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Un
travail de froissartage délicat. Un assemblage original,
remarquable de beauté dépouillée.
Cette croix, très belle dans sa simplicité
une fois terminée, te donne l’occasion de mettre ton
talent au service de l’autel.
Cherche, comme il se doit pour une croix, le bois
le plus beau, soit par la couleur de son écorce, soit par
la teinte de ses veines une fois écorcé. Il est indispensable,
pour que soit réussi l’assemblage, que son diamètre
soit identique à l’endroit d’un croisement.
Une partie fera le montant, en deux morceaux :
pied et tête. Sur la tranche coupée bien d’équerre,
trace deux traits qui divisent le diamètre en trois parties
égales.
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Enlève à
la scie puis au ciseau la partie centrale sur une profondeur
égale à la moitié du diamètre. |
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Coupe les bords de cette
mortaise en enlevant quatre coins de façon à
lui donner un angle de 90°. |
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Le montant est terminé.
Fais de même pour la tête de la croix. |
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Pour la traverse, débite
comme pour le montant en traçant sur la tranche deux
traits divisant le diamètre en trois. Prolonge ces
traits le long de la traverse. Au milieu de sa longueur, fais
deux traits de scie croisés à 90°. |
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Tu fais de même de
l’autre côté. En faisant sauter au ciseau
ces quatre coins, tu obtiens la pièce de la figure
ci-contre. |
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Les trois pièces
doivent s’emboîter parfaitement. Deux petites
chevilles assez discrètes maintiendront fermement l’assemblage. |
Voilà un travail méticuleux que
tu as entrepris. Bravo si tu as réussi à la perfection,
sinon recommence ! C’est ainsi que l’on acquiert la
maîtrise d’une technique.

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