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cf. l’article 1.4. des statuts fédéraux
- Le Scoutisme a été voulu par son fondateur
comme une méthode d’éducation la plus complète
possible : elle englobe, nécessairement, l’éducation
religieuse. • Le scout est un croyant, et je répudie
toute forme de scoutisme qui n’a pas la religion pour base ô
(Baden-Powell). Il paraît clair que les nécessités
de l’organisation du mouvement scout ne peuvent, en aucun
cas, prévaloir sur celles de l’éducation de
ses membres. Il faut, au contraire, s’efforcer d’établir
des structures qui permettent le plein épanouissement religieux
de tous les jeunes : le scoutisme est une méthode d’éducation
qui doit se mettre au service de la vie surnaturelle, et non l’inverse.
- La Fédération du scoutisme européen
fait profession de foi chrétienne. Elle pose l’ensemble
de ses actes et de ses décisions selon les règles
de cette foi. L’unité de l’Europe s’est
réalisée dans la chrétienté. Le christianisme
a constitué l’élément animateur d’une
civilisation européenne commune, différenciée
dans ses moyens d’expression, mais solidaire dans son esprit,
ses conceptions sociales, ses institutions et son patrimoine de
valeurs culturelles. La F.S.E. pense que l’Europe peut connaître
un renouveau de civilisation chrétienne grâce à
des hommes qui sauront que leur destin surnaturel dépasse
les structures temporelles et réaliseront les exigences
de l’Évangile dans leur vie de tous les jours. La
F.S.E. désire contribuer à l’unité d’une
Europe ouverte à tous les pays du monde en travaillant
à faire naître une nouvelle fraternité des
peuples dans le Christ.

- La F.S.E. donne le primat à la vocation de tout chrétien
à la sainteté. Un scout ou une guide doit vivre sa
promesse, les
principes et la
loi selon les exigences du sermon sur la Montagne, véritable
charte de toute vie chrétienne. En ce sens, la F.S.E. est appelée
à être, toujours davantage, un moyen de sanctification dans l’Église,
un moyen qui favorise et encourage une union plus intime entre
la vie concrète de ses membres et leur foi. Dans ce but, la F.S.E.
développe à tous les niveaux une pédagogie spécifique notamment
à travers ses revues, ses camps-écoles pour la formation des chefs,
ses activités nationales et fédérales. Plus particulièrement,
la F.S.E. considère que l’éducation différenciée des filles
et des garçons au sein d’unités de vie distinctes constitue
un point essentiel de sa pédagogie. Le parallélisme et l’enrichissement
mutuel des deux sections, masculine et féminine, permettent le
plein épanouissement des aptitudes et des inclinations imparties
dans le plan providentiel à chacun des deux sexes. Comme le formule
la loi, le scout
ou la guide est l’ami de tous et le frère de tout autre scout.
À ce titre la F.S.E. se situe au sein de la grande famille des
scouts et des guides et travaille à édifier avec eux, dans l’esprit
de Baden-Powell et dans le cadre de son projet éducatif original,
une société plus juste et plus fraternelle.

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Le chrétien appartient à l’Église visible du Christ,
participe à sa vie liturgique et sacramentelle, et en reçoit
des directives d’action. Si, au plan fédéral, la Fédération
du scoutisme européen ne peut être liée dans sa totalité à une
seule Église, tout membre de la F.S.E. doit, en revanche, appartenir
à une Église ou se préparer à cette appartenance. La F.S.E.
accepte seulement des jeunes et des associations appartenant
à l’une des Églises suivantes : l’Église catholique,
l’Église orthodoxe ou l’une des Églises évangéliques
issues de la Réforme confessant la divinité du Christ et reconnaissant
le Symbole des apôtres comme définition de la foi. Toute unité
scoute ou guide de la F.S.E. doit se situer clairement par rapport
à l’une de ces Églises. Nul ne peut prononcer la promesse
scoute (ou guide) s’il n’est pas baptisé. On peut,
cependant, admettre à la promesse
un scout (ou une guide) engagé dans la formation catéchuménale.

- Chaque Église a, de l’éducation,
une conception bien précise. Il n’est pas concevable
que la religion puisse être matière d’enseignement
séparé ; celle-ci doit baigner de sa lumière
la totalité des connaissances communiquées et la
totalité des activités pratiquées. Dans une
conception du scoutisme fidèle à la pensée
de Baden-Powell, il ne saurait être admis que l’on
sépare la vie religieuse de la vie technique de l’unité.
Le plein épanouissement religieux des jeunes exige donc
que leurs chefs appartiennent à la même Église
qu’eux, professent la même doctrine, participent à
la même vie liturgique et sacramentelle. C’est pourquoi,
la F.S.E. regarde comme une situation normale que les communautés
nationales de Guides et Scouts d’Europe constituent des associations
confessionnellement homogènes, spirituellement animées
et guidées par leurs Églises tant au plan local
qu’à l’échelon national. Les chefs, à
tous les échelons, ont le devoir de favoriser le ministère
des conseillers religieux auprès des jeunes qui leur sont
confiés. Il est important que les conseillers religieux
approfondissent leur connaissance de la méthode scoute
de façon à tenir compte, dans leur pastorale, des
spécificités propres au scoutisme et au guidisme,
tout en veillant à ne pas se substituer aux chefs laïcs.
Les jeunes, plus particulièrement les jeunes chefs, ne
doivent pas être regardés simplement comme l’objet
de la sollicitude pastorale des Églises : ils doivent être
encouragés à devenir ce qu’ils sont de fait,
à savoir des sujets actifs qui prennent part à l’évangélisation
et à la rénovation sociale du monde qui les entoure.

- Dans un pays où cohabitent plusieurs confessions
chrétiennes, des unités scoutes ou guides appartenant
aux diverses Églises chrétiennes peuvent coexister
dans une même association, chaque groupe accueillant des
jeunes d’une même Église. Cependant, un jeune
chrétien peut, à titre exceptionnel, intégrer
une unité appartenant à une autre confession chrétienne
que celle dans laquelle il a été baptisé,
dans le cas où n’existe pas, à proximité
de son lieu d’habitation, de groupe relevant de sa confession.
Les chefs veilleront alors à ce que les parents du jeune
soient personnellement et directement informés du caractère
confessionnel propre à ce groupe et s’assureront que
ceux-ci donnent bien leur accord à l’intégration
de leur enfant dans cette unité. Dès que possible,
l’association nationale met en place pour chaque Église
une équipe d’animation religieuse constituée
de chefs et de conseillers religieux en vue, notamment, d’assurer
la conformité de la pédagogie de la foi aux directives
des Églises respectives. L’association nationale veillera
à ce que chaque Église soit représentée
dans les instances de l’association au niveau régional
et/ou national.

- À l’âge de l’éducation,
qui est celui de l’enfance et de l’adolescence, on ne
peut, certes, mettre en contact habituel, sans nécessité,
des jeunes de confessions différentes au risque de les
mettre sur la voie du relativisme et du scepticisme. Aucun mélange
intempestif ne doit donc se produire sous prétexte d’unité
: il est indispensable, à cet âge, que chacun demeure,
pleinement et totalement, dans la fidélité à
son Église, rendant ainsi un témoignage véritable
et sincère de la foi dont il est justement fier. Mais,
aux routiers et guides aînées qui vont entrer dans
la vie, le scoutisme d’Europe offre des possibilités
de rencontres inter-confessionnelles, dont le bienfait ne saurait
être perdu. Au niveau des chefs, un tel dialogue est non
seulement bienfaisant mais indispensable : face aux divers matérialismes
ambiants qu’ils soient d’origine marxiste ou autre,
au développement des sectes, à l’indifférence
religieuse, ceux-ci ont le devoir de travailler activement à
construire le réseau humain qui témoignera dans
le monde de l’universalité de l’Église
du Christ.

- En toute occasion, — comme au cours des camps et
manifestations réunissant des associations ou des groupes
F.S.E. appartenant à des Églises différentes
—, toutes facilités devront être données
aux conseillers religieux pour qu’ils puissent rencontrer
les jeunes sur le lieu même du camp, participer aux cérémonies,
repas, veillées, feux de camp et réunions de toutes
sortes. Les chefs de camp devront se rappeler que leur premier
devoir est de favoriser la vie spirituelle de ceux qu’ils
ont sous leur responsabilité, et de veiller à ce
que ceux-ci participent aux offices religieux selon les règles
de leur confession. Ils prendront toutes mesures utiles pour que
la messe soit assurée au moins chaque dimanche pour les
catholiques (et même si possible, dite au camp tous les
jours), que soient célébrés la Divine Liturgie
pour les orthodoxes et les cultes pour les réformés.
Les célébrations liturgiques ainsi que les cultes
ne seront pas célébrés en commun. Les réflexions
doctrinales concernant les questions cuméniques doivent
être faites selon les normes des Églises respectives.

-
Lorsqu’une association nationale de la F.S.E. s’ouvre
à d’autres confessions chrétiennes, elle
ne perd pas, de ce fait, son caractère de mouvement d’éducation
de sa propre confession. Mais les autres confessions chrétiennes
doivent, de leur côté, pouvoir assurer intégralement
la formation religieuse de leurs membres avec les mêmes
droits et les mêmes garanties que l’association nationale
conserve pour elle-même. Les garanties suivantes leur
sont assurées :
- création d’une équipe d’animation
religieuse participant aux conseils des chefs aux divers échelons
selon les règles de l’association nationale ;
- liberté, pour chaque confession, en ce qui concerne
la formation des chefs et des jeunes :
- de créer des brevets de religion et des épreuves
religieuses obligatoirement intégrées aux programmes
techniques pour chaque niveau de la formation scoute ;
- d’organiser des camps-écoles, sous réserve
des garanties pédagogiques habituelles, ou, si ces
garanties ne peuvent être fournies, participation à
la direction des camps-écoles ;
- de regrouper les jeunes, les chefs et les conseillers religieux
dans des manifestations communes telles que journées
de chefs, pèlerinages, retraites, etc.
- d’éditer des revues de spiritualité ou
de formation doctrinale, et des publications de caractère
confessionnel à l’usage des conseillers religieux,
des chefs et des jeunes.
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| Information |
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Ce texte du Directoire religieux de la Fédération
du Scoutisme Européen a été modifié
à l’unanimité des associations reconnues
et en formation de l’Union Internationale des Guides et
Scouts d’Europe au cours du Conseil fédéral
de Hohenstein (R.F.A.) des 15 et 16 novembre 1997.
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