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Comme des enfants qui veulent des calins de leurs
parents mais refusent qu’on leur fasse « les gros yeux »,
nous aurions facilement la même réaction : Oui
à la maternité de l’Église. Non à l’autorité
de la hiérarchie !
Et si nous apprenions combien est belle cette
autorité, en relisant certains textes de Vatican II…
« Le collège ou corps épiscopal n’a
d’autorité que si on l’entend comme uni au Pontife romain,
successeur de Pierre, comme à son chef et sans préjudice
pour le pouvoir de ce primat qui s’étend à tous, pasteurs
ou fidèles. En effet, le Pontife romain a sur l’Église,
en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute
l’Église, un pouvoir plénier, suprême et universel
qu’il peut toujours exercer librement. L’ordre des évêques
qui succède au collège apostolique dans le magistère
et le gouvernement pastoral, bien mieux dans lequel se perpétue
le corps apostolique, constitue, lui aussi, en union avec le Pontife
romain, son chef, et jamais en dehors de ce chef, le sujet d’un
pouvoir suprême et plénier sur toute l’Église,
pouvoir cependant qui ne peut s’exercer qu’avec le consentement
du Pontife romain. Le Seigneur a fait du seul Simon la pierre de
son Église, à lui seul il en a remis les clés
(cf. Mat. 16,18-19) ; il l’a institué pasteur de tout son
troupeau (cf. Jean 21,15s.), mais cette charge de lier et de délier
qui a été donnée à Pierre (Mat. 16,19)
a été aussi donnée, sans aucun doute, au collège
des apôtres unis à leur chef (Mat. 18,18 ; 28,16-20).
Par sa composition multiple, ce collège exprime la variété
et l’universalité du peuple de Dieu ; il exprime,
par son rassemblement sous un seul chef, l’unité du troupeau
du Christ. […]
Chargés des Églises particulières
comme vicaires et légats du Christ, les évêques
les dirigent par leurs conseils, leurs encouragements, leurs exemples,
mais aussi par leur autorité et par l’exercice du pouvoir
sacré, dont l’usage cependant ne leur appartient qu’en vue
de l’édification en vérité et en sainteté
de leur troupeau, se souvenant que celui qui est le plus grand doit
se faire comme le plus petit, et celui qui commande, comme le serviteur
(cf. Luc 22,26-27). […]
Envoyé par le père de famille pour
gouverner les siens, l’évêque doit garder devant ses
yeux l’exemple du bon Pasteur venu, non pas pour se faire servir,
mais servir (cf. Mat. 20,28 ; Marc 10,45), et donner sa vie pour
ses brebis (cf. Jean 10,11). Pris parmi les hommes et enveloppé
de faiblesse, il peut se montrer indulgent envers les ignorants
et les égarés (cf. Héb. 5,1-2). Qu’il ne répugne
pas à écouter ceux qui dépendent de lui, les
entourant comme de vrais fils et les exhortant à travailler
avec lui avec ardeur. Destiné à rendre compte à
Dieu de leurs âmes (cf. Héb. 13,17), que sa sollicitude
s’étende, par la prière, la prédication et
toutes les oeuvres de charité, soit à eux, soit également
à ceux qui ne sont pas encore de l’unique troupeau et qu’il
doit considérer comme lui étant confiés dans
le Seigneur. Étant comme l’apôtre Paul débiteur à
l’égard de tous, qu’il soit prompt à annoncer l’Évangile
à tous (cf. Rom. 1, 14-15) en engageant tous ses fidèles
à une activité apostolique et missionnaire. Quand
aux fidèles, ils doivent s’attacher à leur évêque
comme l’Église à Jésus-Christ et comme Jésus-Christ
à son Père, afin que toutes choses conspirent dans
l’unité et soient fécondes pour la gloire de Dieu
(cf. 2 Cor. 4,15). […] »
Lumen Gentium 22,26-28 ; 27,58 ; 27,60-61
Le collège épiscopal et son chef
La fonction de gouvernement des évêques
(Concile Vatican II)
« Dans l’exercice de leur charge de père
et de pasteur, que les évêques soient au milieu de
leur peuple comme ceux qui servent, de bons pasteurs connaissant
leurs brebis et que leurs brebis connaissent, de vrais pères
qui s’imposent par leur esprit d’amour et de dévouement envers
tous et dont l’autorité reçue d’en-haut rencontre
une adhésion unanime et reconnaissante. Ils rassembleront
et animeront toute la grande famille de leur troupeau, en sorte
que tous, conscients de leurs devoirs, vivent et agissent dans une
communion de charité.
Pour en devenir vraiment capables, les évêques,
« prêts à toute oeuvre bonne »
(2 Tim. 2,21) et « endurant tout pour les élus »
(2 Tim. 2,10), doivent régler leur vie de manière
à correspondre aux nécessités de leur temps.
[…] »
Christus Dominus 16,12
La charge pastorale des évêques dans
l’Église
(Concile Vatican II)

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