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1
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O Michel, ange des Routiers,
Pare nos curs de hardiesse,
Conduis-nous pour camper joyeux
Sur les sommets rayonnants de Dieu !
Guide-nous sur les durs sentiers
Et défends-nous de nos détresses !
O Michel, ange des Routiers,
Pare nos curs de hardiesse.
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2
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O Michel, ange chevalier,
Lave nos curs de nos rotures,
Fais-nous hommes loyaux et droits,
Bons aux petits, à tous courtois.
Pour servir fais-nous « être prêts »
Et garde-nous de tout parjure.
O, Michel, ange chevalier,
Lave nos curs de nos rotures.
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3
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O Michel, ange des guerriers,
Arme nos curs de sainte audace !
De ta main tu tranchas les cieux
Arrache-nous des camps peureux.
Dresse-nous, résolus et fiers,
Sangle nos corps dans les cuirasses.
O Michel, ange des guerriers,
Arme nos curs de sainte audace.
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Père Doncœur - Cantique
béarnais du 16e siècle
Avec laimable autorisation du
« Cercle Saint-Paul, des Cadets aux Routiers »
© Publié avec laimable autorisation des Presses dÎle-de-France
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À sainte Jehanne
Sur les routes où
nous chantons,
Fais-nous joyeux, ô fière Jeanne !
De ton rire insolent et frais
Tu fis pâlir les soudards anglais.
Tu aimas les joyeux garçons
Purs et hardis à tenir campagne ;
Sur les routes où nous chantons,
Fais-nous joyeux, ô fière Jeanne !
Sur les routes où
nous peinons,
Fais-nous plus durs, ô rude Jeanne !
Au grand trot de tes noirs coursiers
Tu entraînas princes et Routiers.
Sous leffort quand nos corps ploieront,
Garde nos cœurs de ces pleurs de femmes.
Sur les routes où nous peinons,
Fais-nous plus durs, ô rude Jeanne !
Sur les routes où
nous luttons
Fais-nous vainqueurs, ô forte Jeanne !
Dans leffroi des sanglants combats
Tu bondissais devant tes soldats.
Sur tes pas, quand nous nous battrons,
Nous saurons bien forcer les victoires.
Sur les routes où nous luttons
Fais-nous vainqueurs, ô forte Jeanne !
Sur les routes où
nous mourrons,
Emporte-nous, ô sainte Jeanne !
De la cendre de ton brasier
Tu tenvolas en plein ciel de mai.
De nos corps qui défailleront
Dun vif élan fais jaillir nos âmes.
Sur les routes où nous mourrons,
Emporte-nous, ô sainte Jeanne.
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