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1
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Ô saint Hubert, patron des grandes
chasses,
Toi quexaltait la fanfare au galop,
En poursuivant le gibier à la trace,
Tu le forçais sous lélan des chevaux.
Nous les derniers descendants de ta race,
Arrache nous aux plaisirs avilis ;
Emplis nos curs de jeunesse et daudace ;
Dans la forêt fais nous chasseurs hardis.
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2
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Sauve dabord, du bocage à
lArdenne,
Notre forêt, si chère aux vieux Gaulois,
Pour quà ses chants notre jeunesse apprennne
Les fiers secrets gardés par les grands bois.
Fais nos yeux prompts et fais nos lèvres claires,
Pour bien lancer, quand viendra le danger,
Le cri de chasse ou le dur cri de guerre :
Sus à la bête et courons la traquer !
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3
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Tu vis un jour, au fond du hallier sombre,
Où tes limiers se pressaient aux abois,
La croix du Christ que le grand cerf dans lombre
Couronnait par lauréole des bois.
Mystique appel qui conquit ta grande âme :
Tu dis aux cours un méprisant adieu ;
Montre à nos yeux cette divine flamme,
Et conduis-nous camper sur les hauts lieux.
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4
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Quand le Seigneur, la chasse terminée,
Appellera notre nom à son tour,
Épargne-nous les tristes mélopées,
Tu sonneras pour nous le « Point du jour ».
Au grand galop, pour célébrer ta gloire,
Nous bondirons en poussant lhallali !
Et nous ferons, au fracas des fanfares,
En ton honneur, trembler le Paradis.
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Avec laimable autorisation du
« Cercle Saint-Paul, des Cadets aux Routiers »
© Publié avec laimable autorisation des Presses dÎle-de-France
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