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Depuis quelques années, les équipes
nationales mettent l’accent sur l’amitié, l’aventure
et le service. Pour sortir de la carte postale, il faut rentrer
dans l’action, aujourd’hui, sans attendre la fin du
mois du mois, dès après la lecture de cet article,
et commencer à la vivre cette amitié tant recherchée.
Quant à l’aventure, nous la traiterons dans un prochain
numéro. Notre troisième leitmotiv, le service, fera
aussi l’objet d’un article à part entière.
Alors, pourquoi notre chef de clan (CC) plein
de bonne volonté va-t-il chercher à instaurer cette
amitié ? Concrètement, quels repères vont baliser
son chemin pour bâtir un clan qui soit cette communauté
fraternelle ?

Pourquoi une communauté ?
- Tout d’abord, car plusieurs chrétiens
qui se réunissent forment une communauté. Cette
communauté est fraternelle, car ces chrétiens se
reconnaissent fils d’un même Père. Cette relation
filiale nous induit comme frères. Il en sera de même
pour des non-scouts : à la messe dominicale, une communauté
paroissiale sera fraternelle par son appartenance au Christ.
- Construire ensemble, en groupe, en équipe,
amène logiquement à un sentiment profond d’appartenance
et de fraternité. La vie scoute dans une patrouille, une
troupe, une équipe-pilote, nous conduit à vivre
ensemble pendant des journées entières : activité
spécifique, dîner, soirée, coucher, prière,
pddm, toilette, etc.
Automatiquement, le sentiment d’appartenance
émerge d’une manière plus marquée qu’une
équipe de foot ou qu’une classe d’école.
Ce sentiment d’appartenance permet d’aider à
grandir et à construire une vie belle ; il serait dommage
de s’en priver.
Depuis quelques années, les difficultés
de la vie, les familles décomposées, la compétition
acharnée, la violence ambiante… ont décalé
les besoins des adolescents et des jeunes adultes. Ils recherchent
d’une manière très appuyée de véritables
amitiés.
Nos jeunes veulent vivre une amitié profonde.
S’ils ne la trouvent pas au clan, ils partiront la chercher
ailleurs. Cela nous renvoie à cette vocation implicite du
clan : la création d’une communauté vraie et
authentique. Le CC n’a d’ailleurs plus le choix, au
risque de voir ses effectifs fondre comme neige au soleil. C’est
un des changements de ces dernières années : on ne
cherche plus l’appartenance à un type de groupe marqué
socialement ou idéologiquement, on cherche à vivre
un attachement d’une amitié absolue, « à
la vie, à la mort »…

Comment faire demain avec mon clan ?
Pour créer une communauté, trois
impératifs s’imposent : vivre ensemble, agir ensemble,
prier ensemble.
- Allier action et convivialité permet
de développer une cohésion d’autant plus forte
que l’action sera difficile. En début d’année,
rien ne vaut un week-end où par exemple du VTT à
haute dose 3 h 30 - 4 h 00 en terrain accidenté,
sera suivi par un dîner au bivouac autour d’un plat
consistant à succès incontesté (type fondue
savoyarde, ou autre gourmandise…). Le fait même d’en
avoir « bavé » ensemble et de se
regrouper ensuite au cours d’un événement
festif conduira automatiquement à la cohésion. À
toi CC de veiller à mettre au programme l’activité
ad hoc (non pas une compétition mais bien une activité
physique forte poussant à l’entraide).
- Être attentif à l’état
d’esprit : Le CC doit être particulièrement
attentif à l’état d’esprit qui règne
dans les équipes.
Chacun doit pouvoir s’exprimer spontanément
sans craindre les réactions des autres.
En effet il arrive fréquemment qu’à
l’âge pilote la « mise en boîte »
à vue humoristique soit dans les habitudes, attention à
cette ambiance à double tranchant.
Certaines remarques, anodines pour certains,
peuvent en blesser d’autres et sur ce point le CC et ses assistants
ont un devoir de vigilance.
En cas de doute pour savoir à quel moment
intervenir, le bon clignotant s’allume après réflexion
: cette remarque est-elle scoute ou non ?
Pas de pitié pour la réponse négative
: le CC doit intervenir, c’est impératif. Si notre
CC laisse faire, il n’y aura pas de climat de confiance. On
ne peut pas rire de tout, ni de tout le monde…
Le fruit de ce travail apparaîtra au moment de la prière.
Si les intentions de prière fusent d’elles-mêmes,
spontanément, c’est gagné, l’amitié
réelle démarre. Attention à l’entretenir
par la suite, la vigilance doit durer !

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