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Pourquoi proposer une formation générale
?
Bref historique
Les acteurs de la formation
Les grands principes du plan de formation à
partir de 2003-2004
Mise en œuvre proposée

Pourquoi proposer une formation générale ?
Les chefs et cheftaines doivent se former…
…non seulement en pédagogie et techniques
scoutes, mais également « sur le plan des
connaissances générales nécessaires à
l’éducation chrétienne qu’ils doivent
donner aux jeunes dont ils ont la charge » (JM Permingeat,
Camp Chief, « Maîtrise » n° 132 p.
13, 2002).
- Cette exigence est liée à l’exercice de responsabilités.
Il s’agit d’un devoir de loyauté vis-à-vis
des jeunes, des parents et du mouvement.
- Cette formation générale entre dans le cadre
d’un accompagnement pour une progression personnelle, pour
acquérir plus de maturité, découvrir et vivre
vocation et mission personnelle (cf. l’exhortation apostolique
de Jean-Paul II « Christifideles laici »,
chap. 5, 1988)
- Cette formation a pour but d’apprendre à discerner
et de donner des repères précis, pour avoir de bonnes
fondations, tout en se sachant toujours en construction…
Le mouvement doit contribuer à cette formation
Nombreux sont les chefs et cheftaines qui se
forment hors mouvement. Cependant, le mouvement se doit de donner
une formation car :
- tous les chefs et cheftaines n’ont pas accès à
une formation générale et permanente à l’extérieur
du mouvement,
- recevoir ensemble une formation commune contribue à
souder les chefs et cheftaines, et à créer un esprit
de communauté,
- le mouvement doit conserver et même développer
une capacité propre d’analyse, de réflexion et de
formation.
Ajoutons que :
- Un grand nombre de problèmes sont évités,
dépassés ou résolus avec une bonne formation.
- L’éducateur scout s’use dans son service
: le mouvement se doit de leur donner les moyens de progresser
et de s’épanouir à travers leurs missions
de chef ou cheftaine.
- L’éducation scoute est une pédagogie active,
à la fois communautaire et personnelle, qui vise toutes
les composantes de la personne (formation « intégrale
», écrit le pape Jean-Paul II) : on va jouer sur
les cinq buts du scoutisme pour cette formation aussi.
- Nous sommes tous différents, et sommes acteurs de notre
propre formation… Cependant, nous ne pouvons pas nous former
tout seul dans notre coin uniquement : notre communauté
scoute suscite et nourrit la formation de chacun. C’est
la base de l’intermaîtrise.
- Cette formation générale de nos chefs et cheftaines
se situe donc sans coupure dans le cadre d’une progression
personnelle suivant le style des aînés (Route et
Feu), avec une vie communautaire à différents niveaux,
une amitié réelle, et un accompagnement vers le
départ routier ou l’engagement guide-aînée.

Bref historique
La formation des chefs a toujours été
une préoccupation centrale de l’association des Guides
et Scouts d’Europe : « la formation des chefs n’est
pas un luxe mais une nécessité » (P. de
Coligny, « Maîtrise » n° 25/26, p.
19, 1974). Cette formation, dans le cadre de l’intermaîtrise,
est globale. Elle doit être assurée au niveau du district.
Plusieurs modalités ont été
proposées au cours des années : par exemple, dans
les années 80, la formation des chefs et cheftaines était
prévue sous forme de six week-ends par an, plus des soirées
de formation tous les quinze jours, portant sur la pédagogie,
la formation spirituelle (connaissance de base, actualités
de l’Église), la formation civique (connaissance de
l’héritage, actualités sociales et politiques,
actualités culturelles), l’information et les relations
extérieures (connaissance du mouvement, techniques d’information,…)
(cf. P. de Coligny , « Maîtrise »
n° 56, p. 35 et ss., 1981).
Plus récemment, en 1997, un « plan
d’éveil à la formation » avait été
mis en place au plan national sous l’impulsion de Jacques
Mougenot, commissaire général. Il visait à
structurer la formation à travers les camps-écoles,
les activités intermaîtrise et des forums « amour
et vie ». Ce plan d’éveil comportait trois volets
(structure personnelle, les autres, Dieu), répartis en quelques
quatre-vingts sessions, à parcourir sur trois années.
Sans doute trop ambitieux et volumineux, ce plan d’éveil
n’a que rarement été mis en œuvre, avec
cependant un certain profit pour ceux qui ont su se l’approprier
et l’adapter à leurs besoins (par exemple le district
du Berry en 1998).
À condition de le simplifier, il semble
donc pourtant relativement possible de l’utiliser. Les équipes
nationales ont donc décidé, lors du « camp creuset
» 2002, d’élaborer pour les commissaires de district,
mais aussi pour les chefs et cheftaines de groupe, une grille plus
simple d’utilisation. Cette grille comportait dix-huit sujets répartis
en cinq thèmes.
Finalement, après remodelage et approfondissement,
une grille sur quinze sujets / cinq thèmes à parcourir
en trois ans a été retenue, pour une
mise en œuvre à partir de la rentrée 2003/2004.

Les acteurs de la formation
- Les chefs et cheftaines de groupe et les commissaires de district
ont une responsabilité particulière : il s’agit
de rappeler ou de faire comprendre à chacun des chefs ou
cheftaines que « je me forme par moi-même…
mais pas tout seul ». Il s’agit d’une auto-formation,
soutenue par une vie communautaire. « Personne ne pourra
se former à ta place. » Cette conviction, Jean-Paul II
la souligne au §63 de Christifideles laici en indiquant
« qu’il n’y a pas de formation véritable
et efficace si chacun n’assume pas et ne développe
pas par lui-même la responsabilité de sa formation
: toute formation, en effet, est essentiellement “auto formation” ».
- L’équipe nationale s’occupe de l’organisation
générale de la formation (qualité et conformité
avec la méthode scoute).
- Les commissaires de province (CPr) doivent veiller à
ce que la formation soit une réalité dans leurs
districts. Ils prennent en charge des actions ponctuelles (week-end
de formation de base, surtout pédagogique, mais touchant
aussi la formation générale).
- Les commissaires de district (CD) sont les garants de la progression
de chacun : ils sont donc les responsables de l’intermaîtrise
et du plan de formation dont nous parlons ici. Cette formation
est mise en œuvre par une action commune des districts scouts
et guides.
- Le suivi de chaque chef et cheftaine doit être effectué
par les chefs et cheftaines de groupe (CG) (éducateur d’éducateurs),
dont c’est une des missions principales, exaltante mais
difficile, et donc encore peu effective dans nos groupes.
Il est évident que si les assistants de
branche ont en charge la formation pédagogique des chefs
et des cheftaines, ils participent également à la
tâche de formation générale de l’équipe
de district. Les conseillers religieux sont également impliqués,
comme membre des conseils de district et de groupe, et plus spécifiquement
dans la partie « spirituelle » de cette formation générale.
Il est souhaitable, autant que nécessaire et possible, d’inviter
des intervenants extérieurs, choisis par l’équipe
de district (proposés par tous et validés en final
par les commissaires de district).

Les grands principes du plan de formation à partir de
2003-2004
Cette formation doit, à la fois :
- être commune à l’ensemble du mouvement,
dispensée sur une durée limitée, et être
adaptée à nos groupes, districts, et à chacun
de nos chefs ;
- permettre la spontanéité, l’adaptation
aux surprises de la vie (comme en camp ou en route), et être
une démarche réfléchie, associée à
une programmation dans le temps, pour éviter le papillonnage,
la répétition de certains points et l’oubli
systématique d’autres ;
- être l’objet de temps forts (week-end inter-maîtrise
ou « chapitres ») mais aussi être un souci
permanent (réserver un « espace » de formation
même court dans toute activité, tout conseil : de
même qu’on prie ensemble systématiquement,
on se forme un peu ensemble systématiquement).
La base de la répartition des thèmes
proposés est celle des cinq buts du scoutisme. Le sens du
concret (campisme, vie dans la nature, techniques scoutes diverses)
ne fait pas l’objet d’un thème spécifique mais se
manifeste dans les activités inter-maîtrises, notamment
les sorties ou week-ends. Un aspect « engagement personnel
» a été inclus, portant spécifiquement
sur la mission du chef ou de la cheftaine. Par ailleurs, une réflexion
sur l’engagement et la fidélité doit être menée
avec le chef ou la cheftaine au moment de son investiture de chef(taine)
ou de son allégeance d’assistant(e).
La confirmation du choix d’un programme en trois
ans répond à l’idée qu’en moyenne, entre le
temps de service comme assistant ou comme chef, un jeune peut rester
trois ans en maîtrise. Mais, s’il ne reste qu’un ou
deux ans, il aura eu une formation minimale dans les cinq grands
thèmes. Et s’il reste plus longtemps, les besoins changeant,
le plan de formation de district sera refait et il n’aura
pas l’impression de « redoubler » !

Mise en œuvre proposée
Il y a à la fois une unité nationale
des thèmes à traiter et des grandes lignes de leur
contenu, et une mise en œuvre locale, organisée par
les équipes de district et adaptée aux besoins. Une
évaluation systématique est à prévoir
par les acteurs pour éviter de faire perdre du temps aux
participants et tenir compte de leurs avis et idées pour
l’orientation des futures activités de formation.
Ces activités de formation peuvent être
assurées dans le cadre du district uniquement, ou réparties
entre district et équipe inter-maîtrises de groupe,
selon la situation locale des districts et des groupes. Dans tous
les cas, c’est aux commissaires de district de veiller à
la mise en oeuvre de la formation dispensée dans leur district.
À partir de la rentrée scoute 2003-2004,
dans l’ensemble de nos districts, organiser la formation générale
consiste donc à répartir cinq activités de
formation dans l’année. Les districts choisissent cinq
sujets de formation par an, un dans chaque thème; de cette
façon, chacun des grands thèmes est repris chaque
année, mais sous des angles différents. Cela permet
une certaine souplesse et une adaptation aux besoins locaux.
Voir aussi la mise
en œuvre pratique !

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