Les premiers scouts sont lancés sur le continent en 1911, notamment en Belgique. En France, de nombreuses associations locales sont créées dans le respect des confessions religieuses.  | Le père Jacques Sevin (1882-1951) |
Le Père J. Sevin
En 1920, les associations catholiques se fédèrent au sein des « Scouts de France » autour, notamment de deux personnalités : le chanoine Cornette et le Père Sevin. Le Père Jacques Sevin est un jésuite qui, dès 1913, rencontre B.P. en Angleterre afin d'évaluer l'efficacité de sa méthode. Très impressionné, il en écrira « Le scoutisme, étude documentaire et application ». En 1920, il fonde les « Scouts de France » après avoir proposé aux évêques une version catholique de la méthode. Pour le Père Sevin, le scout est un chrétien dont le souci est de faire grandir le Christ autour de lui. 
Les principes du scoutisme catholique
Le Père Sevin a donné un sens explicitement chrétien à la patrouille, développe la Bonne Action (B.A.) de Baden-Powell dans le sens du service chrétien. Il développe la dimension ecclésiale du scoutisme catholique. La patrouille devient une communauté humaine de frères scouts dont le sens est donné par le Christ. Le don de soi développé par B.P. n'est plus philanthropique mais chrétien. Les chefs formés par le Père Sevin vont être à la source d'un premier âge d'or du scoutisme dans les années 30. Au cours de la difficile période de la guerre, de nombreux scouts donneront leur vie comme Marcel Callo, scout et jociste, qui a été béatifié par Jean-Paul II en 1987. À partir de 1945, le scoutisme prend de plus en plus d'ampleur tandis qu'une chape de plomb tombe sur l'est de l'Europe et que le scoutisme y est interdit. |