|
C’est sur les côtes bretonnes que se déroulera
du 19 au 26 avril 2003 le camp-école éclaireur du
troisième degré. Un temps d’approfondissement
pédagogique, qui comprendra trois jours d’aventure
marine sur des canots à voile.
Pour les douze stagiaires, rendez-vous est fixé
le samedi 19 avril à Landévennec près de Brest
(29). Quand on leur parle du camp, une saine excitation et une lueur
de fierté brillent dans le regard de ces chefs de 22 à
45 ans, déjà en fonctions mais soucieux de parfaire
leur formation. Car en plus de l’encadrement de leurs unités
respectives, ils ont investi du temps et de l’énergie
pour pouvoir participer au MacLaren, envisagé par eux comme
un lieu de ressourcement et de progression dans la méthode
scoute. Et cette semaine devrait en effet constituer un moment privilégié
pour approfondir leurs motivations et leurs connaissances de chefs
sous la direction expérimentée du mestre de camp Gwenaël
Lhuissier et de ses assistants. « Il ne s’agit pas,
au MacLaren, de proposer un moule standard ou un prototype de super-chef,
mais de faire le point des talents que le Seigneur nous confie :
les nôtres, mais aussi ceux de nos garçons, dans le
respect fondamental de la dignité de la personne humaine
(…), de dilater notre intelligence et notre cœur pour
mieux rayonner dans notre action d’éducateurs
».

Approfondissement pédagogique et aventure vraie
Spécificité
de cette 33e édition : les stagiaires s’initieront
à la navigation dans la rade de Brest à bord de trois
« loups de mer », canots ouverts gracieusement
mis à disposition par la Base nautique de l’Iroise.
Une aventure encadrée par Guénolé Després
et Damien Roger, chefs scouts marins, ainsi que par Christophe Monnier,
Commandant du navire-école de la Marine Nationale «
La Belle Poule » et chef de la Passerelle (équipe
de spécialisation Mer).
Parmi les thèmes des sessions prévues,
on trouve des sujets comme « jeu et aventure », «
la doctrine sociale de l’Église » ou encore «
le civisme à l’école des bois ». Et pour
les haltes spirituelles, le livret de camp propose aux chefs de
méditer chaque jour le portrait de l’un des six «
témoins » présentés par le Cardinal Poupard
pour ses conférences de Carême à Notre-Dame
de Paris : Mère Teresa, Robert Schuman, Maurice Blondel,
sainte Giuseppina Bakhita, Jean XXIII et le bienheureux Pier Giorgio
Frassat. Des textes en accord avec le thème de la semaine
résolument ancré dans l’actualité mondiale
: « Artisans de paix, éducateurs de saints
».
Une tradition séculaire
Pour les futurs scoutmestres, qui recevront les
fameuses
« bûchettes », la bague à deux torons et
le foulard écossais, ce camp concrétise une année
de préparation émaillée de deux week-ends de
réflexion à Montmartre et de travaux personnels (les
« jalons ») à rendre à la maîtrise.
Mi-théorique mi-pratique, leur démarche
perpétue en fait la tradition des camps d’instruction
mis en place en 1913 par Baden-Powell, qui réfléchit
au problème crucial de la formation des chefs dès
le premier camp scout à Brownsea en août 1907. L’exercice
en fut ensuite conforté lorsque l’écossais William
de Bois MacLaren acquit en 1918 la célèbre propriété
de Gilwell Park, dans le comté d’Essex, pour la mettre
à disposition des « cours d’entraînement
» dispensés aux chefs de troupe de l’époque.
C’est donc en héritiers des fondateurs du scoutisme
que les actuels stagiaires cultivent le sérieux pédagogique
caractérisant les chefs et cheftaines de l’Association
des Guides et Scouts d’Europe à travers leurs dix mille
journées de formation dispensées chaque année
et alimentant le succès de leur mission d’éducateurs.
Alors… bon vent au 33e MacLaren !

|