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  La communication humaine,
un mécanisme complexe
     
 

Nous communiquons par un procédé propre à l’homme : le langage. Certes, les animaux échangent des messages gestuels et sonores pour exprimer leurs réactions vis-à-vis du monde et des congénères. Mais il ne s’agit pas d’un langage dans la mesure où ils n’expriment, par modulations sonores, par mimiques, par posture, par gesticulations, que des comportements élémentaires.

L’homme, parce qu’il possède deux capacités, l’intelligence et la phonation, peut, par un assemblage codifié de sons (la parole) ou de signes (l’écriture) complexes, transmettre de la pensée réfléchie. C’est précisément ça, le langage.

Dans cette pratique langagière, nous fonctionnons à trois niveaux. Nous sommes à la fois :

  • récepteur,
     
  • codeur et décodeur,
     
  • émetteur.

Dans toutes nos relations humaines et, bien entendu, dans nos fonctions scoutes, il est donc important pour que le message passe :

— D’être de bons récepteurs, c’est-à-dire de savoir écouter et lire avec attention l’interlocuteur, afin que la chose dite soit effectivement la chose entendue, et non pas la chose attendue.

— De savoir décoder le message capté, c’est-à-dire de l’analyser au mieux et en vérité dans sa forme (l’information) et dans son fond (la signification). C’est une démarche qui doit faire travailler conjointement l’esprit et le cœur.

— De s’appliquer à coder le plus justement possible le message émis en retour de façon à ce qu’il soit compréhensible et acceptable par l’interlocuteur. Cela peut être immédiat pour les choses quotidiennes et simples mais, dans certains cas, il est important de bien mettre en place le discours à délivrer. On peut donc parfois être amené à tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche avant d’émettre.

— De s’appliquer à émettre en clair, c’est-à-dire de façon audible ou lisible. À quoi bon dépenser des trésors de subtilité intellectuelle pour émettre quelques bredouillis ou couvrir le papier de pattes de mouches en partie raturées. Cet art de la parole (l’éloquence) comme celui de l’écriture (la rédaction) peuvent s’apprendre s’ils ne sont pas naturels. Mais la règle de base pour les non-spécialistes est d’être humble : si on ne sait pas improviser, eh bien, on écrit son propos à l’avance et, quand on l’écrit, on « fait simple ».

Il faut se rappeler pour l’harmonie de nos relations humaines :

— Que le contenu du message langagier est le plus souvent double : l’information brute et l’esprit de la lettre. Et que les deux aspects doivent être transmis et peuvent être détournés.

— Qu’omettre ou infléchir une information, c’est trahir.

— Que si on ne veut pas ou si on ne peut pas transmettre un message, il faut en rendre compte. Nous sommes dans le mouvement et à tous les niveaux de grands spécialistes de la non-réponse à la question posée.

 
 Parution

 
Maîtrises n°121
2000
pages 19-20
 


 Auteur

 
Pierre Lonchampt

  


 Le savais–tu ?
   
Cet article fait partie des lectures conseillées dans le cadre du programme de formation générale des chefs et cheftaines
 

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