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Tout le monde le dit : « Le monde
des affaires est pourri… », « La
politique, l’économie, l’entreprise, sont corrompues… »,
« Le business est difficile, il faut se battre, quitte
à écraser l’autre, seuls les meilleurs pourront
gagner ! ».
Mais de quelle pourriture s’agit-il ? De quelle corruption s’agit-il ? Quelle victoire attendez-vous ? C’est surtout à cette dernière question que
nous sommes, nous chrétiens, amenés à répondre : la victoire de la gloire de Dieu, car Dieu est Amour.
Il est vrai de dire que le monde du travail est
devenu complexe. Une multitude de personnes cherche un emploi pendant
que d’autres perdent le leur. Des centaines d’entreprises
proposent des postes à pourvoir, ouvrent de nouvelles fonctions,
offrent des emplois et ne trouvent pas de candidat parfait. Des
guides et scouts, des guides-aînées et routiers, des
chefs et cheftaines sont en recherche d’emploi aujourd’hui.
Ces périodes de la vie sont difficiles à franchir.
Nous pouvons tous les aider d’ores-et-déjà en
les soutenant dans notre prière. Notre humilité doit
nous ramener vite à la réalité, et si nous
ne fournissons pas un travail bien fait, on nous contraint de laisser
notre place. Ces situations peuvent se rencontrer proches de nous
et vont à l’encontre d’une éthique dans
le travail. En effet, le travail est au service de l’homme
et non l’homme au service du travail. De par notre pédagogie
vécue dans le scoutisme, nous devons avoir l’exigence
du travail bien fait pour nous-mêmes. Qu’est-ce qu’un
travail bien fait ? Le travail est l’ensemble d’activités
exécutées en vue de parvenir à un résultat ; cette activité étant manuelle ou intellectuelle.
L’objectif du travail est théoriquement d’améliorer
les conditions de la vie. L’exigence du travail bien fait
doit impérativement converger vers le bien, vers le progrès
de l’homme et de son environnement. La notion de travail bien
fait est quelque peu subjective, mais nous pouvons trouver certaines
caractéristiques. Un travail bien fait doit répondre
avec exactitude aux objectifs initialement fixés, il doit
être organisé, pensé, structuré et réalisé
dans le respect des délais impartis.
Dans la Doctrine sociale de l’Église
que je vous recommande de lire, et plus particulièrement
dans l’encyclique Laborem exercens, le Pape Jean-Paul II nous
rappelle que : « C’est en tant que personne
que l’homme est sujet du travail. C’est en tant que
personne qu’il travaille, qu’il accomplit diverses actions
appartenant au processus du travail ; et ces actions, indépendamment
de leur contenu objectif, doivent toutes servir à la réalisation
de son humanité, à l’accomplissement de la vocation
qui lui est propre en raison de son humanité même :
celle d’être une personne. »
Dans notre société actuelle, c’est
en majeure partie à partir du travail que nous fournissons
que nous sommes jugés. Exigeons de nous-mêmes de fournir
un travail bien fait ! Et dans une certaine mesure, il est possible
de mettre Dieu en tout. Pourquoi ne pas penser au Seigneur, lui
octroyer quelques minutes avant d’entreprendre. C’est
pour ma part ce que je tente de faire le plus régulièrement
possible, dans ma fonction et compte tenu de mes responsabilités,
à mon niveau dans l’organisation, quand j’ai
divers travaux à réaliser et divers projets à
mener de front pour mes supérieurs hiérarchiques.
Chaque fois que cela est possible, avant d’entamer
un nouveau dossier, je prie un court instant. Mon collègue
de bureau avec qui je travaille ne s’aperçoit de rien.
En fermant les yeux ou en conservant le regard fixe sur l’écran
d’ordinateur, je me dis : « Seigneur, je ne suis
que ton instrument, merci de Ton aide dans ce nouveau projet, guide-moi
pour accomplir un travail bien fait ! »
Le Pape rappelle combien notre rôle est
primordial dans la société : « Étant
donné que le travail dans sa dimension subjective est toujours
une action personnelle, actus personae, il en découle que
c’est l’homme tout entier qui y participe, avec son
corps comme avec son esprit, indépendamment du fait qu’il
soit un travail manuel ou intellectuel. » Ainsi
guidés par la foi, l’espérance et la charité,
toutes nos actions, tous nos travaux doivent être une pièce
du puzzle de la civilisation de l’amour.
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