale et orientale.
Alors, trois ans avant le Jubilé de l'an 2000,
aujourd'hui 15 novembre 1997, voyons ce que dit le Seigneur
à ses scouts et à ses guides par la bouche d'Isaïe
aux chapitres 43 et 54 :
N'aie pas peur, je prends en mains ta cause, je t'ai pris à mon service, je serai avec toi. De l'Est, où le soleil se lève, je fais venir tes enfants, et de l'Ouest, où il se couche, je rassemble les tiens… Voici ce que je déclare, moi le Seigneur qui t'ai fait, qui t'ai formé dès avant ta naissance et qui viens à ton aide : N'aie pas peur, toi mon serviteur, toi que j'ai choisi. Je vais répandre mon Esprit sur tes enfants. Ils pousseront et grandiront comme des roseaux dans l'eau, comme des peupliers sur le bord des ruisseaux… Agrandis la tente où tu vis, tends des toiles supplémentaires, ne regarde pas à la dépense. Allonge les cordes de ta tente, consolide les piquets, car tu vas t'agrandir de tous côtés. |